JOURNÉE DES FEMMES : France : Ne me protège pas, je m’en charge : Le préservatif féminin, un droit pour toutes - 8 MARS : Journée internationale des droits de la femme - JOURNÉE DES FEMMES : Protection des mères et des enfants contre le VIH pour le 8 mars 2010, par Carla Bruni-Sarkozy - ZIMBABWE : Isolées et insultées, les femmes doublement victimes du sida - TANZANIE : Fusionner planification familiale et services VIH - RECHERCHE : Une nouvelle planque du VIH découverte dans la moelle osseuse - FRANCE : VIH : Médecins du monde veut étendre son dispositif de dépistage rapide - AIDS HEALTHCARE FOUNDATION : VIH : 4,2 millions de dépistages dans les pays en développement - SÉNÉGAL : Kolda : séance de dépistage volontaire du VIH/SIDA chez des collégiens - AFRIQUE : Onusida : Les téléphones portables mobilisés pour lutter contre le sida - FRANCE : Pharmacies : va-t-il falloir payer les conseils ?

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8 mars 2010
En écho au slogan féministe des années 70 « Ne me libère pas, je m’en charge ! », les militantes de AIDES dénoncent l’accès trop limité au préservatif féminin. Ce moyen de prévention efficace mais inexploité depuis plus de 10 ans aurait dû permettre à de nombreuses femmes d’éviter d’être touchées par une Infection sexuellement transmissible (IST) dont le VIH ! Néanmoins, les efforts accomplis pour démocratiser et universaliser l’accès à cet outil de prévention restent très insuffisants. Doit-on laisser se poursuivre des contaminations qui pourraient être évitées ? Ne rien faire pour élargir l’accès au préservatif féminin est une violation du droit à la santé des femmes.
Trop méconnu, il est absent des messages de prévention diffusés par l’Etat.
Trop peu répandu dans le circuit commercial, il est quasi introuvable en pharmacie et absent des grandes surfaces.
Trop cher, de 2 à 3 euros l’unité, quelle femme peut aujourd’hui à ce prix être libre de se protéger comme elle le souhaite ? L’accès à la prévention ne doit être conditionné à aucune contrainte économique !
Pas d’innovation ni de diversité : comme le préservatif masculin, il faut inventer de nouveaux modèles et proposer plus de choix !... (suite de l’article)
Source : http://www.aides.org
8 MARS : Journée internationale des droits de la femme
Rédigé le 8 mars 2010
Grande cause 2010 : Lutte contre la violence faites aux femmes
Aujourd’hui, lundi 8 mars 2010, est célébrée la Journée internationale de la femme, avec comme intitulé cette année « Égalité des droits, égalité des chances : progrès pour tous ». Résoudre le problème de l’égalité des droits des femmes est en effet primordial pour progresser dans la lutte contre la pauvreté, la faim, la maladie et tout particulièrement pour limiter la propagation de l’infection à VIH/sida.
Historique
La première Journée internationale de la femme a été créée le 8 mars 1910. Dans beaucoup de pays, c’est un jour de fête nationale. L’idée d’une journée internationale de la femme est née au tournant des XIXe et XXe siècles, période d’expansion et d’effervescence dans le monde industrialisé et de croissance démographique explosive.
L’égalité des sexes a été reconnue par les États Membres des Nations Unies (ONU) comme un facteur essentiel pour la réalisation des priorités en matière de paix et de sécurité, des droits de l′homme et du développement, y compris les Objectifs du Millénaire pour le développement. Au cours des dernières décennies, des accords atteints lors d′importantes conférences et réunions de l′ONU, telles que la Plateforme d′Action de Beijing, le Consensus de Monterrey et le Document Final du Sommet Mondial 2005, ont poussé les organisations internationales et régionales à fournir des ressources suffisantes à des programmes soutenant l′autonomisation des femmes comme une priorité pour le développement économique.
