CAMEROUN : VIH/Sida : Les pronostics sont effrayants - ÉTATS-UNIS : San Francisco, CROI : Sida : le labo qui traque le "collabo" - ÉTATS-UNIS : San Francisco : La CROI à l’assaut des « prophylacto-septiques » (bis) - ÉTUDE : Les seniors manquent d’éducation au VIH - KENYA : Des mamies karatéka dans un bidonville ! - ÉTUDE : De meilleures capotes pour les hommes - SÉNÉGAL : débat sur le taux de prévalence du VIH/sida : Les méthodes de calculs sont vérifiées par l’ONUSIDA et l’OMS - OUGANDA : un pasteur anti-gay montre des photos pornos dans son église - FRANCE : La loi handicap a 5 ans… mouais…- SUISSE : Genève : L’inhalation fait sa place au Quai 9 - VIH-POCKET-FILMS : envoyez vos films jusqu’au 31 mars 2010

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CAMEROUN : VIH/Sida : Les pronostics sont effrayants
© jumelles-blog.africaciel.com/ : Ndjabun Irène Sidonie journaliste
Paru le Jeudi 18-02-2010
Malgré des annonces rassurantes du Ministre de la Santé Publique camerounais, l’actualité n’augure rien de bon. Analyse.
Depuis l’année 2008, il ne se passe pas de mois sans que l’on ne déclare les ruptures d’une ou de deux molécules antirétrovirales (ARV) ou de réactif. Dans les centres de Prise en charge (PEC) des malades du sida et dans les hôpitaux, l’actualité est rythmée par ces carences qui épuisent patients et soignants. Les faits qui ont été vécus au cours de la première semaine du mois de Février à l’hôpital de District d’Akonolonga dans la région du Centre ne sont que la face visible de l’iceberg . Parce qu’outre l’absence de réactifs nécessaires pour la réalisation des analyses biologiques, les tensions des ARV sont quasi permanentes.
Et ce ne sont pas les 8,187 milliards à dépenser sur 2 ans qui viennent d’être alloués au gouvernement camerounais par le Fonds Mondial (FM) qui viendront régler les problèmes qui subsistent sur le terrain. Dans la mesure où cette enveloppe servira seulement à l’achat des ARV comme l’a annoncé le Ministre de la Santé Publique, André Mama Fouda le 04 Février 2010 dernier, au cours de ses échanges avec la presse nationale. Illustration. A l’Hôpital du Jour (HDJ) de l’Hôpital Central de Yaoundé (HCY), il est un peu plus de 15 heures de l’après-midi ce 10 Février lorsqu’une jeune malade du sida émerge du cabinet du médecin en poussant des cris stridents. Âgée d’environ trente ans, elle est soutenue par une jeune paramédicale visiblement désorientée. Deux autres infirmières qui reviennent du point de distribution des ARV font irruption dans la salle d’attente où la malade vient d’être installée. « Elle n’a pas un sou susurrent-elles, et à la pharmacie il n’y pas tous ses produits ». De ces médicaments qui manquent elles citent un antipaludique, le Coartem, et un autre remède sur un ton inaudible. Parce que m’ayant reconnues, elles ont baissé le ton tout en s’éloignant. Elles sont rattrapées par la coordonnatrice du service, qui suggère que ce cas soit transmis au service social… (suite de l’article)
Source : http://www.camer.be
ÉTATS-UNIS : San Francisco, CROI : Sida : le labo qui traque le "collabo"
Jean-Daniel Flaysakier, envoyé spécial à San Francisco
Publié le 18/02/2010
C’est une histoire belge dont on espère qu’elle finira bien. Une équipe de l’Université catholique de Louvain est sur la piste d’un nouveau traitement très prometteur contre le virus VIH. Leurs travaux ont été présentés, mercredi 17 février 2010, lors de la conférence sur le sida à San Francisco. Les chercheurs belges ont décidé de mettre un terme à une union contre nature entre le virus VIH et une protéine de notre propre organisme qui l’aide dans sa funeste besogne.
