FRANCE : Alexandra Raynal organise la Saint-Valentin séromantique pour les séropositifs : L’amour en positif - QUESTIONS : Chat de la Saint-Valentin : Mon copain est séropo - DOCUMENTS : Canada : deux synthèses pour les acteurs de terrain - ENTREVUE : Michael Scarce : Lutte contre le sida ou domination sur la communauté ? - AFRIQUE DU SUD : Les jeunes enseignants parlent plus ouvertement du VIH - FRANCE : Assises parlementaires « prison » : « Sortir les malades des prisons » : assez de discours, des actes ! - ALLEMAGNE : Une pop star allemande mise en examen pour avoir transmis le virus VIH - SUISSE : Ouverture de PVA Valais - ÉTHIOPIE : Des créations en préservatifs ornent le podium - ONUSIDA : Les postes brésiliennes s’engagent dans la campagne mondiale de sensibilisation au VIH - FRANCE : Plainte pour diffamation : Bergé : "Je ne pense pas que les gens du Téléthon vont sortir la tête haute de tout cela"

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SUD OUEST
Vendredi 12 Février 2010
Auteur : Odile Faure
Et si la Saint-Valentin était aussi faite pour les amoureux contaminés par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ? C’est le pari de la Paloise Alexandra Raynal, 30 ans et séropositive depuis ses 18 ans, mère de quatre enfants dont un bébé de 6 mois. Il y a deux ans, cette ancienne salariée dans la restauration, remerciée par son patron après un arrêt maladie, a créé la délégation départementale du Comité des familles pour survivre au sida, une association nationale qui a aussi des antennes à Toulouse, Valenciennes, Nantes, en Haute-Savoie et en Martinique (1). Dimanche, le 14 février, comme dans d’autres villes de France, Alexandra organisera une Saint-Valentin séromantique qui permettra aux séropositifs et « à tous ceux qui les aiment » de partager un moment de rencontre festif. Musique, pâtisseries et bonne humeur seront de rigueur.
Fausses idées
L’endroit est tenu secret pour éviter le voyeurisme et par souci de confidentialité pour les personnes. « C’est regrettable de devoir rester caché, mais c’est comme ça, les mentalités n’ont pas évolué depuis vingt ans. Il y en a encore qui croient que c’est une maladie qui ne touche que les toxicomanes et les homosexuels », déplore la jeune femme. Alexandra agit désormais à visage découvert. Il y a deux ans, quand elle a lancé l’association, les photos dans la presse ne montraient pas son visage. « Je le faisais pour ma mère mais c’est fini tout ça ! », explique-t-elle dans un rire. Elle a appris à vivre avec son virus contracté jeune par une liaison « avec un ami infidèle ». Elle est sous traitement par trithérapie. Cela ne l’a pas empêché de se marier deux fois et d’avoir quatre enfants, tous séronégatifs, c’est-à-dire en bonne santé. Elle n’est pas un cas isolé. « En 2008, il y a eu 1 500 femmes qui ont donné naissance à des enfants séronégatifs en France, parce qu’elles sont traitées pendant la grossesse et que le bébé a un suivi rétroviral dès ses premiers jours. » Alexandra a dépassé les remarques, regards ou sentiments indésirables. « Le VIH est un filtre à cons », dit-elle. Et de dénoncer la discrimination qui demeure dans le travail, la famille, le parcours médical. Quand une personne contacte le Comité des familles pour survivre au sida, Alexandra est à l’autre bout du fil pour écouter la personne, l’assister dans ses démarches et surtout de la soutenir. « Pour moi, le comité a brisé dix ans de silence. Le comité des familles, c’est ma deuxième famille. »… (suite de l’article)
Source : http://www.sudouest.com/
QUESTIONS : Chat de la Saint-Valentin : Mon copain est séropo
12 février 2010 par Alain Miguet
Le psychiatre et thérapeute familial Serge Hefez a répondu hier aux internautes de Sida Info Service. Certaines questions ont concerné les couples séro-discordants. Le Blog Sida vous propose de découvrir les réponses de Serge Hefez.
Skyline : Lorsque vos patients vous font part de leurs difficultés à utiliser des préservatifs en tout temps, notamment à l’intérieur des couples séro-différents, que leur répondez-vous ?