Le constat aujourd’hui
Aujourd’hui, le constat est loin d’être satisfaisant et il apparaît que la situation des femmes dans le monde demeure difficile en raison notamment des discriminations persistantes et des violences spécifiques à leur égard. Les violations généralisées des droits des femmes contredisent gravement l’universalité des droits de l’Homme et les objectifs du Millénaire pour le développement.
En France, on peut saluer l’adoption par l’assemblée nationale de la proposition de loi renforçant la protection des victimes et la prévention ainsi que la répression des violences faites aux femmes. Ces deux dernières années, 675 000 cas de maltraitance à l’égard des femmes ont été constatés. Le texte de loi introduit un nouveau délit, à savoir les violences psychologiques au sein du couple. Cette nouvelle disposition vise à mieux prendre en compte les situations au sein du couple qui ne se traduisent pas forcément par des violences physiques mais qui peuvent cependant avoir des conséquences graves pour les victimes. Il s’agit d’agissements ou de paroles répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de vie de la victime, susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité ou d’entraîner une altération de sa santé physique ou morale. Les peines prévues sont de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 euro d’amendes… (suite de l’article)
Source : http://femmesida.veille.inist.fr
Carla Bruni-Sarkozy, ambassadrice mondiale du Fonds mondial de lutte contre le sida
LEMONDE.FR, 08.03.10
À peine plus de cent ans après la première journée des femmes de 1909, le monde a de nombreuses raisons de se réjouir. Pourtant, cet hommage à l’émancipation sociale, politique et économique des femmes a peu de sens pour la plupart des femmes qui, à travers le monde, se battent pour obtenir le droit fondamental à l’éducation, pour accéder aux soins et avoir le minimum de maîtrise sur leur propre vie. Je suis bouleversée par les difficultés qu’elles doivent affronter et qui sont inconcevables pour nous qui avons le privilège de vivre dans un pays comme la France. Cette journée doit être l’occasion pour nous de rappeler que nous ne pouvons pas nous permettre de nous concentrer uniquement sur nos propres problèmes.
La majorité des femmes des pays en développement font face à de terribles difficultés. Chaque année, cinq cent soixante mille femmes continuent de mourir pendant un accouchement, alors que cet événement devrait compter parmi les plus heureux de la vie. Et le sida est la première cause de mortalité des femmes en âge de procréer. Il ne s’agit pas seulement d’une question de santé, mais également d’une question de pouvoir. Des personnes sont infectées par le VIH lorsqu’elles n’ont pas le pouvoir de se protéger. C’est notamment le cas des femmes qui n’ont pas de pouvoir de décision sur leur vie sexuelle, et des enfants qui risquent d’être infectés à leur naissance et sont par conséquent complètement démunis. Nous avons beaucoup à faire pour redresser ces déséquilibres et le point positif est que les changements nécessaires peuvent se produire rapidement. J’ai eu l’occasion de le constater en m’intéressant particulièrement à la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, au cours de l’année qui vient de s’écouler. En Afrique de l’Ouest, j’ai vu de minuscules structures sanitaires fournir des traitements contre le VIH, améliorant ainsi rapidement les chances pour les femmes de cette région de prendre soin d’elles-mêmes afin de pouvoir aimer et protéger leurs enfants, et ce type de changement commence à avoir lieu partout… (suite de l’article)
Source : http://www.lemonde.fr
ZIMBABWE : Isolées et insultées, les femmes doublement victimes du sida
AFP 07 mars 2010
HARARE - Cecilia Chinhamo a découvert qu’elle était séropositive il y a six ans. Depuis, elle endure les insultes de son mari qui refuse de faire un test dans un pays où plus de la moitié des 1,6 million de Zimbabwéens touchés par le sida sont des femmes."Mon mari me crie dessus et me traite de cadavre ambulant", s’attriste cette vendeuse de légumes. "Je ne fais que pleurer quand il me dit ça. Qu’est-ce que je peux faire d’autre ?", se lamente-t-elle. Comme de nombreuses autres femmes, Cecilia se bat pour que son mari connaisse son statut sérologique et utilise un préservatif. Elle craint pour l’avenir de sa fille de quatre ans. "Le problème de mon mari, c’est qu’il croit être en forme. Il refuse de faire un test et se dit séronégatif. Parfois, il est d’accord pour mettre un préservatif", s’attriste la jeune trentenaire.
