CANADA : Chercher et traiter, une opération nécessaire ! - CONGO-KINSHASA : Kisangani - La GTZ s’en va, les PVV s’inquiètent - ÉTUDE : Sida : un traitement contre l’herpès réduirait la progression du virus - ÉTUDE : Afrique : PTME : le taux de grossesse augmente chez les femmes sous ARV - RECHERCHE : L’arme du rétrovirus démasquée - BURKINA FASO : Entrevue : c’est gratuit, ça sauve des vies ! - TOGO : Accompagner les militaires séropositifs - FRANCE : Le transsexualisme n’est plus une maladie mentale - ÉTATS-UNIS : Hépatite : menace sous-estimée

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CANADA : Chercher et traiter, une opération nécessaire !
Le 13 février 2010
La Colombie-Britannique lance un projet pilote intitulé Chercher et traiter (traduction libre de Seek & Treat). Son ambition : freiner la propagation du VIH chez une partie de la population normalement difficile à rejoindre et très vulnérable à l’infection. Des travailleurs de la santé oeuvrent donc dans le Downtown Eastside de Vancouver – le quartier le plus pauvre du Canada – ainsi qu’à Prince George, deux pôles de la lutte au VIH dans la province. Là se trouvent beaucoup d’utilisateurs de drogues par voie intraveineuse, de travailleuses du sexe et de personnes issues des peuples autochtones. En plus de mener des tests de dépistage, le programme vise à aider les personnes atteintes à recevoir des soins de santé adéquats. Cette nouvelle initiative s’ajoute à plusieurs autres dans la prévention et le traitement du VIH. Elle n’est pourtant pas un luxe, puisque selon des spécialistes le quartier Downtown Eastside affiche le plus haut taux de séropositivité du monde industrialisé.
Source : http://www.seronet.info/
CONGO-KINSHASA : Kisangani - La GTZ s’en va, les PVV s’inquiètent
Le Potentiel
ALAIN SOREL FONGUE
13 Février 2010
Kinshasa — La GTZ s’en va, les PVV s’inquiètent et le PNMLS rassure. La coopération technique allemande, GTZ, annonce la fermeture du centre de traitement ambulatoire des personnes vivant avec le VIH/sida pour le mois prochain.
Ces PVV s’inquiètent de la fermeture de ce centre qui leur remettait gratuitement les antirétroviraux et d’autres médicaments contre des maladies opportunistes. Pour ces personnes placées sous antirétroviraux, la fermeture de ce centre signifie leur mort. Toutefois, le programme national multisectoriel de lutte contre le Sida, PNMLS, les rassure, rapporte radiookapi.net… (suite de l’article)
Source : http://fr.allafrica.com/
ÉTUDE : Sida : un traitement contre l’herpès réduirait la progression du virus
Info rédaction, publiée le 15 février 2010
États-Unis - Une étude publiée dans le journal médical The Lancet révèle que l’acyclovir, traitement destiné à soigner l’herpès génital de type 2, permettrait de réduire la progression du VIH chez les personnes atteintes des deux maladies.
D’après le docteur Jairam Ligappa de l’université de Washigton, un traitement quotidien contre l’herpès génital HSV2 avec l’acyclovir réduirait le taux de concentration du VIH dans le plasma. L’étude a été menée sur quatorze sites d’Afrique orientale et méridionale sur 3.381 personnes hétérosexuelles atteintes à la fois du VIH et de ce type d’herpès. Durant 24 mois, on administrait chez la moitié d’entre eux une dose d’acyclovir deux fois par jour, pour l’autre moitié il s’agissait d’un placebo. Ces personnes ne prenaient aucun traitement anti-sida et présentaient un taux de CD4 (lymphocytes dont la réduction montre une baisse de l’immunité qui conduit au sida) supérieur à 250 par microlitre. C’est en analysant le taux de CD4 que les chercheurs ont pu constater l’effet du traitement contre l’herpès sur la progression de la maladie. Cette prise quotidienne réduisait de 16% la progression. Les personnes recevant ce traitement étaient moins nombreuses à descendre sous le seuil de 200 CD4 que ceux recevant un placebo (284 contre 324)… (suite de l’article)
Source : http://www.maxisciences.com/
ÉTUDE : Afrique : PTME : le taux de grossesse augmente chez les femmes sous ARV
Par Aude Segond, Crips (France) 15/02/10
Une étude montre que, parmi les femmes enrôlées dans un programme en Afrique subsaharienne, celles qui ont débuté un traitement antirétroviral (ART) ont un taux de grossesse plus élevé que celles qui ne sont pas encore sous antirétroviraux, indépendamment des autres facteurs favorisant la grossesse.
