KENYA : Le partage de sang, un pari risqué pour les consommateurs de drogues - CHILI : Sida : le travail pour briser les tabous - SÉNÉGAL : VIH/Sida : les travailleuses du sexe invitées à fréquenter les cliniques mobiles de Enda - PATHOLOGIE : Focus sur la prise en charge des infections opportunistes au cours de l’infection à VIH/sida - CANADA : Lait maternel : la vente en ligne continue malgré les inquiétudes de Santé Canada - MAROC : VIH-Sida : La 5e Conférence francophone à Casablanca - MALAWI : Tour de vis contre les gays - SUISSE : Nouveauté : le préservatif pour adolescents est en vente - SÉNÉGAL : omerta pour les femmes d’émigrés - INTERNET : Lancement d’un site sur la santé sexuelle à destination des gays

[1]
KENYA : Le partage de sang, un pari risqué pour les consommateurs de drogues
MOMBASA, 26 février 2010 (PlusNews) - Amina* et Rajab*, dans la mi-vingtaine, passent la majeure partie de leurs journées à se défoncer à l’héroïne. Lorsqu’elle n’a plus d’argent, Amina s’injecte le sang de Rajab juste après qu’il s’est piqué pour obtenir une dose indirectement.
« C’est Rajab qui a d’abord eu l’idée de m’injecter son sang lorsque nous sommes à court de drogue et d’argent pour en acheter [d’autre] », a-t-elle dit à IRIN/PlusNews depuis sa maison, à Majengo, un quartier à faible revenu de la ville côtière de Mombasa, au Kenya. « Je voulais seulement ressentir ce que Rajab ressentait. Je prélevais son sang en utilisant une seringue, puis je me l’injectais. Ça me permettait de me défoncer moi aussi ». Selon des responsables du gouvernement et des ONG à Mombasa, la pratique du partage de sang, communément appelé « flash blood », est de plus en plus courante dans cette ville. Amina et Rajab ont tout deux été diagnostiqués séropositifs et sont sous thérapie antirétrovirale, une thérapie qui permet de prolonger la vie. Malgré le risque de réinfection, ils continuent de consommer de l’héroïne et de partager leur sang. Selon le dernier plan stratégique national de lutte contre le VIH/SIDA (KNASP), la consommation de drogues injectables est responsable de près du tiers des nouvelles infections au VIH dans la province de la Côte, et de 3,8 pour cent des nouvelles infections à l’échelle national.
Risque élevé
La technique du partage de sang aurait d’abord été utilisée en 2005 chez les travailleuses du sexe qui s’injectaient de l’héroïne à Dar es Salaam, la capitale commerciale de la Tanzanie, dans l’est de l’Afrique. « Il s’agit d’un nouveau phénomène qui représente, dans un sens, une variante encore plus dangereuse du partage de seringues, car le risque de transmission du VIH est encore plus élevé », a écrit, en 2005, Sheryl McCurdy, de l’université du Texas, dans une lettre adressée au British Medical Journal. « Si le premier consommateur est porteur du VIH ou de l’hépatite C, la quantité de virus transmise directement dans le sang du second consommateur peut être assez importante ». D’après une étude réalisée en 2009 par l’ONG Darat HIV/AIDS International Agency sur plus de 100 consommateurs de narcotiques de Mombasa - des consommateurs de drogues injectables, pour la plupart -, la technique du partage de sang serait une cause probable des taux élevés de VIH et d’hépatite C – 50 pour cent et 70 pour cent, respectivement – qui ont été observés chez les participants. Tous ceux qui ont été diagnostiqués séropositifs étaient des consommateurs de drogues injectables. Selon le KNASP, la consommation de drogues injectables augmente à Mombasa. Une étude réalisée en 2007 estimait à 12 200 le nombre de consommateurs d’héroïne [dans l’ensemble du Kenya] : 5 680 dans la province de Nairobi et 6 520 dans la province de la Côte. Environ 10 pour cent d’entre eux étaient des consommateurs de drogues injectables. Aucun ne bénéficiait de services de prévention du VIH ou de traitement de la toxicomanie… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
CHILI : Sida : le travail pour briser les tabous
Rédaction Julie Pacorel et Jean-Baptiste Mouttet
27/02/2010
Ils sont Indiens et porteurs du virus du sida. Doublement rejetés par la société, ils ont fondé un groupement d’artisans pour redonner sens à leur vie, sur l’ile de Chiloé, au sud du Chili.