Confrontées au rejet de leurs proches, les Zimbabwéennes se voient peu encouragées à révéler leur maladie dans un pays où le taux de prévalence, en baisse depuis 1999, atteignait l’an dernier 13,7%. La Coalition internationale de la préparation au traitement (ITPC), réunissant des milliers de personnes infectées, a constaté dans son étude menée en Argentine, au Cambodge, en Moldavie, au Maroc, en Ouganda et au Zimbabwe que les femmes qui révélaient leur maladie étaient très souvent "bannies de leur communauté". "Dans certains cas, une femme qui ne va pas allaiter à cause de sa séropositivité sera traitée de sorcière par sa belle-famille qui ne comprend pas les problèmes de transmission du virus de la mère à l’enfant", renchérit Carol Mubaira d’ITPC au Zimbabwe. Les femmes et les jeunes filles connaissent également de grandes difficultés à refuser des rapports sexuels et imposer l’usage du préservatif, note le plan 2010 de lutte contre le sida au Zimbabwe. Selon ce texte, "la pauvreté croissante pousse certaines femmes à négocier leurs charmes alors que les hommes ont le droit d’avoir plusieurs partenaires".
Dans ce pays d’Afrique australe où 85 à 90% de la population est au chômage après dix ans de marasme économique, chacun tente de s’en sortir. Cecilia Chinhamo, elle, vend des légumes à Chitungwiza, une banlieue de Harare, mais dépend surtout de l’aide financière de sa soeur, employée de banque en Afrique du Sud. Cecilia est une des rares Zimbabwéennes à pouvoir se soigner dans le cadre d’un programme gouvernemental qui ne touche que 180.000 personnes. Faute de financement, les antirétroviraux (ARV) font cruellement défaut dans ce pays où 600.000 des 12 millions d’habitants ont besoin de ces précieux médicaments, selon des experts. "À la fin de l’année, nous espérons que 300.000 personnes bénéficieront des antirétroviraux", souligne le ministre de la Santé Henry Madzorera. "Nous discutons avec certaines organisations pour mettre fin à la pénurie d’ARV mais cela prendra sans doute du temps", prédit-il.
Source : http://www.romandie.com
TANZANIE : Fusionner planification familiale et services VIH
8 mars 2010
DAR ES SALAAM, 5 mars 2010 (PlusNews) - En Tanzanie, un projet intègre planification familiale et services VIH, grâce à des travailleurs de santé communautaires qui apprennent à des couples séropositifs comment éviter les grossesses non désirées, et comment empêcher que leurs futurs enfants soient infectés par le VIH.
« Je leur parle et ils me disent qu’ils ont peur », a dit à IRIN/PlusNews Margaret Mapunda, travailleuse de santé communautaire qualifiée, à Dar es Salaam, la capitale économique de la Tanzanie. « Certains veulent [des enfants] mais ne savent pas quoi faire, alors ils conçoivent et vont chez des accoucheurs traditionnels pour la naissance. « Beaucoup prennent des antirétroviraux et ne savent même pas quels contraceptifs sont bons ou mauvais », a-t-elle ajouté. « Ils ne posent pas la question, à cause de la stigmatisation. Certains disent qu’on les traite mal dans les établissements de santé. » Depuis 2008, plus de 3 000 couples ont reçu des services de planification familiale à domicile dans les régions de Dar es Salaam, d’Arusha et du Kilimandjaro, dans le cadre du projet Tutunzane – qui signifie « Soignons-nous les uns les autres » en swahili – mené par Pathfinder International, une ONG (organisation non gouvernementale) de santé reproductive… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
RECHERCHE : Une nouvelle planque du VIH découverte dans la moelle osseuse
NOUVELOBS.COM, 08.03.2010
C.D. Sciences-et-Avenir.com
Un nouveau réservoir du virus du sida a été découvert, chez des patients traités, dans les cellules souches de la moelle osseuse qui donnent naissance aux globules blancs.