60 % des patients sous ARV en Afrique subsaharienne sont des femmes. Cette étude a cherché à déterminer si le traitement antirétroviral a un impact sur le nombre de grossesses chez les personnes atteintes. Pour ce faire, elle a examiné le taux de grossesse, avant et après mise sous ART, chez 4531 femmes infectées par le VIH, enrôlées dans MTCT-Plus et réparties dans onze sites et sept pays. Au cours de cette étude, il n’a pas été demandé aux femmes pourquoi elles étaient enceintes. Les auteurs suggèrent qu’une meilleure santé et une espérance de vie plus élevée, toutes deux résultant de l’ART, augmentent le désir de grossesse dans cette population. MTCT-Plus (Mother-To-Child-Transmission-Plus) est un programme démarré en 2002, centré sur les femmes et leur famille. Il propose bilan de santé, dépistage, counselling et accès aux ARV. Les femmes y commencent un traitement antirétroviral selon les recommandations OMS… (suite de l’article)
Source : http://www.vih.org/
RECHERCHE : L’arme du rétrovirus démasquée
Mise à jour le vendredi 12 février 2010
Des chercheurs français de l’Institut Gustave-Roussy seraient parvenus à démasquer l’arme cachée de certains rétrovirus impliqués dans l’apparition de cancers.
Pour les besoins de l’étude, les chercheurs ont examiné un virus responsable de la leucémie chez la souris (VLM/MLV). Ils ont ainsi réussi à identifier la protéine qui permet aux virus causant le cancer de neutraliser les défenses immunitaires de l’organisme attaqué pour y pénétrer. Cette protéine est capable de faire fusionner les membranes du virus avec celles de la cellule cible. Les scientifiques ont décelé aussi dans cette protéine des propriétés immunosuppressives, qui bloquent la défense immunitaire de la cellule pour permettre au virus de s’y installer, avant de se propager dans l’organisme.
Les rétrovirus, comme le VIH/sida, utilisent la machinerie cellulaire pour se multiplier.
Une fois le mécanisme compris, les auteurs de l’étude ont pu identifier une zone cible sur la protéine de l’enveloppe virale, et ont modifié le virus, le privant ainsi de sa capacité à déjouer le système immunitaire. Ainsi altéré et privé de son arme, le virus a été neutralisé par les défenses immunitaires des animaux. Mieux encore : la version mutante ou désarmée du virus a été inoculée à une souris qui s’est trouvée ensuite « vaccinée » contre le virus naturel. Cette découverte ouvre une nouvelle piste aux recherches pour des vaccins. Cette possibilité est d’autant plus prometteuse que la vaccination obtenue s’avère particulièrement efficace. « La réponse immunitaire est plus de 10 fois supérieure lorsqu’on utilise ces protéines mutées à la place des protéines d’origine du virus », précise Thierry Heidmann, principal auteur de cette étude… (suite de l’article)
Source : http://www.radio-canada.ca/
BURKINA FASO : Entrevue : c’est gratuit, ça sauve des vies !
Par jfl-seronet - Posté le 13 février 2010
Le 1er janvier dernier, le président du Burkina Faso annonçait la gratuité du traitement anti-rétroviral. Une décision bien tardive par rapport aux pays voisins. Une décision qui a été obtenue grâce à une mobilisation sans précédent des associations de lutte contre le sida. Martine Somda, présidente de la Coalition des réseaux et associations de lutte contre le sida au Burkina Faso (CORAB), et Simon Kaboré, président du Réseau d’accès aux médicaments essentiels (RAME), deux acteurs essentiels de cette mobilisation, reviennent pour Seronet sur ce combat. Interview croisée.
Le 1er janvier dernier, le président du Burkina Faso a annoncé la gratuité du traitement anti-rétroviral. Comment expliquez-vous que cette annonce soit si tardive par rapport à d’autres pays voisins ?
Martine : "Pourquoi le Burkina Faso a-t-il mis du temps avant d’annoncer cette gratuité car autour de nous des pays comme le Mali, la Côte d’Ivoire, le Togo, etc. avaient déjà fait cela ?" Cette question a été posée par un journaliste lors d’un débat télévisé. Le secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le sida a répondu qu’il fallait que certaines conditions préalables soient réunies avec une garantie de faisabilité. Pour ma part, en tant qu’actrice de terrain, j’ai toujours voulu cette gratuité au regard de la spécificité de l’infection à VIH et du contexte de précarité économique des populations concernées. Il était difficile de mener une lutte efficace contre cette pandémie si les populations concernées n’avaient pas les moyens d’acheter leur traitement. Je trouve que la gratuité aurait pu être faite beaucoup plus tôt surtout que dans les faits, les traitements étaient déjà gratuits dans les structures associatives.
