Actualités VIH

Texte publié le lundi 26 juillet 2010.

VIENNE 2010 : AFRIQUE : Le dilemme de la discordance - VIENNE 2010 : Sida et troisième âge : plus qu’un tabou - VIENNE 2010 : Canada : Le nouveau visage du sida - VIENNE 2010 : Quand débuter ? - VIENNE 2010 : À la chasse au « remède » contre le VIH - VIENNE 2010 : L’espoir des « contrôleurs » du VIH - VIENNE 2010 : Appel à la mobilisation - VIENNE 2010 : Les prisons, terrain fertile pour la pandémie de sida, surtout en Afrique - VIENNE 2010 : Bernard Hirschel : après les critiques, la consécration VIENNE 2010 : Sida : la conférence du chaud et du froid - VIENNE 2010 : Bilan de la 18ème conférence sur le sida : "Des choix politiques courageux vont devoir être faits." - VIENNE 2010 : La Conférence internationale sur le sida s’achève sur un engagement renouvelé pour promouvoir l’accès universel

Couple  [1]

VIENNE 2010 : AFRIQUE : Le dilemme de la discordance

lundi 26 juillet 2010

VIENNE, 22 juillet 2010 (PlusNews) - Les couples discordants, au sein desquels l’un des partenaires est séropositif et l’autre séronégatif, sont de plus en plus nombreux dans les pays africains affichant une forte prévalence, mais ils bénéficient souvent de peu de soutien pour les aider à gérer les éléments complexes que le virus ajoute à la relation amoureuse.

La recherche et la programmation… se sont largement [limitées] à l’aspect biomédical. Il y un vide d’information lorsque l’on se penche sur les aspects psychosociaux de la discordance VIH », a dit Kevin Moody, coordinateur international du Global network of people living with HIV (GNP+), lors de la Conférence internationale sur le sida à Vienne, en Autriche. Une étude menée en 2008 par le GNP+ parmi les couples discordants hétérosexuels et homosexuels en Afrique du Sud, en Tanzanie et en Ukraine, a révélé que ces couples étaient confrontés à une multitude de problèmes, depuis la question de l’annonce du statut jusqu’à la manière de vivre son intimité, en passant par la gestion de la discrimination. « Les personnes séropositives vivent plus longtemps, elles sont en meilleure santé et elles restent sexuellement actives », a dit Monique Tondoi, économiste sociale à Women fighting AIDS in Kenya (WOFAK), qui est mariée depuis 20 ans et vit avec le VIH depuis 16 ans. « Nous avons besoin de savoir quelles sont les options disponibles pour la prévention du VIH, si nous pouvons avoir des enfants… comment parler à nos familles du diagnostic. On ne veut pas infecter son partenaire, mais on veut toujours de l’intimité, l’amour qui vient avec les relations sexuelles, donc on a besoin de savoir comment on doit s’y prendre »… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org

VIENNE 2010 : Sida et troisième âge : plus qu’un tabou

Mathieu Perreault

Publié le 23 juillet 2010

Quand le sida se déclare chez un sexagénaire, les symptômes se mélangent souvent avec ceux de la vieillesse. Le patient est souvent gêné de faire part de sa vie sexuelle ou de son utilisation de drogues injectables à son médecin, et ce dernier n’associe pas ces comportements à des problèmes du troisième âge. Résultat : la maladie est diagnostiquée trop tard et les traitements fonctionnent moins bien.

« On se rend compte qu’il y a un problème de diagnostic chez les plus de 55 ans », explique Bertrand Lebouché, chercheur à l’Université Laval, qui a présenté hier ses travaux sur « l’épidémie invisible » de VIH chez les personnes âgées au congrès mondial sur le sida à Vienne. « Ils ne sont généralement pas visés par les programmes de prévention et passent dans les mailles du filet de détection dans les cliniques médicales. Une seule campagne de prévention a déjà visé les personnes âgées, au Royaume-Uni »… (suite de l’article)

Source : http://www.cyberpresse.ca

VIENNE 2010 : Canada : Le nouveau visage du sida

D’après un reportage de Michel Rochon

Mise à jour le vendredi 23 juillet 2010

Au Canada, le nombre de cas de personnes atteintes du sida est de retour au niveau de 1982, au moment où la maladie frappait de plein fouet la communauté homosexuelle. Mais cette fois-ci, les victimes sont beaucoup plus les utilisateurs de drogues intraveineuses, les nouveaux immigrants et les Autochtones.