Serge Hefez : Dans ce cas j’essaie d’explorer quelles sont les habitudes de ce couple, la personne séropositive est elle sous traitement ? A-t’elle une charge virale indétectable ? Prend-t-elle son traitement très régulièrement ? Les deux membres du couple ont-ils une sexualité extraconjugale et si oui est-elle protégée ou non ? Tout cela permet d’évaluer les risques encourus puisque l’on sait aujourd’hui qu’avec une charge virale indétectable et un suivi régulier les risques de contamination sont très faibles, voire inexistants. Il est donc important que ce couple ait une connaissance très précise de ces aspects pour décider ou non de se protéger lors de chaque rapport sexuel.
Panam : Bonjour M. Hefez, je suis un garçon séronégatif qui a une relation récente avec un autre garçon séropositif. On s’aime profondément mais j’ai appris sa séropositivité il y a peu de temps. Je me demande comment faire par la suite. Quelles sont les questions qu’on doit se poser ? C’est nouveau pour moi, excusez ma grande naïveté sur le sujet. Les couples VIH et séronégatifs peuvent-ils fonctionner sur le temps, n’y a-t il pas un gouffre les séparant… Merci de votre réponse.
Serge Hefez : Merci pour la franchise de votre question. Heureusement les conséquences de la séropositivité sont bien moins inquiétantes aujourd’hui qu’il y a quelques années. On peut actuellement raisonnablement penser qu’une personne séropositive bien traitée va bénéficier d’une longue vie devant elle. La question même de la protection lors des rapports sexuels est aujourd’hui questionnée différemment : une personne séropositive suivie régulièrement et ayant une charge virale indétectable ne présente quasiment pas de risque de contaminer son partenaire. La séropositivité est donc de moins en moins un obstacle à avoir en couple la vie la plus normale et insouciante possible. Le plus important est que vous puissiez dialoguer ensemble sur vos craintes et vos espoirs et que tout ce que vous redoutez ne soit pas un non-dit entre vous. Bonne chance pour la suite.
Pachouli : Bonjour. Mon copain est séropo depuis de nombreuses années. J’en suis très amoureuse. Il ne veut pas qu’on vive ensemble pour ne pas, dit-il, « me faire souffrir ». Mais il n’y a rien à faire, j’ai toujours la peur panique qu’un préservatif craque. Si on vivait ensemble j’aurais moins peur d’être un jour contaminée… Que faire pour préserver notre relation ?
Serge Hefez : Votre relation dure depuis plusieurs années et semble-t-il avec beaucoup de franchise puisque vous vous faites part de vos craintes et de vos désirs. Votre ami semble avoir une vision très négative de sa séropositivité. Vous pouvez peut-être le rassurer la dessus en lui montrant que vous pouvez faire ensemble des tas de projets dans lesquels vous vous sentiriez engagés tous les deux. De même, comme cela a déjà été dit à plusieurs reprises, les risques de contamination dans les couples séro-différents sont dans certaines circonstances bien relativisés actuellement. Peut-être pourriez-vous rencontrer ensemble son médecin pour en parler. Vous pourrez à partir de cela aborder plus facilement les craintes réelles que vous ressentez l’un et l’autre par rapport à un engagement dans une vie commune.
L’intégralité du chat est à lire sur le site de Sida Info service
Source : http://blog.sida-info-service.org/
DOCUMENTS : Canada : deux synthèses pour les acteurs de terrain
Par Aude Segond, Crips (France) 12/02/10
Dans sa série Examen des preuves, le Centre de Collaboration Nationale des Maladies Infectieuses (CCNMI) vient de mettre en ligne deux nouvelles synthèses, l’une, sur la prévention au sein des couples sérodifférents, l’autre, sur la contraception des femmes séropositives.
Les publications Examen des preuves effectuent une analyse des résultats des dernières recherches et études sur un sujet et les résument. Elles ont pour objectif de renseigner les acteurs des secteurs social et sanitaire et de leur fournir les informations nécessaires à leur pratique.
Les interventions en matière de prévention de la transmission du VIH chez les couples sérodiscordants (PDF, 984 Ko) / CCNMI. - Janvier 2010. - 4 p.
Cette fiche explicite les raisons de cibler les couples sérodifférents dans la prévention du VIH et rappelle le taux de prévalence chez ces couples. Elle détaille le rôle du traitement antirétroviral dans cette prévention, celui du partenaire atteint comme ceux dispensés dans les prophylaxies. Elle évoque enfin l’importance du counselling dans ce cadre.