Simon : Nous remercions le président pour cette annonce "sur la gratuité du traitement anti-rétroviral", mais nous pensons qu’il aurait pu le faire il y a cinq ans. Il n’est jamais tard pour bien faire. Le président est conscient de l’évolution de la prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH dans le pays. En effet, en plus des rapports sur le traitement anti-rétroviral que les autorités sanitaires produisent (et dont les résultats restent en deçà des attentes), il faut noter que la société civile n’a jamais cessé de faire le plaidoyer. Le RAME [Réseau d’Accès aux Médicaments Essentiels] qui a initié l’Union sacrée pour le traitement gratuit des malades du sida [le regroupement de 200 structures de la société civile], a mené plusieurs actions dans ce domaine depuis 2003 : des marches, des campagnes d’affichage et la publication d’articles de presse. Une des raisons de cette annonce est que nous sommes à l’aube d’élections présidentielles et le président voudrait certainement résoudre certaines questions épineuses pour des raisons de popularité. L’annonce tardive, selon nous, est une grosse erreur de la part de nos autorités dans la mesure où le Burkina Faso ne perdait rien s’il avait déclaré la gratuité en 2003. Combien de décès sont dus au coût des traitements ARV ? Le chiffre est sans doute énorme. Seules les autorités doivent s’en expliquer et ce d’autant plus que nous leur avons démontré tous les arguments nécessaires pour la faisabilité et la nécessité d’une gratuité des ARV depuis 2003… Il ne restait qu’une décision politique à prendre. Elle arrive seulement aujourd’hui.
Avec la gratuité, qu’est-ce qui change pour les personnes vivant avec le VIH au quotidien ?
Simon : Le Burkina Faso est l’un des pays les plus pauvres de la planète. Le coût des médicaments anti-VIH était à 1 500 francs CFA [2 euros environ] par mois et dans l’année cela pouvait atteindre 18 000 francs CFA [28 euros]. Ils sont légion les Burkinabé qui ne sont pas en mesure de trouver 1 000 francs [1,50 euros] par mois. Les personnes qui sont sous traitements anti-VIH sont déjà affaiblies économiquement, dans la mesure où elles s’occupent de la scolarité de leurs enfants, l’alimentation, etc. La gratuité viendra soulager bon nombre d’entre elles qui pourront ainsi avoir accès aux traitements et améliorer leur état de santé. Cela devrait leur permettre de gagner de l’argent pour contribuer à satisfaire leurs besoins vitaux et ceux de leur famille. D’ailleurs, nous verrons sans doute beaucoup de personnes vivant avec le VIH se faire connaître parce qu’il y a la gratuité. Beaucoup d’entre elles sont dans l’ombre parce qu’elles ne savaient pas comment elles allaient pouvoir assurer leur traitement. De nombreuses personnes iront se faire dépister maintenant car elles se disaient que cela ne servait à rien de se faire dépister si elles ne pouvaient avoir accès aux traitements… (suite de l’article)
Source : http://www.seronet.info/
TOGO : Accompagner les militaires séropositifs
Republic of Togo (Lomé)
12 Février 2010
L’ambassade des États-Unis au Togo va financer à hauteur de 195 millions de FCFA un programme de lutte contre le sida au sein de l’armée.
« Ce projet vise à lutter contre la discrimination, la stigmatisation, la protection des droits des personnes vivant avec le Sida et la réduction du taux de séroprévalence au sein des forces armées togolaises », a expliqué Patricia Hawkins, l’ambassadrice. Le programme, qui s’étale sur trois ans, est piloté par l’Association des militaires, anciens combattants amis et corps habillés (AMACAH). La pandémie touche de nombreux soldats. En l’absence de chiffres officiels, il est très difficile d’estimer le nombre de malades, mais selon certaines sources, rien qu’à Lomé, plus de 600 militaires seraient séropositifs.
Source : http://fr.allafrica.com/
FRANCE : Le transsexualisme n’est plus une maladie mentale
samedi 13 février 2010
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot l’avait promis le 16 mai 2009 à la veille de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. Depuis mercredi, les transsexuels ne sont plus considérés comme des malades mentaux en France.
Un décret du ministère de la Santé publié au Journal Officiel a supprimé "les troubles précoces de l’identité de genre" d’un article du code de la Sécurité sociale relatif aux "affections psychiatriques de longue durée". La France est le premier pays au monde à ne plus considérer le transsexualisme comme pathologie mentale. Jusqu’au 10 février 2010, l’État français se référait à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui s’appuie sur la liste des pathologies recensées dans le manuel DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), auquel se réfère le corps médical. Certains problèmes ne sont cependant toujours pas réglés comme la question du changement d’état civil. Affaire à suivre donc.
Source : http://www.sida-info-service.org/
ÉTATS-UNIS : Hépatite : menace sous-estimée aux États-Unis
Le 14 février 2010
Alors que le président des États-Unis Barack Obama peine à faire accepter sa réforme des soins de santé, les Américains sont confrontés à une statistique troublante : dans ce pays, 1 personne sur 50 est atteinte d’une hépatite chronique. Et la plupart d’entre elles n’en ont même pas connaissance. Ces données sont révélées par un rapport de l’Institute of Medecine présenté en janvier et décrivant l’hépatite comme « un problème majeur de santé publique » longtemps négligé aux États-Unis. Des traitements plus accessibles et une sensibilisation accrue aux problèmes liés à l’hépatite sont recommandés par le rapport. En effet, la maladie, si elle n’est pas traitée, est potentiellement mortelle et serait annuellement en cause dans 15 000 décès.
Source : http://www.seronet.info/