De nouvelles données présentées à la Conférence internationale sur le sida, à Vienne, démontrent que cette maladie prend un nouveau visage au Canada. En 2008, 9 Canadiens sur 100 000 étaient diagnostiqués porteurs du VIH, une partie importante dans les communautés autochtones, trois fois plus de nouveaux cas que dans la population en général. Chez les immigrants provenant de pays où la maladie est endémique, c’est sept fois plus de nouveaux cas. Mais il n’en reste pas moins que 44 % des nouveaux cas au pays sont des hommes homosexuels… (suite de l’article)

Source : http://www.radio-canada.ca

VIENNE 2010 : Quand débuter ?

Un des sujets les plus discutés depuis un certain temps est l’initiation du traitement antirétroviral. Devons-nous débuter la thérapie rapidement ou pouvons-nous nous permettre d’attendre quelques mois ou même quelques années avant l’initiation du traitement ? Les présentes lignes directrices recommandent de débuter le traitement lorsque le compte des CD4 est à 350. Toutefois, plusieurs spécialistes orientent maintenant leur discours en faveur d’un début de traitement plus tôt, soit lorsque le compte des CD4 est à 500. Un panel de discussion regroupant des experts dont un médecin et un représentant de la communauté ont donné leurs opinions à ce sujet.

Débuter tôt :

En l’absence de traitement, la réplication du virus à long terme cause de l’inflammation et à un impact négatif sur le corps, les organes, les os, le cerveau, etc. La charge virale indétectable en présence de traitement peut réduire la transmission du virus et ainsi réduire le taux d’infection à l’échelle mondiale.

Retarder la thérapie :

La prise d’antirétroviraux cause des effets indésirables à court et à long terme. Une mauvaise adhésion au traitement peut causer des résistances au traitement. La prise d’antirétroviraux au quotidien n’est pas facile. Quoi qu’il en soit, les lignes directrices changent fréquemment et la décision d’initier un traitement antirétroviral doit se prendre avec le médecin tout en respectant la situation et le choix du patient.

Late breakers

Le dernier jour de la conférence est traditionnellement réservé pour les late-breakers (présentations de dernière minute) Ce sont des abrégés soumis un mois avant la conférence, mais dont le contenu est jugé suffisamment pertinent pour mériter leur présentation. Voici 3 importantes études présentées lors de cette session.

La névirapine (Viramune) est un Inhibiteur non-nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI) qui doit être pris deux fois par jour. Pour améliorer l’adhésion, une nouvelle formulation de la névirapine à libération lente et demandant une seule prise quotidienne à été étudiée dans l’étude VERxVE chez 1068 patients naïfs. Après 48 semaines, cette nouvelle formulation combinée au Truvada s’est avérée non-inférieur à la formulation deux fois par jour ce qui indique qu’une prise uniquotidienne de la névirapine pourra être une nouvelle option de traitement.

Une étude à comparé l’inhibiteur de CCR5 Maraviroc en combinaison avec l’atazanavir/r (bithérapie) au Truvada +atazanavir/r (trithérapie) chez 121 patients naïfs et ayant un tropisme favorable au CCR5. 80 % des patients dans le groupe du Maraviroc ont eu une charge virale indétectable après 24 semaines. Aucune résistance n’est apparue et il n’y a eu aucun changement de tropisme dans le groupe Maraviroc. Cette étude démontre encore une fois qu’une bithérapie pourrait être une option efficace dans le futur.

Les résultats des études ECHO et THRIVE en phase 3 ont démontré l’efficacité de la rilpivirine (INNTI) lorsqu’administrée avec le Truvada ou deux autres INTI en comparaison avec une combinaison contenant de l’efavirenz (Sustiva). La rilpivirine offre un meilleur profil lipidique et moins d’effets sur le système nerveux central que l’efavirenz. Une combinaison de la rilpivirine et du truvada est à venir, dans un seul comprimé, une fois par jour.