Méthodes de contraception à l’intention des femmes séropositives pour le VIH et des femmes à risque pour le VIH (PDF, 672 K0) / CCNMI. - Février 2010. - 6 p.
S’appuyant sur une bibliographie riche d’une soixantaine de références, cette synthèse effectue un point sur les différentes méthodes contraceptives et leur efficacité chez les femmes séropositives. Elle aborde l’association à une transmission du VIH accrue, l’interaction avec la progression de la maladie, la stérilisation, la double protection et les interventions à multiples volets (planification familiale, prévention du VIH et counselling) auprès des femmes concernées.
Source : http://www.vih.org/
ENTREVUE : Michael Scarce : Lutte contre le sida ou domination sur la communauté ?
vendredi 12 février 2010
par SB, OJ
Michael Scarce est quelqu’un qui donne à réfléchir. Il a déjà fait parler de lui en publiant l’un des premiers articles d’analyse du phénomène bareback [1] et en élaborant les premières règles de réduction des risques sexuels [2]. Ecrivain, chercheur mais aussi militant, Michael a récemment publié un article qui a retenu notre attention et nous a incités à lui demander une interview. Cette fois-ci il revient sur les errements récents de la politique de prévention.
Bonjour Michael, que pourrait changer l’élection de Barack Obama pour la question VIH et la santé gaie ?
Michael Scarce : Avant tout un regain d’espoir aux États-Unis, surtout chez les exclus, et particulièrement parmi les communautés afro-américaines. Le VIH continue de dévaster les communautés gaies noires dans mon pays. Obama a formulé une conception sophistiquée et astucieuse de la diversité, de l’héritage historique et du renforcement mutuel des oppressions, non seulement entre les populations, mais aussi parmi elles. Dans ses récentes tentatives de réforme du système de santé, il a aussi montré qu’il s’engageait en même temps sur les inégalités sociales qui entrainent des disparités sanitaires. Ces initiatives n’ont été ni faciles ni populaires, mais à long terme ce sont celles qui ont le plus de chance de vraiment réussir.
Deuxième point, alors que le gouvernement Bush favorisait la corruption opportuniste, frôlant le désastre social et économique, le gouvernement Obama s’est engagé à mettre fin à l’exploitation, l’avidité, et l’intérêt privé, qui se sont si bien établis et normalisés à la fois dans les institutions publiques et privées. Malheureusement cette tendance à la corruption s’est aussi banalisée dans la prévention du VIH, et correspond à une impunité sans précédent chez les associations de lutte contre le sida autoproclamées « communautaires ». Il s’agit d’organisations et de services nés de l’activisme populaire qui ont fini par exclure systématiquement les populations qu’elles prétendaient servir, s’en éloigner et se retourner contre elles. En termes de financement, crise=argent ; maladie=argent ; risque=argent [3].
Vous n’y allez pas de main morte !
Plus les associations de lutte contre le VIH peuvent décrire leurs communautés comme étant en mauvaise santé, malades, et à haut risque, plus elles sont favorisées financièrement et politiquement. Il faut que cela change. Les choix de financement devraient intégrer un critère de mérite et favoriser les programmes qui réussissent. Ce succès devrait être mesuré à l’aune de l’engagement communautaire, des collaborations authentiques, de la construction d’alliances, et de la participation d’intervenants sincères, et non au nombre de capotes utilisées. Beaucoup trop de programmes de prévention surchargés, et en particulier les campagnes de marketing social qui n’en finissent pas de bombarder les gais, continuent de drainer les ressources, qui seraient mieux employées à aider les gais à améliorer leur propre santé.
Un problème d’objectif ? Une vision limitée ?
La prévention du VIH a perdu de vue son objectif initial : réduire la maladie, la souffrance, et la mort. Au cours de l’épidémie, cet objectif initial a été assimilé à l’élimination de la transmission du VIH. Nous avons commencé à chiffrer les nouvelles infections, en nous servant de l’incidence du VIH comme du marqueur de progrès. Le marqueur secondaire que nous avons mesuré était le nombre d’utilisations de capotes dans les pratiques anales entre hommes. Cette équivalence initiale est maintenant lamentablement insuffisante pour calculer et représenter l’état du VIH et du sida aux États-Unis. Elle n’a pas su anticiper l’apparition des inhibiteurs de protéase et d’autres traitements médicamenteux qui ont augmenté l’espérance de vie des gens, ni la façon dont ces médicaments altèrent leur qualité de vie, pas plus que les facteurs qui influent sur le risque individuel et qui ne sont pas liés au préservatif (réseaux sexuels, serosorting, séroadaptation, charge virale du partenaire sexuel, etc.).