Les campagnes de prévention contre le sida le rappellent régulièrement : les thérapies contre le VIH ne permettent pas de guérir du sida. Ce virus a en effet la capacité de se cacher dans des réservoirs où il reste à l’état latent. Planqué dans des cellules, il ne se divise pas pour ne pas se faire repérer par le système immunitaire mais en cas d’arrêt des traitements il peut reprendre ses attaques. La charge virale rebondit alors chez le patient, bien que le virus soit devenu indétectable dans son sang. Une équipe de l’Université du Michigan (États-Unis) a découvert un nouveau réservoir du virus de l’immunodéficience humaine : il se cache dans des cellules de la moelle osseuse qui donnent naissance aux cellules du système immunitaire. Il s’agit des cellules hématopoïétiques dites « progéniteurs », qui se divisent ensuite pour donner les globules blancs (ou lymphocytes)… (suite de l’article)
Source : http://tempsreel.nouvelobs.com
FRANCE : VIH : Médecins du monde veut étendre son dispositif de dépistage rapide
Info rédaction, publiée le 08 mars 2010
France - Pour les experts, les tests sanguins de dépistage rapide du VIH (TDR) doivent être plus accessibles aux populations les plus exposées et mieux répondre aux situations d’urgence. Les TDR permettent de savoir rapidement (environ trente minutes) si l’on est infecté par le virus du sida grâce à l’analyse d’une goutte de sang prélevée sur le bout du doigt.
Ces tests sont depuis des années disponibles dans les laboratoires et les centres de dépistage, mais leur utilisation doit entrer dans le cadre d’une recherche biomédicale. Pour le Conseil national du sida (CNS), les associations de lutte contre le VIH et les groupes d’experts, les TDR ne sont pas encore assez facile d’accès. Ils pourraient pourtant permettre aux populations les plus exposées, ainsi qu’aux personnes qui ne se rendent pas dans les centres de dépistage, de pouvoir faire le point rapidement sur leur état de santé. Ces tests rapides contribueraient à limiter l’épidémie de VIH dans un pays comme la France où 36.000 personnes ne savent pas qu’elles sont infectées par le VIH… (suite de l’article)
Source : http://www.maxisciences.com
AIDS HEALTHCARE FOUNDATION : VIH : 4,2 millions de dépistages dans les pays en développement
Mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 8 mars 2010
Voluntary Counseling and Testing
La Campagne de la fondation AIDS Healthcare Foundation (AHF), « Dépister des Millions » de personnes au VIH, a bien effectué des tests de dépistage auprès de 4,2 millions de personnes. 110.106 personnes se sont révélées séropositives, pour un taux global de séropositivité de 2,58%. Un mode de dépistage, « VCT (Voluntary Counseling and Testing) » ou conseil et dépistage volontaires qui se veut faire « preuve d’audace et d’esprit ouvert » et rester prêt à adopter de nouveaux tests et de nouvelles stratégies de sensibilisation. Des résultats qui dépassent largement les 1,5 million de tests de dépistage effectués l’année dernière et contribuent à faire évolué les modèles « rationalisés » de dépistage et conseil.
Une campagne de dépistage du VIH qui a largement dépassé son objectif en identifiant plus de 110.106 personnes séropositives dans 23 pays à travers le monde et grâce à 170 organisations partenaires. Durant 6 semaines, AHF a ainsi contribué à briser les mythes et les préjugés concernant l’utilisation croissante des modèles rationalisés de dépistage et de conseil VIH : C’est en effet, une mobilisation massive de groupes ciblés et de populations qui ont pu ainsi bénéficier gratuitement de dépistage et de conseil sur le VIH.
