Actualités VIH

Texte publié le jeudi 14 janvier 2010.

ÉTUDE : On découvre que le vieillissement du cerveau s’accélère chez certaines personnes séropositives - THÉRAPIE : Rilpivirine/Truvada® : nouveau combo en vue - CANADA : QUÉBEC : Séropositif en procès : « Elle voulait se venger parce qu’il l’avait quittée » - BELGIQUE : Sida : non-lieu pour avoir caché sa maladie à son partenaire - TÉLÉ-RÉALITÉ : Big Brother allemand : un participant quitte l’émission en apprenant que deux candidats sont séropositifs - HOMOPHOBIE : Chasse aux pédés à Dakar : Le Sénégal conspué en Europe - HOMOPHOBIE : Vade retro… le retour - OUGANDA : Le président ougandais : « Revoyons la loi anti-gays »

imagerie

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ÉTUDE : On découvre que le vieillissement du cerveau s’accélère chez certaines personnes séropositives

Date d’affichage : 13/01/2010

Sean R. Hosein

Depuis 1996, la grande accessibilité de la multithérapie antirétrovirale a transformé l’épidémie du VIH/sida dans les pays à revenu élevé. Par conséquent, les décès causés par les infections et les cancers attribuables au sida sont beaucoup moins fréquents qu’autrefois.

Le mode d’action des médicaments anti-VIH consiste à réduire spectaculairement les niveaux du virus dans le sang, ce qui permet au système immunitaire de commencer à se réparer. Comme la plupart des pays à revenu élevé ont des systèmes publics de santé et de bien-être social, les chercheurs estiment de plus en plus que les personnes séropositives (PVVIH) qui n’ont pas d’autres problèmes de santé importants et qui sont capables d’adhérer au traitement pourront connaître une espérance de vie quasi-normale. Malgré les prévisions optimistes de plusieurs quant à l’avenir des personnes séropositives des pays riches, certaines préoccupations demeurent, à savoir :

- Il n’existe actuellement aucune combinaison anti-VIH capable de guérir l’infection au VIH.
- Bien que l’état du système immunitaire s’améliore sous l’effet du traitement, il n’est jamais complètement restauré, et le risque de cancer demeure plus élevé chez les PVVIH.
- Personne ne connaît les effets à très long terme de l’infection au VIH sur l’organisme.
- Les effets secondaires à long terme des combinaisons anti-VIH sont inconnus.

Inflammation

Même si les traitements anti-VIH permettent de réduire grandement la charge virale dans le sang, le VIH continue de se répliquer en faible quantité dans les ganglions et les tissus lymphatiques. À cause de cette production virale de faible intensité, le système immunitaire demeure dans un état activé. L’activation de la réponse immunitaire est une réaction normale à l’infection. Une fois l’infection maîtrisée, l’activation du système immunitaire se calme. Toutefois, comme l’infection au VIH n’est jamais complètement éliminée, il semble que le système immunitaire reste continuellement activé. Puisque les cellules immunitaires se déplacent un peu partout dans le corps et se logent dans nombre d’organes et de tissus, l’activation prolongée du système immunitaire semble nuire à la santé et au fonctionnement de plusieurs de ces organes et tissus.

Cible de choix : le cerveau

Le cerveau figure parmi les organes qui risquent de subir des dommages lorsque l’infection au VIH est présente depuis longtemps. Dès les premiers jours de la pandémie, les chercheurs reconnaissaient que l’infection au VIH causait souvent des changements comportementaux et cognitifs, notamment de la difficulté à penser clairement, des problèmes de mémoire, la confusion, le délire et, dans les cas extrêmes, la démence. Grâce à l’introduction de médicaments anti-VIH puissants, la démence liée au sida s’observe rarement de nos jours dans les pays à revenu élevé. Des recherches récentes portent cependant à croire qu’une perturbation subtile des fonctions cognitives du cerveau se produit même chez des PVVIH qui suivent fidèlement leur traitement et qui ne consomment pas de drogue ou d’alcool. Les résultats des études en question ont incité d’autres équipes à se pencher sur la question de l’impact du VIH sur le cerveau.