Source : http://www.pvsq.org/vienne.html

VIENNE 2010 : À la chasse au « remède » contre le VIH

Lundi 26 juillet 2010

VIENNE, 23 juillet 2010 (PlusNews) - Un essai prometteur sur un microbicide et la perspective encourageante de l’utilisation du traitement VIH comme méthode de prévention sont les progrès scientifiques qui ont fait les gros titres de la Conférence internationale sur le sida à Vienne, cependant les chercheurs travaillant sur un remède contre le VIH ont dit qu’ils avançaient aussi, lentement mais de manière significative, dans la recherche d’une solution permanente à l’épidémie.

Le principal thème des recherches actuelles est de voir comment trouver et s’attaquer aux « réservoirs » - cellules, organes et tissus du corps dans lesquels le virus pourrait demeurer de manière latente – pour finalement qu’ils redeviennent actifs. « Les cellules abritent le VIH pendant de longues périodes de temps, et il y a un grand nombre de types de cellules différentes qui se déplacent dans le corps ; ces réservoirs peuvent être situés dans n’importe quel endroit à portée des cellules », a dit Maureen Goodenow, professeur de pathologie de l’université de Floride. La recherche actuelle consiste à trouver un « remède fonctionnel », qui n’éliminerait pas le virus du corps mais qui permettrait au système immunitaire du patient de contrôler le virus sans nécessiter une thérapie à vie, en utilisant les médicaments antirétroviraux (ARV) sur une période de temps limitée pour cibler ces réservoirs. Au moins deux essais cliniques sont en cours en France pour tester ces produits. « Le traitement [VIH] peut réduire la charge virale dans le sang mais il ne peut pas l’éliminer ; il doit se prendre à vie et peut avoir de nombreux effets secondaires après une utilisation prolongée », a rappelé le professeur Françoise Barré-Sinoussi, lauréate du Prix Nobel de médecine pour son rôle dans la découverte du VIH. « Nous essayons de trouver un traitement qui soit plus efficace, qui engendre moins de complications et qui puisse être interrompu au bout d’un moment ; un [traitement] qui améliorerait la qualité de vie du patient », a-t-elle dit à IRIN/PlusNews.

Recherche sur les cellules souches

En termes de financements, la recherche d’un remède est le parent pauvre de la recherche sur la prévention du VIH. Le scepticisme concernant la possibilité de trouver un remède à un virus si complexe et l’absence de percées significatives dans ce domaine au cours des 30 dernières années ont rendu les bailleurs de fonds réticents à soutenir cette branche de la recherche… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org

VIENNE 2010 : L’espoir des « contrôleurs » du VIH

Publié le 24 juillet 2010

Mathieu Perreault

On les appelle les « contrôleurs » du VIH parce qu’ils n’ont pas le sida même s’ils sont infectés. Leur secret pourrait bien être la clé de la défaite finale de la maladie.

Cette semaine, au congrès mondial sur le sida à Vienne, les contrôleurs ont fait l’objet de dizaines de présentations. Depuis 2003, ils ont droit à leur propre conférence annuelle à Saint-Martin, dans les Antilles. « Nous nous intéressons aux individus qui ont moins de 200 copies de virus par millilitre de sang sans prendre d’antirétroviraux », explique Florencia Pereyra, virologue à l’Institut Ragon de Harvard, qui est l’une des principales responsables d’une étude internationale regroupant 1500 contrôleurs. « Normalement, les personnes malades ont de 10 000 à 50 000 copies par millilitre et parfois jusqu’à des millions. L’objectif des antirétroviraux est de ramener la quantité de virus à moins de 3000 copies par millilitre pour que le patient reste en santé, et même à moins de 2000 copies, pour que le risque de transmission dans des rapports hétérosexuels non protégés soit faible. »

La Dre Pereyra a publié l’an dernier une étude remarquée qui conclut qu’environ 1 personne infectée sur 200 a une charge virale indétectable avec les méthodes courantes, ce qui équivaut à moins de 40 copies par millilitre. « Nous avons utilisé une méthode qui permet de détecter une seule copie du virus, dit-elle. Ce sont des contrôleurs d’élite. Ils ont en moyenne deux copies par millilitre de sang et la majorité avait moins de 10 à 12 copies par millilitre. Nous allons étudier leur génétique pour comprendre ce qui les rend si résistants »… (suite de l’article)

Source : http://www.cyberpresse.ca

VIENNE 2010 : Appel à la mobilisation

Mise à jour le vendredi 23 juillet 2010

Au terme de la conférence sur le VIH/sida de Vienne, l’une des découvreuses du VIH a lancé un appel à la mobilisation.