Mesurer le succès de la prévention du VIH en comptant les séroconversions au lieu d’évaluer l’impact du VIH sur la qualité de vie, voire sur l’espérance de vie, est réductionniste et dangereux. Cela reflète un problème inhérent aux pratiques professionnelles en épidémiologie : il faut davantage de méthodes qualitatives, en plus des méthodes quantitatives.
De nombreuses associations se référent régulièrement à des déclarations de mission telles que : « prévenir la transmission du VIH chez tous les hommes gais, bisexuels et transgenres », pour justifier des mesures de santé publique extrémistes prônant des politiques, des lois et même des impôts qui érodent les libertés civiles et violent les droits de l’homme. Ces missions sont invoquées pour leur technicité commode dans la conduite de ce que le Sigma Research appelle « la prévention du VIH par tous les moyens ». Prévenir les infections devrait rester un objectif, mais ne devrait jamais être notre unique objectif. Sans quoi on passe à côté des mille et une façon qu’ont les gens de situer le VIH dans la myriade de leurs préoccupations sanitaires, on renie les réalités socioéconomiques de l’accès au traitement, on écarte la valeur du traitement comme forme de prévention à elle seule, on étaye la division artificielle entre soin et prévention, et on ne prend plus ses responsabilités devant ceux qui sont déjà infectés, parce que les séropositifs en viennent à représenter un échec vis-à-vis des objectifs irréalistes de prévention du VIH… (suite de l’article)
Source : http://www.thewarning.info/
AFRIQUE DU SUD : Les jeunes enseignants parlent plus ouvertement du VIH
JOHANNESBOURG, 11 février 2010 (PlusNews) - En Afrique du Sud, les professeurs les plus jeunes ont davantage tendance à parler du VIH à leurs élèves, sans pour autant pratiquer ce qu’ils prêchent, d’après une étude récente.
Une étude de la Division de recherche sur l’économie de la santé et le VIH/SIDA (Health Economics and HIV/AIDS Research Division – HEARD – en anglais) de l’Université du KwaZulu-Natal, qui n’a pas encore été publiée, a observé que les éducateurs les plus jeunes, qui ont l’impression d’être plus informés sur le VIH et moins enclins à stigmatiser les personnes infectées, ont également plus tendance que leurs collègues plus âgés à parler à leurs élèves de questions liées au VIH. Ce rapport sera publié dans le Journal of Education. Gavin George, chercheur senior et co-auteur de l’étude, a dit qu’il pensait qu’il était plus facile pour les professeurs les plus jeunes de parler avec les élèves parce qu’ils étaient plus proches d’eux en âge, et plus susceptibles de connaître quelqu’un vivant avec le VIH. Les femmes âgées de 20 à 34 ans sont toujours le groupe le plus touché par le VIH, avec une prévalence d’environ 33 pour cent ; les hommes âgés de 25 à 49 ans sont le deuxième groupe le plus touché, avec une prévalence d’environ 24 pour cent, d’après une enquête nationale menée en 2008 en Afrique du Sud sur la prévalence, l’incidence, les comportements et la communication en matière de VIH. L’étude de la HEARD, qui a porté sur 34 écoles dans la province sud-africaine de Free State, a en outre observé que les professeurs les plus jeunes, comme leurs pairs, n’étaient pas à l’abri de la prise de risques pour leur santé ou celle de leur partenaire. Près de 50 pour cent des professeurs ne connaissaient pas leur statut sérologique ; sur ces 50 pour cent, la plupart ont dit qu’ils n’utilisaient jamais de préservatifs. D’après M. George, cela pourrait nuire à leur capacité d’être des modèles légitimes pour leurs élèves. « Personnes n’a jamais vraiment observé l’interaction entre les élèves et les professeurs [en matière de VIH] et, en ce sens, cette étude est vraiment novatrice », a-t-il dit à IRIN/PlusNews… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
publié en ligne : 11 février 2010
Ce vendredi 12 février doivent se tenir les assises parlementaires sur les prisons à la Maison de la Chimie à Paris. Act Up-Paris rappelle à cette occasion l’urgence d’une application effective de la loi sur la suspension de peine pour raison médicale.