Recherche sur le cerveau

L’Université de la Californie à San Diego est reconnue comme un centre d’excellence pour la recherche sur le VIH et ses effets sur le cerveau. Des neuroscientifiques affiliés à cette université ont récemment complété une étude explorant la question du vieillissement du cerveau chez les personnes séropositives. Leurs résultats préliminaires laissent croire que le vieillissement du cerveau s’accélère de manière considérable chez certaines PVVIH.

Scanners magnétiques

Les responsables de l’étude menée à San Diego ont eu recours à une technique appelée IRMf (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle). L’IRM est utilisée dans beaucoup d’hôpitaux pour créer des images détaillées de l’organisme sans provoquer de douleur au patient. Cette technologie consiste à exposer le corps à un champ magnétique puissant et à capter sous forme d’images les effets exercés par celui-ci sur les cellules et les tissus. Lors d’une IRM fonctionnelle, ou IRMf, on demande au patient de faire certaines activités — telles que regarder des images ou répondre à des questions — pendant que le scanner est en marche. Cette méthode aide les chercheurs à déterminer quelles régions du cerveau sont actives durant le scan et à évaluer leur activité. L’IRMf permet aussi de distinguer entre du sang riche en oxygène et du sang pauvre en oxygène et de déterminer l’impact de cette différence sur les cellules cérébrales. Les neuroscientifiques trouvent l’IRMf utile pour l’étude des processus complexes ayant lieu dans le cerveau, tels que la lecture, le langage et le comportement.

Détails de l’étude

L’équipe de San Diego a recruté deux groupes de volontaires pour leur étude :

- 26 personnes séropositives (PVVIH)
- 25 personnes séronégatives

Le profil moyen des PVVIH était le suivant :

- 23 % de femmes, 77 % d’hommes
- âge – 39 ans
- compte de CD4+ – 486 cellules
- 60 % suivaient un traitement anti-VIH

Aucun des participants ne souffrait des maladies suivantes :

- autre maladie neurologique
- AVC
- trouble psychiatrique majeur
- toxicomanie : consommation de drogue au cours des trois mois précédents (confirmé au moyen d’une analyse d’urine)

Tous les participants ont subi une IRMf durant laquelle on leur a montré une série d’images.

Résultats

Les chercheurs ont découvert que le débit sanguin dans le cerveau des PVVIH était significativement réduit et ce, sans égard à leur âge ou au fait de suivre ou non un traitement anti-VIH. Après avoir comparé les IRMf des deux groupes, les chercheurs ont affirmé que l’effet de l’infection au VIH sur le cerveau « équivalait à une augmentation de 21 ans de l’âge du cerveau. » De plus, les chercheurs ont également détecté une réduction du taux d’oxygène dans le sang cérébral des PVVIH, peu importe leur âge ou le recours à un traitement anti-VIH. Selon l’équipe, le taux d’oxygène dans le sang cérébral des participants séropositifs — peu importe leur âge — était comparable à ce qui s’observerait chez des personnes de 15 ans leurs aînés.

Source vitale

Le sang permet aux cellules cérébrales de s’approvisionner en nutriments afin de bien fonctionner. De plus, il transporte de l’oxygène aux cellules cérébrales et emporte des déchets comme le dioxyde de carbone. Toute réduction de la circulation sanguine vers le cerveau peut causer des déficits d’oxygène ou de nutriments dans les cellules du cerveau, ce qui pourrait les empêcher de fonctionner efficacement. En théorie, si le ralentissement de l’approvisionnement en oxygène et en nutriments se poursuit longtemps, le cerveau risque de vieillir.

Prudence

Voici quelques points à ne pas oublier lorsque vous interprétez les études sur le VIH et le cerveau :

1. L’équipe de San Diego a mené une étude dite transversale. On peut comparer ce genre d’études à une photo instantanée : l’image qu’elles donnent n’illustre que ce qui se passe chez un groupe de personnes à un moment particulier.