Ce virus est, en effet, diabolique. Alors que nos cellules possèdent tout l’équipement nécessaire pour le tuer à l’instant même où il pointe le bout de son nez, ce virus arrive à entrer dans la cellule en se faisant passer pour un ami et non un agresseur. Il n’aura ensuite de cesse d’utiliser près de 300 protéines des cellules qu’il contamine pour arriver à ses fins, c’est-à-dire se reproduire à des millions d’exemplaires pour aller contaminer d’autres cellules en tuant , au passage, la cellule qui l’a hébergé. Pour se reproduire, il a besoin de mettre son programme de fabrication dans l’ordinateur de la cellule, c’est-à-dire l’ADN contenu dans le noyau. Pour cela, le VIH a des ‘ciseaux’ biologiques, une enzyme appelée intégrase. Cette intégrase va insérer le programme du VIH dans celui de la cellule et le tour est joué. L’équipe belge a montré, il y a quelques années, que le virus avait trouvé une "petite main" pour l’aider à tenir les ciseaux. Une protéine humaine, au nom barbare, LEDGF/p75, aide, en effet l’intégrase dans son œuvre de destruction. Comment a-t-elle été circonvenue par le VIH et amenée à collaborer ? Mystère ! Mais le Dr Frauke Christ et ses collègues sont allés encore plus loin et ont montré qu’en déréglant LEDGF on empêchait l’intégrase de travailler et le virus de se multiplier. Ils ont donc cherché à mettre au point une substance facile à absorber et capable de perturber ainsi les basses œuvres du virus… (suite de l’article)
Source : http://info.france2.fr
ÉTATS-UNIS : San Francisco : La CROI à l’assaut des « prophylacto-septiques » (bis)
Par Gilles Pialoux, vih.org, 18/02/10
Le Pr Gilles Pialoux est à la CROI 2010, qui se tient cette année à San Francisco, du 16 au 19 février et coordonne le E-journal en direct de la CROI 2010 pour La Lettre de l’infectiologue. Mercredi, TASP (Treatment as prevention), le traitement comme moyen de prévention, a occupé les esprits.
Consulter Le E-journal en direct de la CROI 2010.
Traditionnellement, durant le J2 de la CROI, on n’en est plus à compter les heures de décalage mais à les subir. Pareil pour les « hiii ! », les « Nice to meet you » et les... verres de Chardonnay.
Heureusement le très didactique Anthony Fauci (# 19) en dressant en séance plénière, l’agenda de la recherche VIH/sida pour le NIH a donné dans la clarté et par là-même une feuille de route au monde entier. Trois chantiers selon le NIH :
1) « search, test and treat » ;
2) « cure » (comme à la CROI de 1996, mais l’humilité en sus) ;
3) « prevent » !
Message qu’a d’ores et déjà conjugué au présent Poupali Das-Douglas (#33) en ouverture de la session 10 baptisée « Testing and transmission ». Utilisant un modèle de calcul de la charge virale communautaire (CVL) cette équipe du département de Santé Publique de San Francisco a évalué dans un modèle de Poisson la relation entre cette CVL et le nombre de nouveaux diagnostics VIH, le taux de couverture par les ARV et l’incidence du VIH. Le tout dans une communauté MSM1 (N= 12 512) étudiée entre 2002 et 2008. Où il apparaît une forte corrélation (p=0,005) entre la baisse de la charge virale moyenne communautaire et la baisse du nombre de nouveaux diagnostics VIH entre 2004 et 2008 et d’autre part avec la baisse de l’incidence VIH entre 2006 et 2007 (p‹ 0,0005). La nouvelle est de taille et plaide un peu plus en faveur du rôle du traitement ARV (dont le taux de couverture est passé de 74 % en 2005 à 90 % en 2008 dans cette communauté) comme outil de prévention collective (Tasp). Même si cette étude rencontre un certain nombre de lacunes telles que le taux important de données manquantes pour la charge virale (25,6%), l’exclusion du modèle des non-diagnostiqués (14,5 %) ou des dépistés- non suivis (5%) sans compter la non prise en compte des IST durant la période d’étude… (suite de l’article)
Source : http://www.vih.org
ÉTUDE : Les seniors manquent d’éducation au VIH
RelaxNews
Publié le 17 février 2010
Le taux de séropositifs et de personnes atteintes du sida augmente chez les 50 ans et plus. Cela est imputable à plusieurs facteurs : le fossé entre les générations, l’aversion à parler de sexe, les interventions médicales, et un changement de mode de vie.
Le 15 février, Fred Cicetti, chroniqueur du forum santé pour les seniors The Healthy Geezer et journaliste pour le site LiveScience, expliquait que les seniors se remettent à draguer (et plus si affinités) sans risque de grossesse non voulue, mais qu’ils manque de cours d’éducation sexuelle sur le VIH et l’importance des préservatifs.Le National Institute on Aging (NIA), le département recherches d’un organisme de santé publique américain, indique que 25% des Américains atteints du VIH ont plus de 50 ans, et le quotidien anglophone chinois China Daily a publié un article, le 11 janvier, qui explique qu’on observe « une augmentation inquiétante du nombre de personnes âgées diagnostiquées séropositives ou malades du sida, le plus fort taux d’infection touchant les prostituées et leurs clients »… (suite de l’article)
Source : http://www.cyberpresse.ca
KENYA : Des mamies karatéka dans un bidonville !