Un nouveau modèle de dépistage pour une mobilisation de masse : « Nous devons toujours effectuer ces activités de dépistage d’une manière respectueuse, éthique, professionnelle et amicale ; Ce sont les facteurs essentiels de succès lors de l’application du modèle de dépistage d’AHF » a déclaré Michael Weinstein, président de la fondation AIDS Healthcare Foundation. « Les résultats de cette campagne montrent ce qu’on est capable de faire en adoptant des nouveaux modèles de dépistage du VIH ainsi que les efforts de mobilisation de masse. Avec ces millions de vies en jeu, nous avons besoin de mieux éduquer et inciter les gens à se faire dépister. En tant que responsables de la santé publique, nous devons aussi faire preuve d’audace et d’esprit ouvert et être prêts à adopter de nouveaux tests et des stratégies de sensibilisation afin de sauver autant de vies que possible "… (suite de l’article)
Source : http://www.santelog.com
SÉNÉGAL : Kolda : séance de dépistage volontaire du VIH/SIDA chez des collégiens
MG/ADC
06/03/2010
Kolda, 6 mars (APS) - Les élèves du collège d’enseignement moyen CEM II de Kolda (sud), le centre conseil ado et le centre hospitalier régional de Kolda ont organisé samedi une séance de dépistage volontaire du VIH/SIDA, dans l’enceinte de l’établissement scolaire, a constaté le correspondant de l’APS.
Au cours de la séance, les élèves ont saisi l’occasion pour sensibiliser leurs camarades sur la pandémie du Sida, réussissant à faire dépister plus de 100 pensionnaires du collège. Des élèves d’autres établissements sont venus prendre part aux activités du foyer socioéducatif du CEM II. Le chef du service régional du centre ado, Babacar Sy, s’est félicité de la ’’forte mobilisation’’ des élèves qui, selon lui, prennent conscience du danger lié au Sida. M. Sy a insisté sur la sensibilisation, l’abstinence ou, à défaut, l’usage du préservatif pour éviter la maladie. À Kolda, le taux de prévalence est à près de 7 % chez les jeunes.
Source : http://www.aps.sn
AFRIQUE : Onusida : Les téléphones portables mobilisés pour lutter contre le sida
AFP
08 mars 2010
LAGOS - Les téléphones portables, omniprésents en Afrique, pourraient être l’arme ultime pour combattre le sida sur un continent souffrant de centres de soins mal équipés et d’infrastructures souvent délabrées, estime le directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sidibé.
Malgré la quantité de moyens qui y ont été déversés au fil des ans, l’Afrique sub-saharienne, demeure la zone la plus touchée par la maladie, avec 67% des personnes infectées par le virus dans le monde, indique-t-il dans une interview à l’AFP lors d’un récent déplacement au Nigeria.
M. Sidibé, un Malien, est directeur du Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) à Genève depuis décembre 2008. "Vous pouvez évoquer différentes politiques, construire des locaux, mais vous ne pouvez lutter contre cette pandémie avec les seules approches habituelles", relève M. Sidibé. "Vous devez d’abord envisager une démarche locale, qui s’appuie sur des outils non conventionnels", explique-t-il. Il était temps que l’Afrique, chargée de tant de problèmes économiques, politiques et sociaux, revienne à des problèmes plus concrets, pense-t-il. Avec une formation appropriée et outillée de téléphones portables, les villageois ou les communautés de quartiers pourraient devenir des acteurs du système de santé. "Je ne pense pas que tous nos pays d’Afrique auront la possibilité d’attendre d’avoir assez de professionnels, de toutes façons, il n’y en aura pas assez (...) mais il est temps de renforcer notre capacité à utiliser la technologie moderne différemment", estime Michel Sidibé.