La Française Françoise Barré-Sinoussi, co-Prix Nobel de médecine 2008, a estimé qu’il fallait se mobiliser pour que les politiciens tiennent leurs promesses. En entrevue à l’AFP, la chercheuse a dressé un bilan de la rencontre. Elle a affirmé que l’intégration du traitement dans la prévention était l’un des grands messages de cette conférence. Selon elle, il est clair qu’on ne peut plus parler de traitement uniquement, les deux étant maintenant inséparables. Elle a souligné l’arrivée de nouveaux outils qui pourront être associés pour réduire l’incidence de l’infection dans l’avenir. La Pre Barré-Sinoussi a souligné que certaines études présentées lors de la conférence représentaient des percées importantes, comme la démonstration de l’efficacité d’un gel microbicide. Sur une note moins positive, la scientifique a rappelé que l’accès universel au traitement ne sera pas réalisé en 2010, contrairement aux annonces faites… (suite de l’article)

Source : http://www.radio-canada.ca

VIENNE 2010 : Les prisons, terrain fertile pour la pandémie de sida, surtout en Afrique

De Sim Sim WISSGOTT (AFP)

23 juillet 2010

VIENNE — Les prisons dans de nombreux pays, en particulier en Afrique, constituent un terrain fertile pour la transmission du VIH ont averti des chercheurs à la Conférence mondiale sur le sida à Vienne, tout en insistant sur les nécessaires actions de prévention et de traitement.

Les cas de contamination au virus de l’immunodéficience humaine (VIH) sont bien plus importants parmi la population carcérale de 30 millions de détenus dans le monde que dans le reste de la population, a indiqué l’Office des Nations unies pour la lutte contre la drogue et le crime (ONUDC). Les relations sexuelles entre prisonniers, les injections de drogue et les tatouages en prison sont les principaux vecteurs de propagation de la maladie favorisés, de plus, par la surpopulation, la corruption et le manque d’accès à des préservatifs et aux traitements antisida, ont insisté les experts à Vienne. Katherine Todrys, qui a mené en Zambie une étude pour l’ONG Human Rights Watch (HRW) dans six prisons, a relevé que ce pays ne disposait même pas de programme de dépistage du sida pour les nouveaux détenus. "Il n’y a pas actuellement de bilan de santé, ou quelque chose du genre pour eux", a-t-elle indiqué. Dans les 86 prisons de Zambie, on ne dénombre que 14 assistants médicaux pour un total de 15.300 détenus. Les soins en général se limitent à la distribution de paracétamol, un anti-douleurs, selon elle. Les détenus qui sont cependant diagnostiqués séropositifs refusent les traitements "à cause des craintes pour la sécurité et les réactions des responsables non-médicaux et des co-détenus", selon l’étude de HRW… (suite de l’article)

Source : http://www.google.com

VIENNE 2010 : Bernard Hirschel : après les critiques, la consécration

Par Renaud Persiaux, Transversal (Sidaction), 22/07/10

Deux ans et demi après son pavé dans la mare sur le rôle préventif des traitements, c’était mercredi 21 juillet au matin, pour le Pr Bernard Hirschel, une véritable consécration. Il était invité à s’exprimer lors d’un des prestigieuses plénières de la conférence internationale, succédant à Bill Clinton et à Tony Fauci, le directeur du NIAIAD, pour une revue sur la question.