Kenya- À 60, 80, voire 100 ans, elles apprennent à frapper des poings, du pied, de la canne : les grands-mères de Korogocho répètent chaque semaine des rudiments d’arts martiaux pour survivre dans l’un des bidonvilles les plus dangereux du Kenya.
Elles sont ce jour-là une vingtaine en cercle sur le tatami, pieds nus, robe large et fichu sur la tête, à entourer et encourager l’une des leurs qui frappe résolument un sac de boxe en hurlant "nooooooo !". La puissance des coups laisse à désirer, mais à en croire leur professeur bénévole, Sheila Kariuki, 29 ans, c’est secondaire. "Ce n’est pas la peine de frapper fort pour être précis. La précision, tout est là", explique-t-elle à ses élèves. Et de désigner les parties vulnérables du jeune homme qui sert ce jour là de cobaye : le nez, le menton, le genou, les clavicules, les parties génitales. Autant de points faibles du violeur potentiel que toutes redoutent. Le groupe d’autodéfense s’est formé en 2007, face aux bandes de jeunes voleurs de Korogocho qui jetaient leur dévolu sexuel sur des femmes qui avaient trois ou quatre fois leur âge.
155 000 habitants dans le bidonville
"À chaque fois que ces jeunes gars ont fait un mauvais coup, ils demandent aux shoshos (grands-mères en langue kikuyu, l’ethnie dominante à Korogocho) de dormir avec eux. Ils croient que les jeunes filles d’ici sont toutes infectées par le sida, et ils préfèrent les vieilles car ils savent que nous n’avons plus de partenaires", explique Mary Wangui, 73 ans, l’une des plus anciennes élèves, devenue à son tour professeur… (suite de l’article)
Source : http://www.tdg.ch
ÉTUDE : De meilleures capotes pour les hommes
Posté par Mon Missionnaire le 17-02-10
Vous est-il déjà arrivé d’enlever le préservatif en plein coït ? Si oui, vous n’êtes pas seuls. Selon le Sexually Transmited Infections Journal, la moitié des hommes interrogés ont déjà eu des problèmes avec leur capote : trop grande, trop petite, trop serrée, glissante, étouffante... En plus de réduire les sensations, le préservatif est souvent mal choisi, semble-t-il. Une minorité a finalement préféré l’enlever et quelques autres ont accidentellement rompu le préservatif. Tout cela sans remettre en cause leur efficacité dans la protection contre les MST et le VIH… (suite de l’article)
Source : http://sexe.fluctuat.net
Par Cheikh Tidiane MBENGUE, publié le 16 février 2010
Le vote du projet de loi visant à éliminer toute forme de discrimination contre les PVVIH au Sénégal a suscité un débat houleux entre parlementaires et le nouveau ministre de la Santé et de la Prévention.
En effet, répondant aux différentes interpellations des députés sur les questions portant sur le Vih/Sida et sur d’autres maladies, le représentant du gouvernement en a profité pour mettre un terme à la controverse autour de la fiabilité du taux de prévalence de 0, 7 % qui prévaut au Sénégal. Un taux de prévalence au niveau national qui n’a connu aucune évolution depuis des années. Selon le ministre Modou Diagne Fada, le Sénégal a des méthodes de calcul qui lui permettent d’avoir des statistiques réelles de la prévalence de la pandémie du Sida. Ce sont ces mêmes méthodes de calcul qui ont permis aujourd’hui, dit-il d’avoir une idée du taux de prévalence national et de celle des régions les plus touchées en l’occurrence Ziguinchor et Kolda… (suite de l’article)
Source : http://www.sudonline.sn
OUGANDA : Un pasteur anti-gay montre des photos pornos dans son église
17/02/2010
KAMPALA, 17 fév 2010 (AFP) - Ouganda : un pasteur anti-gay montre des photos pornos dans son église
Un pasteur ougandais, fer de lance d’une campagne destinée à durcir la législation sur l’homosexualité, a diffusé mercredi des photos pornographiques homosexuelles dans une église bondée de Kampala, pour rallier de nouveaux partisans à sa cause. Quelque 300 personnes ont assisté à cette séance organisée dans une église évangélique de la capitale ougandaise, après l’interdiction par la police d’une "marche d’un million d’hommes". "Nous avions prévu d’avoir une marche d’un million d’hommes et de femmes à Kampala mais malheureusement, on nous a dit que nous ne pouvions pas défiler pour des raisons de sécurité", a expliqué l’influent pasteur Martin Ssempa à l’assistance.