Un grand opérateur de téléphonie mobile met ainsi en route un plan d’appels gratuits reliés à des spécialistes de santé qui pourront donner des conseils. "C’est une formidable initiative. Elle a l’avantage que l’on ne soit pas obligé de se déplacer vers un centre où on peut être stigmatisé. Vous avez une communication gratuite et une qualité de conseils qui peut vous aider à prendre une décision". Michel Sidibé note que l’Afrique, un continent où le nombre de téléphones portables est l’un des plus élevé au monde, pourrait tirer partie des nouvelles technologies numériques pour être plus en contact avec les gens en matière de santé. "Nous devons commencer à le mettre en place en Afrique, rappelons-nous que le nombre de téléphones portables y est plus élevé qu’en Amérique du Nord", relève-t-il. Le Nigeria compte plus de 70 millions de détenteurs de portables, soit un habitant sur deux. Un projet est déjà mis en route dans deux Etats nigérians, ceux de Kaduna, dans le nord et d’Ondo dans le sud-ouest, où les personnels locaux de santé, qui ont parfois à peine suivi l’école jusqu’au secondaire, ont été formés à identifier les symptômes de maladies bénignes. Ils parcourent les villages, examinent les patients et appellent depuis leur portable les personnels médicaux d’un centre de référence pour obtenir un diagnostic et des prescriptions. "Les personnels locaux de santé se déplacent avec un portable connecté au personnel de l’hôpital de référence qui, en fonction de leurs observations, leur indique des médicaments. Avec ce moyen, on touche plus de monde et surtout les plus pauvres", ajoute-t-il.
Malgré les mesures de prévention, qui ont empêché 400.000 nouvelles infections ces huit dernières années, l’Afrique sub-saharienne comptait en 2008 22,4 millions de personnes vivant avec le VIH, selon Onusida. Environ trois millions de Nigérians, un peu moins de 5% de la population du pays le plus peuplé d’Afrique, vit avec le virus du sida. M. Sidibé s’est rendu au Nigeria et en Afrique du Sud car, dit-il, ces deux géants économiques, totalisent plus de 50% des cas d’infection HIV en Afrique.
Source : http://www.romandie.com
FRANCE : Pharmacies : va-t-il falloir payer les conseils ?
Par jfl-seronet
Posté le 08 mars 2010
Les pharmaciens comptent-ils faire payer leurs conseils à leurs "clients" ? Oui, affirme un article sur Rue 89 (22 février) qui avance que des pharmaciens travaillent à l’organisation "d’un suivi médical payant.
Selon Rue 89, ce serait notamment le cas du groupement de pharmaciens Giphar (il s’agit d’une sorte de coopérative qui existe depuis 35 ans, le plus important groupement indépendant de pharmaciens indépendants) qui indique dans une récente campagne qu’il souhaite s’engager dans le "suivi auprès des patients", mais contre rémunérations. Cette campagne défend le principe qu’il serait possible pour la personne malade de "surveiller son capital santé" chez son pharmacien. "Plus besoin de se rendre systématiquement chez son médecin traitant pour cela. Giphar semble concrétiser certaines propositions du Rapport Rioli, rendu en juillet 2009 à Roselyne Bachelot. Dans ce document, il était suggéré que les pharmaciens puissent développer le volume des actes de suivi des patients chroniques, atteints par exemple d’asthme ou de diabète", explique Rue 89. Une des conséquences serait "la modification de la rémunération des pharmaciens (…) Alors qu’ils tirent actuellement la totalité de leurs recettes de la vente des médicaments, ils pourraient faire payer ce suivi médical, ainsi que leurs conseils. Cette nouvelle piste de ressources s’expliquerait, selon le site d’information, par des marges moindres sur les médicaments notamment du fiat du développement des médicaments génériques. Certains pharmaciens envisagent donc de mettre en place "des programmes de prévention et de dépistage" qui pourraient d’ailleurs permettre de "repérer des patients qui ne passent pas forcément par la case médecin."
Source : http://www.seronet.info