Qui l’aurait prédit, il y a un peu plus de deux ans et demi, lorsque que l’iconoclaste médecin suisse, avait lancé le Swiss Statement en déclarant que les personnes séropositives traitées ayant une charge virale n’étaient quasiment pas contaminantes ? À l’époque, même si l’assertion était assortie de réserves et s’adressait aux personnes hétérosexuels(es), observant(e)s, avec une charge virale indétectable depuis plus de 6 mois, et en l’absence d’infections sexuellement transmissibles, cela lui avait valu bien des reproches et des critiques. Pendant deux ans, son iconoclasme en a hérissé plus d’un. À Mexico en 2008, participant à un satellite non officiel précédant la cérémonie d’ouverture, il avait été violemment pris à parti. On lui reprochait alors de risquer un abandon massif du préservatif, et une augmentation des nouvelles contaminations, si l’on reconnaissait un effet préventif au traitement, ou encore que le critère de charge virale indétectable depuis plus de 6 mois n’avait jamais été démontré formellement par des publications scientifiques... À Paris en septembre 2009, invité à parler à la conférence Aids Vaccine, il semblait encore quelque peu isolé, lunaire, et avait encore été l’objet de commentaires véhéments, malgré l’accumulation des données en faveur de ses thèses. Depuis, à force de discussions internationales, après plusieurs avis concordants (celui du Conseil national du sida en 2009, le Rapport Lert-Pialoux), l’agitation est retombée et le traitement comme prévention s’est progressivement installé comme un outil de prévention combinée. À Vienne, en 2010, le Tasp tend à devenir TisP (Treatment is Prevention) et se retrouve au cœur des débats scientifiques. Poussant même à des réflexions plus globales entraînant un changement de paradigme. L’idée ? Il faut utiliser tous les moyens préventifs disponibles, pour s’adapter aux besoins des différentes populations, pour proposer des réponses diverses à la diversité des risques. En somme, plutôt que d’agir uniquement au niveau individuel (préservatif, modifications comportementales), il s’agit d’essayer de réduire le risque de transmission aussi au niveau collectif. Ce mercredi, le comité d’accueil réservé à Hirschel était tout autre. « C’est vraiment un pionnier », a chaleureusement déclaré Peter Piot, l’ancien directeur de l’Onusida… (suite de l’article)

Source : http://www.vih.org

VIENNE 2010 : Sida : la conférence du chaud et du froid

Yanick Villedieu

23 juillet 2010

Pour la 18e fois depuis 1985, la Conférence internationale sur le sidaa réuni ce qu’on appelle « la communauté mondiale du sida ». Cette communauté est, pour le moins, très diversifiée. Elle réunit des chercheurs, des médecins, des personnes porteuses du virus ou qui souffrent de la maladie, des activistes, des représentants d’associations qui luttent pour l’accès pour tous à la prévention et aux traitements, des militants des droits de l’homme...

Et pour la 18e fois, l’événement aura été un moment important pour la mobilisation humaine et scientifique contre cette maladie.

Pas que des mauvaises nouvelles

Pendant longtemps, ces conférences ont apporté un lot de mauvaises et parfois de très mauvaises nouvelles. Pendant les années 80 et au début des années 90, l’épidémie galopait, la science piétinait. Il a fallu attendre 1996 où a eu lieu la conférence de Vancouver pour qu’on annonce une bonne nouvelle (et quelle nouvelle !) : la mise au point d’un traitement qui sauvait des vies, la désormais fameuse trithérapie. En 2000, à Durban (Afrique du Sud), les activistes ont commencé à réclamer des médicaments pour tous, y compris pour les malades des pays pauvres. Peu de gens croyaient qu’ils pourraient avoir gain de cause. À Vienne, lundi, on a appris que 5,2 millions de malades reçoivent aujourd’hui ces médicaments. Il faudrait en traiter au moins 5 millions de plus, mais c’est déjà un énorme pas dans la bonne direction. Bonnes nouvelles aussi côté prévention. Le gel microbicide testé en Afrique du Sud n’est pas parfait, c’est vrai, et plusieurs personnes, dans les pays du Nord, ont réagi très négativement à cette annonce. Mais 39 % de protection, c’est mieux que 0 %. Et surtout, cet outil de prévention, pour imparfait qu’il soit, appartient entièrement aux femmes - et ça, c’est une première. Et côté traitement de l’infection, on n’a pas eu une bonne nouvelle à proprement parler. Mais certains scientifiques (et non les moindres, puisqu’en fait partie Françoise Barré-Sinoussi, Prix Nobel de médecine) commencent à dire qu’on peut peut-être travailler à la mise au point d’un médicament qui pourrait guérir l’infection ou, à tout le moins, offrir une rémission de longue durée aux personnes qui portent le VIH… (suite de l’article)

Source : http://www.radio-canada.ca

VIENNE 2010 : Bilan de la 18ème conférence sur le sida : "Des choix politiques courageux vont devoir être faits."