Depuis 2004, des rencontres parlementaires sur les prisons sont organisées chaque année pour débattre de l’actualité pénitentiaire et sensibiliser les participants afin de réformer le monde carcéral. Cela reste un vœu pieux face à l’inertie des institutions et de ceux qui en sont responsables. Une fois de plus, nous y entendrons les mêmes discours et les mêmes spécialistes qui, depuis 30 ans d’hécatombe du sida dans les prisons n’ont toujours pas trouvé de solution pour humaniser l’institution carcérale : les parlementaires ont rendu inapplicable la loi sur la suspension de peine pour raison médicale [1] et n’ont fait que construire encore plus de prisons pour y enfermer encore plus de prisonniers précaires. L’ouverture des débats démarre sur un titre prometteur : « Sortir les malades des prisons ». Là encore, nous sommes confrontés à une hypocrisie profonde : ceux qui prétendent débattre doctement lors de ces assises parlementaires sont ceux-là mêmes qui ont durci scandaleusement la loi Kouchner [2] au point que les malades incarcérés en crèvent. Act Up-Paris, association de lutte contre le sida et pour la défense des prisonniers séropositifs, compte bien, par sa présence à ces assises parlementaires, faire entendre la voix de celles et ceux que la prison a tués ou tue encore… (suite de l’article)
Source : http://www.actupparis.org/
ALLEMAGNE : Une pop star allemande mise en examen pour avoir transmis le virus VIH
Publié le 12/02/2010
AFP
Le Parquet de Darmstadt (ouest de l’Allemagne) a annoncé vendredi la mise en examen, pour préjudices corporels graves, d’une des chanteuses du groupe de pop féminin allemand No Angels, Nadja Benaissa, qui n’avait pas informé plusieurs partenaires sexuels qu’elle était séropositive.
Selon l’acte d’accusation, la chanteuse, aujourd’hui âgée de 27 ans, a eu entre 2000 et 2004 cinq rapports sexuels non protégés avec au total trois partenaires, sans avoir informé ces derniers qu’elle était porteuse du virus du sida, ce dont elle était au courant depuis 1999. "Elle était donc consciente que chaque rapport sexuel non protégé pouvait entraîner la transmission du virus", a souligné le Parquet dans un communiqué. Il est avéré que l’un de ces trois partenaires a été contaminé par le virus du sida lors d’un rapport avec Mme Benaissa, ajoute-t-il… (suite de l’article)
Source : http://www.lepoint.fr/
SUISSE : Ouverture de PVA Valais
Le 12 février 2010
L’association PVA Valais a été créée il y a quelques mois. C’est un nouveau lieu d’écoute et d’échange pour les personnes séropositives du canton alpin. PVA Valais est situé rue des Tanneries (3ème étage) à Sion, ouvert tous les jeudis de 17 h à 21 h. Tél. : 079 421 87 32,
D’après le président de l’association, "une association similaire avait été lancée il y a environ 10 ans. Elle a été recréée récemment, avec le constat que de nombreuses personnes étaient envoyées par les médecins vers les associations PVA du plateau Suisse (Genève, Vaud) " nous indique le blog Fil Rouge qui ajoute que " le but de l’association est désormais d’attirer de nouvelles personnes, notamment les jeunes qui cherchent parfois des lieux d’échange et des moments où ils peuvent partager leur expérience avec d’autres personnes vivant avec le VIH".
Source : http://www.seronet.info/
ÉTHIOPIE : Des créations en préservatifs ornent le podium
ADDIS ABEBA, 10 février 2010 (PlusNews) - Les fantaisies de la mode se sont télescopées avec les réalités les plus dures de la vie lorsque, durant un récent défilé de mode dans la capitale éthiopienne, Addis Abeba, les préservatifs constituaient la matière principale sur le podium.