Willy Morales Madariaga, 35 ans, ne se cache plus. Dans son fauteuil roulant, cet Indien au regard bleu troublant “n’attend plus la mort”. Derrière son stand de lainages et produits naturels, il attend le client, en ce jour de pluie, dans la grande foire artisanale de Castro, sur l’île de Chiloé, le front orné de la “croix du Sud”, le symbole des Indiens Huilliche. Il a fondé en 2000 Kelwo Chiloé, une Organisation économique Populaire (OEP), forme d’entreprise coopérative particulière au Chili. Comme les 25 autres artisans de son OEP, Willy Morales vit avec le sida. Il se sait porteur du virus depuis vingt ans, mais aujourd’hui il a retrouvé une raison de vivre, de “marcher la tête haute”, grâce à l’artisanat. “Je suis vivant, donc j’ai besoin de travailler”, se justifie-t-il.
"La nécessité de préserver l’identité indienne"
Au sein de Kelwo, chacun produit seul ses piments, confitures, bonnets ou gants de laine... La plupart du temps chacun chez soi, mais ils se retrouvent régulièrement pour travailler ensemble, l’occasion de partager ses angoisses, ses joies et son savoir-faire. Au moment de la vente, un seul stand pour tous : celui demandé au nom de l’OEP dans les différentes foires et manifestations de l’île. Les membres se relaient pour cette étape, et chacun touche les bénéfices de ses propres produits. Outre la fierté de travailler, la vente de produits régionaux typiques comme le Marken Ahumado (une épice), leur apporte la reconnaissance. Ana Maria Torres, qui tient le stand de l’OEP ce jour-là à Castro, est consciente de “la nécessité de préserver l’identité indienne.” Sur sa table de vente, le logo de l’association est affiché, le terme “VIH” bien en exergue : “C’est important que l’on sache qui on est, que le sida ne soit plus un tabou”… (suite de l’article)
Source : http://www.youphil.com
SÉNÉGAL : VIH/Sida : les travailleuses du sexe invitées à fréquenter les cliniques mobiles de Enda
28/02/2010
Dakar, 28 fév (APS) – Des travailleuses du sexe (TS) opérant clandestinement sont invitées par Enda Santé, à fréquenter les cliniques mobiles mises à leur disposition pour bénéficier d’une prise en charge gratuite en toute confidentialité, dans le but de pallier à leur non-inscription au fichier sanitaire.
"Ces femmes fréquentent difficilement les structures sanitaires pour bénéficier du paquet de service relatif à la prise en charge des IST", a noté la chargée de programme composante VIH/Sida à Enda Santé, Fanta Touré Diop, dans un entretien accordé à l’APS. "Nous utilisons ces cliniques mobiles pour des consultations de jour, mais aussi pour appliquer toutes les méthodes de planification familiale à ces groupes vulnérables et à la population en général", a-t-elle indiqué. Fanta Touré Diop a expliqué que ces cliniques reçoivent des groupements de femmes, notamment des jeunes filles vendeuses dans la rue, des domestiques de maisons, qui ne fréquentent pas les structures sanitaires, faute d’informations ou d’accessibilité financière ou géographique. Selon elle, ces cliniques, des bus banalisés, sont équipées de matériels gynécologiques et de tous les médicaments qui sont offerts gratuitement à cette catégorie de personnes vulnérables. Ces cliniques, a-t-elle signalé, interviennent dans les zones les plus défavorisées des banlieues populaires de la région de Dakar, citant Guédiawaye, Rufisque, Pikine, mais aussi dans la ville de Dakar (Médina, Castors etc.)… (suite de l’article)
Source : http://www.aps.sn
Rédigé le 1er mars 2010
Le Professeur Thierry May, Chef du Service des Maladies infectieuses et tropicales au Centre hospitalier universitaire de Nancy, a été récemment invité par “UNIVADIS”, site web d’informations médicales et de services pour les professionnels de santé, pour faire part de son expérience en matière de prise en charge des infections opportunistes au cours de l’infection à VIH. Ces manifestations restent encore trop souvent méconnues et à l’heure actuelle de nombreux patients découvrent leur séropositivité au VIH à un stade d’infection opportuniste.