Alain Miguet pour Sida Info Service

23/07/2010

Que retenir de cette 18ème Conférence internationale sur le sida qui se termine ce vendredi 23 juillet après 6 jours de travaux ? En premier lieu des chiffres encourageants. 5 millions de personnes sont sous traitement et les nouvelles infections sont globalement en baisse de 17 %. Mais l’épidémie comporte toujours une face dramatique. La situation reste alarmante chez les gays, les travailleurs du sexe et les usagers de drogue. En Europe de l’Est, "on voit une augmentation de 57 % des nouvelles infections, due essentiellement à l’absence de services adéquats pour les personnes qui se droguent" souligne Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida. L’absence de droits, les discriminations et la criminalisation entravent les possibilités de faire reculer l’épidémie au sein de ces groupes. Comment, en effet, un usager de drogue, ou un MSM (men who have sex with men), pourrait-il se rendre dans un centre de santé au risque de se faire ficher, stigmatiser, arrêter, emprisonner. Le slogan de la conférence "Rights here, Right now" (Les droits, ici et maintenant !) est bien au coeur de la problématique sida pour les années à venir.

À AIDS 2010, il a été aussi beaucoup question d’argent. Michel Sidibé, encore lui, note en 2010 une baisse de 100 millions de dollars de promesses de dons. Comment l’ONUSIDA et le Fonds mondial de lutte contre le sida, dirigé par le Français Michel Kazatchkine vont-ils pouvoir financer les programmes de mise sous traitement, qui concernent des millions de séropositifs ? D’autant plus que les antirétroviraux, de plus en plus efficaces, semblent jouer un rôle déterminant dans le contrôle voire le recul de l’épidémie. Des choix politiques courageux vont devoir être faits… (suite de l’article)

Source : http://www.sida-info-service.org

VIENNE 2010 : La Conférence internationale sur le sida s’achève sur un engagement renouvelé pour promouvoir l’accès universel

23 juillet 2010

La XVIIIème Conférence internationale sur le sida à Vienne s’est terminée aujourd’hui après une semaine de dialogue intense auquel ont pris part quelque 19 300 personnes de 193 pays impliquées dans la riposte mondiale au sida.

Les délégués et les organisateurs quittent Vienne – à l’issue de la conférence qui s’y était ouverte le 18 juillet sur le thème Rights Here, Right Now (Des droits ici et maintenant) – après avoir renouvelé leur engagement pour promouvoir l’accès universel à la prévention, aux soins, au traitement et à l’appui en matière de VIH. « Des milliards de personnes affichent leur solidarité avec nous en faveur de l’accès universel. Nous devons les rallier à l’initiative de révolution de la prévention et de Traitement 2.0 de Michel Sidibé et de l’ONUSIDA pour nous assurer que les dirigeants mondiaux resteront fidèles à leur promesse de réalisation de l’accès universel », a déclaré le docteur Julio Montaner, Président d’AIDS 2010, Président de la Société internationale du SIDA (IAS) et Directeur du Centre d’excellence de la Colombie-britannique pour le VIH/sida de Vancouver au Canada. La conférence a donné l’occasion de renouveler l’engagement en faveur de la prévention du VIH. Le Traitement 2.0 donne un aperçu des efforts déployés pour combiner traitement et prévention du VIH afin de garantir une riposte au sida cohérente qui maximalise l’utilisation des ressources. Des progrès tangibles ont été constatés en matière de recherche sur le VIH et de généralisation des programmes ; toutefois, il est urgent pour la riposte au sida de mobiliser des ressources supplémentaires, de protéger les droits de l’homme et d’élargir le recours à des stratégies de prévention scientifiquement fondées… (suite de l’article)

Source : http://www.unaids.org

[1] Wikimedia Commons User =Mefusbren69 Author=Ernst Ludwig Kirchner (1880 - 1938) Two heads looking at each other (Hembusses)- woodcut - 36,6 x 49,2 cm - Kirchner Museum Davos



Nouveautés sur le Web


Nouveautés sur le Web