Lors du défilé de mode des vêtements en préservatifs – qui s’est tenu en janvier et qui était organisé par le groupe de marketing social DKT avec le Zalef Fine Art and Fashion Design Institute – 10 robes spectaculaires, réalisées entièrement à partir de 10 000 préservatifs masculins et féminins de toutes les couleurs, formes et tailles, étaient sous les feux de la rampe. « En Éthiopie, les préservatifs ont une mauvaise image ; les gens ont peur quand ils veulent acheter des préservatifs au supermarché – ils essayent même de vite cacher les préservatifs après les avoir acheté », a dit Emebet Alemu, créateur des robes et organisateur du défilé, à IRIN/PlusNews. « Nous voulions changer cela en utilisant un événement artistique, le défilé ouvrira [peut être] un peu l’esprit des gens…Peut être que cela rendra [les préservatifs] plus normaux pour les gens ». Les vêtements en latex ont été ensuite montrés durant quatre défilés – ils se tenaient sous le même thème « Abstenez-vous, soyez fidèle et utilisez des préservatifs » - à l’hôtel Hilton dans la capitale éthiopienne, il existe également un projet pour transposer ce défilé à Adama, une grande ville régionale. Cette initiative « mode » est l’initiative la plus récente de DKT pour essayer de briser la stigmatisation associée à l’utilisation des préservatifs en Éthiopie ; en 2009 il avait monté un café « préservatif » à Addis, et avait mené une campagne de deux mois pour distribuer des préservatifs et du pétrole aux employées de maison dans la capitale… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
ONUSIDA : Les postes brésiliennes s’engagent dans la campagne mondiale de sensibilisation au VIH
10 février 2010
Pour la première fois au Brésil, les bureaux de poste vont participer aux efforts destinés à prévenir les nouvelles infections à VIH. Le lancement du volet local de la campagne mondiale « La poste contre le sida » a eu lieu le mardi 9 février dans un bureau de poste de Brasilia, la capitale du pays.
Le Brésil, qui compte 730 000 personnes vivant avec le VIH selon les estimations, fait partie des sept pays pilotes, qui participent à cette initiative mondiale lancée en 2009 par l’ONUSIDA, l’Union postale universelle (UPU), l’Organisation internationale du Travail (OIT) et UNI Global Union. Cette initiative vise à mobiliser le réseau des 660 000 bureaux de poste à travers le monde dans la riposte au sida. La campagne concernera plus de 12 000 bureaux de poste au Brésil. Les supports comprennent des prospectus, des affiches, des cartes postales et une lettre spéciale contenant des messages de prévention, tous adaptés au contexte brésilien. Par exemple, le slogan international « La poste a votre santé à cœur » a été adapté de manière à intégrer un message de prévention plus explicite : « La poste lutte contre le sida. Et vous ? Protégez-vous : utilisez des préservatifs. » S’exprimant lors du lancement de la campagne, le Ministre de la Santé, M. José Gomes Temporão, a insisté sur la confiance et la reconnaissance dont jouit la poste au Brésil ; il a en outre affirmé la volonté renforcée du Gouvernement brésilien de lutter contre les préjugés et la discrimination, et de mettre en œuvre une politique englobant l’ensemble de la population et fondée sur les droits de l’homme. Durant la première phase de la campagne, les supports seront distribués dans le District fédéral – où se trouve la capitale – ainsi que dans les États prioritaires de l’Amazonas et de Bahia, où l’ONUSIDA avec d’autres institutions des Nations Unies mettent en œuvre un programme commun de soutien aux actions contre le sida… (suite de l’article)
Source : http://www.unaids.org/fr/
Publié le 12/02/2010
Par Chloé Durand-Parenti
Pierre Bergé est "assez content d’être assigné en justice". L’homme d’affaires et président de Sidaction, qui est poursuivi pour diffamation suite à un dépôt de plainte contre lui par l’Association française contre les myopathies (AFM), estime qu’il pourra ainsi s’expliquer. Il pourra ainsi revenir sur les propos visés par la plainte et tenus en novembre dernier. Une dizaine de jours avant le coup d’envoi du marathon caritatif annuel, Pierre Bergé avait estimé que le Téléthon avait "trop d’argent" et "parasitait la générosité des Français", déclenchant une vive polémique.
Des accusations que Pierre Bergé a d’ailleurs maintenues vendredi matin sur France Info, ironisant sur "une association contre la myopathie" qui "porte plainte contre un myopathe". "Je le répète et je le prouve, parce qu’il suffit de lire leur bilan, il suffit de lire le rapport de la Cour des comptes : 200 millions d’euros placés, 50 millions d’euros d’investis et 7 millions d’euros qui tombent tous les ans en produits financiers. Est-ce que vous trouvez ça normal ? Moi pas", a-t-il déclaré. "Et avec ça, on fait la manche !" "Je ne pense pas que les gens qui s’occupent aujourd’hui du Téléthon vont sortir la tête haute de tout cela", a-t-il averti indiquant avoir, de son côté, reçu de nombreux messages de soutien, y compris "de chercheurs célèbres dans le monde entier"… (suite de l’article)
Source : http://www.lepoint.fr/