Introduction
Deux études multicentriques, les plus exhaustives possibles, ont été réalisées en France, en 2000 et 2005, pour analyser les causes de décès chez les patients infectés par le VIH. En 2000, environ 50% des décès étaient liés à une infection opportuniste, alors qu’en 2005 la proportion était de 40%. A l’heure actuelle d’autres causes sont responsables des décès chez les patients infectés par le VIH, à savoir les cancers, les problèmes cardio-vasculaires, ou la co-infection par le virus de l’hépatite C.
Clinique
La survenue de manifestations infectieuses opportunistes est liée à la déplétion profonde de l’immunité cellulaire. La plupart des infections opportunistes dont la survenue caractérise le stade sida surviennent lorsque les lymphocytes CD4 sont inférieurs à 200 par mm³. Les infections opportunistes sont d’origine bactérienne, virale, fongique ou parasitaire et touchent de façon préférentielle les appareils digestif et respiratoire, le système nerveux et la peau.
Au niveau digestif
Les infections opportunistes sont fréquentes et peuvent toucher la bouche, l’œsophage ou l’intestin… (suite de l’article)
Source : http://femmesida.veille.inist.fr
CANADA : Lait maternel : la vente en ligne continue malgré les inquiétudes de Santé Canada
LA PRESSE CANADIENNE
Publié vendredi 26 février 2010
WINNIPEG - Certaines femmes continuent à vendre leur lait maternel en ligne malgré les inquiétudes de Santé Canada concernant les risques de contamination et de transmission de maladies.
Au Canada, les nouvelles mamans cherchant à vendre leur lait passent notamment par le site de petites annonces Kijiji.ca. D’autres sites internationaux, comme onlythebreast.com, disposent de babillards électroniques facilitant ce type de transactions. La plupart des vendeuses affirment produire plus de lait que leur enfant en a besoins alors que les acheteuses ont le problème contraire et ne souhaitent pas recourir au lait maternisé. La position du gouvernement fédéral sur cette question est depuis longtemps connue : il ne recommande pas la vente privée de lait maternel humain. Les virus, comme le VIH, et les bactéries peuvent être transmises par ce fluide corporel, qui est aussi susceptible de contenir des traces de médicaments. De plus, un manque d’hygiène au moment de l’extraction du lait ainsi qu’un entreposage ou une manipulation inappropriée peuvent contaminer ou gâter le produit… (suite de l’article)
Source : http://www.jminforme.ca
MAROC : VIH-Sida : La 5e Conférence francophone à Casablanca
Par MAP
Publié le : 27.02.2010
La cinquième Conférence Francophone Vih/Sida sera organisée du 28 au 31 mars à Casablanca, avec la participation de plus de 1.000 spécialistes et acteurs de la santé de pays du Nord et du Sud. Cette conférence est organisée « pour la première fois sur le Continent africain, au Maroc, véritable passerelle entre le Nord et le Sud », indiquent les organisateurs. Initiée par l’Alliance francophone des acteurs de santé contre le Vih (Afravih), en étroite collaboration avec les associations de patients, elle s’inscrit dans la lignée des conférences de Montréal (2001), Lyon (2003), Bruxelles (2005) et Paris (2007).
Sa tenue à Casablanca souligne toute l’importance prise par les échanges Nord-Sud dans le cadre de la Francophonie, et de la lutte contre le Vih », relèvent les organisateurs, qui font état d’« une forte mobilisation » pour cet événement avec plus de 1.800 abstracts reçus émanant d’une quarantaine de pays. « La Conférence se déroule à un moment décisif de la prise en charge des personnes atteintes », soulignent, dans un communiqué, les Pr. Hakima Himmich, présidente de la 5e Conférence francophone Vih/Sida et Eric Delaporte et Gilles Brcker, co-présidents. « Certes des progrès incontestables ont été réalisés mais la qualité de la prise en charge et la pérennité des moyens sont des questions qui restent plus que d’actualité dans le contexte de l’accès universel, de la décentralisation, et de la valorisation des ressources humaines », ajoutent-ils. Le partage des connaissances et des expériences est fondamental entre les équipes soignantes du Nord et du Sud, notent-ils.