"Le principal argument des homosexuels, c’est que ce que font les gens dans l’intimité de leurs chambres ne regarde personne. Mais savez-vous ce qu’ils font dans leurs chambres ?" a demandé le pasteur. Ce dernier a alors diffusé un diaporama de photos pornographiques homosexuelles. "Celui-ci mange l’anus d’un autre homme", a commenté le pasteur, avant de s’attarder sur d’autres clichés, scatologiques pour certains."Est-ce cela que Obama veut apporter à l’Afrique ?" s’est-il interrogé, en référence aux récentes critiques du président américain Barack Obama, qui a qualifié d’"odieux" un projet de loi déposé au nom de la lutte contre la "promotion de l’homosexualité". L’homosexualité est déjà considérée comme une activité criminelle en Ouganda, passible de la prison à perpétuité… (suite de l’article)
Source : http://www.la-croix.com
FRANCE : La loi handicap a 5 ans… mouais…
Le 18 février 2010
L’anniversaire n’a pas un air de fête… loin s’en faut. Il y a cinq ans la loi sur le handicap élargissait la définition du handicap en y intégrant les "troubles de santé invalidants". Les millions de personnes vivant avec une maladie chronique pouvaient alors entrer dans le champ d’application de cette loi et prétendre aux droits et prestations liés au handicap, aux modes de représentation dans les instances de réflexion, de gestion et de décision dans le champ du handicap. Bref, des annonces de bon augure qui ont aujourd’hui une sale mine sur le gâteau à cinq bougies. En effet, 5 ans plus tard, les Chroniques associés (un collectif comprenant, entre autres, AIDES, l’AFSEP, JSC, Vaincre la Mucoviscidose, la FNAIR, etc.) ne peuvent que déplorer le long chemin qu’il reste encore à parcourir… Dans un communiqué, Chroniques associés se demande si c’est par "Manque de volonté ? Manque de moyens ?" que les avancées espérées sont "en tout état de cause, 5 ans plus tard, très limitées". "Nous peinons encore à nous y retrouver dans des parcours complexes (…) à faire reconnaître l’ensemble des conséquences de la maladie sur notre quotidien et au final à accéder effectivement à nos droits". "Les progrès à accomplir sont de taille, estiment les Chroniques associés qui demandent notamment "une campagne nationale sur les maladies chroniques et les situations de handicap qui leur sont liées, auprès du grand public, des soignants et des acteurs du champ social."
Plus d’infos sur http://www.chroniques-associes.fr/
Source : http://www.seronet.info
SUISSE : Genève : L’inhalation fait sa place au Quai 9
Par Céline Schaer, posté le 18 février 2010
Le Quai 9, espace d’accueil et d’injection à Genève, a de nouveaux aménagements depuis fin octobre. Martine Baudin, coordinatrice de ce lieu, nous explique ces différents changements, principalement la création d’une salle d’inhalation de quatre places pour les fumeurs d’héroïne et de cocaïne.
Qu’est-ce que l’inhalation ?
L’héroïne et la cocaïne, mais aussi les benzodiazépines, peuvent être consommés de différentes manières : l’injection, le sniff (Quai 9 propose deux places pour ce mode de consommation depuis le 1er octobre 2007) et puis l’inhalation. Cela revient à inhaler les vapeurs, par exemple d’héroïne, avec l’objectif qu’il y ait le même effet qu’avec l’injection et le sniff. Simplement, le mode étant différent, l’effet est également différent. L’injection est beaucoup plus rapide, ça va directement dans le sang.
Quels sont les risques de cette pratique pour la santé ?
L’inhalation et le sniff sont des modes qui comportent moins de risques que l’injection parce qu’il n’y a pas tout ce qui est infectieux, abcès, système veineux. Toutefois, à long terme, il y a des risques pulmonaires au même titre qu’avec la cigarette. Mais nous avons également des points d’interrogation. Comme pour l’injection, nous avons appris avec les personnes qui consomment car ce sont elles les experts. Ce que je vous dis aujourd’hui sera peut-être différent dans six mois. Aujourd’hui nous connaissons les fumeurs parce qu’une grande partie vient au Quai 9, mais nous allons découvrir les problèmes liés à l’inhalation… (suite de l’article)
Source : http://www.seronet.info
VIH-POCKET-FILMS : envoyez vos films jusqu’au 31 mars 2010
2010-02-17
Grand Concours VIH-Pocket-Films.org de Sidaction : Vous avez encore le temps d’envoyer vos films jusqu’au 31 mars 2010
Depuis le 1er décembre, le grand Concours VIH-Pocket-Films.org, organisé par l’association Sidaction, le Forum des images et le CRIPS, attend vos vidéos. Ce concours ouvert à tous, vous permet de réaliser des petits films sur téléphone portable et de les diffuser ensuite sur la toile. Ces vidéos qui doivent mettre en valeur les enjeux actuels de la lutte contre le sida, seront primés par un jury et vus par le public, qui pourra voter en ligne et désigner deux lauréats. Au total, 12 candidats seront récompensés et recevrons une caméra vidéo… (suite de l’article)
Source : http://www.lachaineducoeur.fr