À cette occasion, les participants devront aborder les aspects politiques et économiques de l’épidémie, échanger des données médicales, thérapeutiques, épidémiologiques et sociales sur la prise en charge du Vih/Sida, au Nord comme au Sud, promouvoir des forums de discussion entre tous les acteurs de la lutte contre le sida et analyser et encourager les initiatives innovantes, notamment celles du milieu associatif, et les travaux de recherche opérationnelle… (suite de l’article)
Source : http://www.lematin.ma
MALAWI : Tour de vis contre les gays
28 fév 2010
La répression s’organise dans ce petit pays d’Afrique australe. Après l’emprisonnement de deux prétendus mariés homosexuels, la police a annoncé qu’elle allait arrêter des personnalités pour « relations contre nature ». La déclaration aurait été faite après que le bureau d’une association défendant les minorités – notamment sexuelles – de ce pays, le Cedep, a été « cambriolé ». Appelés sur place, les policiers auraient découvert du « matériel pornographique ». Les forces de l’ordre indiquent que ces documents incriminent plusieurs députés et des responsables de l’association.
Début janvier, l’administrateur du Cedep avait déjà été arrêté pour avoir diffusé des brochures d’information sur le VIH/Sida… (suite de l’article)
Source : http://360.ch
SUISSE : Nouveauté : le préservatif pour adolescents est en vente
ats, le 01 mars 2010
Un préservatif à ouverture rétrécie destiné aux adolescents est désormais disponible en Suisse. Les jeunes ne trouvaient pas forcément de préservatif adéquat, car souvent le modèle standard est trop grand.
Le préservatif "Hotshot" est lancé par l’Aide suisse contre le sida, l’Association pour le label de qualité des préservatifs ainsi que par PLANeS, l’organisation faîtière des centres de consultation de planing familial. Il a été développé par la société Lamprecht à Regensdorf (ZH)… (suite de l’article)
Source : http://www.lematin.ch
SÉNÉGAL : omerta pour les femmes d’émigrés
01 mars 2010
Pierre Cherruau
À Louga, certaines femmes d’émigrés se disent qu’elles auraient mieux fait d’épouser un fonctionnaire. “Les employés de la fonction publique gagnent beaucoup moins. Mais ils ont des salaires plus réguliers ” explique une Lougatoise, qui a, elle-même, fait ce choix. Epouser un employer de la fonction publique.
Les femmes de modou modou (émigrés en wolof) parlent très peu : il existe une sorte d’omerta autour de leur condition. Mais nombre d’entre elles sont de plus en plus amères. Car parmi elles, le pourcentage de séropositives est important. Des récents tests de dépistage du sida l’ont montré. « Elles voient rarement leur mari et quand il leur rend visite, il revient fréquemment avec le sida, c’est difficile à accepter pour elles » m’explique la présidente d’une association d’aide aux femmes… (suite de l’article)
Source : http://dakarparis.blog.lemonde.fr
INTERNET : Lancement d’un site sur la santé sexuelle à destination des gays
lundi 1er mars 2010
La multiplication des discours de santé sexuelle communautaire et du VIH/IST sur Internet a renforcé une certaine confusion chez les gays et la mise en place de protections imaginaires et symboliques, voire de croyances erronées. Enrayer cette problématique grandissante est devenue essentielle dans un contexte où la prévalence du VIH chez les gays en France reste forte et où près d’1 gay séropositif sur 5 ignore son statut sérologique.
Le site www.gay-sex-prev.fr, né d’une initiative interassociative (Act Up, Le Kiosque Infos Sida, Sida Info Service et le SNEG) et avec l’appui du Groupement Régional de Santé Publique Ile-de-France, a pour but de fournir aux gays une information minimale fiable, simple, accessible et surtout validée, organisée autour de grandes thématiques :
Pathologies : IST, VIH, Hépatites ;
Dépistage/Traitement Post Exposition (TPE) ;
Pratiques sexuelles.
Une rubrique « question/réponse » permet à chaque internaute d’obtenir rapidement l’essentiel de l’information et de renforcer ses connaissances en lien avec son questionnement. Pour de plus amples informations, des liens vers des sites et des services spécialisés sont proposés.
Découvrir le site www.gay-sex-prev.fr
Source : http://www.sida-info-service.org