2. Compte tenu des limitations des études transversales, ces chercheurs invitent d’autres équipes à mener des études longitudinales afin de pouvoir suivre les changements qui se produisent dans le cerveau des PVVIH sur une longue période. De telles études en révéleraient davantage sur le phénomène que vient de découvrir l’équipe de San Diego. De plus, une étude longitudinale permettrait de confirmer les résultats de la présente étude, et une telle confirmation est nécessaire.

3. Une autre limitation de la présente étude tient au faible nombre de sujets séropositifs inscrits. À cause de cette limitation, les chercheurs ne peuvent être certains que le vieillissement accéléré qu’ils ont observé est une caractéristique courante de l’infection au VIH.

4. Les recherches neurologiques sont sujettes à l’influence de la consommation de drogues, notamment l’abus d’alcool, la consommation de cocaïne, de méthamphétamine , d’héroïne et d’autres substances illicites. Ces drogues peuvent endommager le cerveau et nuire aux fonctions intellectuelles. Dans cette étude, les proportions de sujets ayant déjà consommé de la drogue étaient comparables dans les deux groupes, soit 40 %. Il faudrait que toute étude future évalue l’association possible entre consommation de drogues, infection au VIH et vieillissement.

Prochaine étape ?

Cette équipe de recherche se garde d’encourager le « recours systématique à l’IRMf pour l’évaluation diagnostique des personnes séropositives à cause des coûts et de l’accessibilité relativement limitée ». Les chercheurs reconnaissent toutefois que l’IRMf pourrait s’avérer utile lors d’études futures visant à aider les neuroscientifiques à mieux comprendre de quelle façon le VIH endommage le cerveau. L’IRMf « pourrait faciliter l’évaluation de stratégies thérapeutiques neuroprotectrices destinées aux patients séropositifs âgés », affirment-ils. Cette étude a mis en lumière un problème important, soit l’apparente accélération du vieillissement du cerveau de certaines personnes vivant avec le VIH. Non seulement les chercheurs doivent confirmer l’existence de ce problème, ils doivent aussi en déterminer l’étendue et trouver des solutions pour le contrer. À surveiller :

Le présent numéro de Vision positive de CATIE (hiver 2010) inclut un témoignage de la militante Maggie Atkinson sur le sujet des problèmes neurocognitifs chez les PVVIH. Lisez tout sur son expérience et ce qu’elle en a appris sur la protection du cerveau à l’adresse suivante : http://www.positiveside.ca/f/V11I2/...

Source : http://www.catie.ca/

THÉRAPIE : Rilpivirine/Truvada® : nouveau combo en vue

mercredi 13 janvier 2010

Une nouvelle combinaison tout-en-un à dose fixe contenant rilpivirine (TMC 278) et Truvada® (ténofovir + emtricitabine : Viread® + Emtriva®) pourrait bien être le prochain succès commercial dans le domaine des médicaments anti-VIH.

La rilpivirine, une nouvelle molécule de la classe des « non-nucs » (inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse), est actuellement en phase III, la dernière avant l’AMM. Tibotec, son fabricant, espère apporter la preuve que tout en étant non-inférieur à Sustiva® (éfavirenz) chez les patient-es naïf-ves de traitement, elle causerait moins d’effets indésirables. La combinaison fixe rilpivirine + Truvada® en est encore à un stade précoce de développement. Mais le brevet de Sustiva®, contenu dans Atripla® qui est l’un des antirétroviraux les plus vendus au monde, expire en 2012, date à laquelle il sera disponible sous la forme de générique. Or, si la future formule rilpivirine + Truvada® « all-in-one » se montre au moins aussi efficace qu’Atripla® mais avec un meilleur profil d’effets indésirables, elle pourrait rafler une bonne part du marché des traitements de première ligne et devenir le digne successeur d’Atripla® - entrant ainsi, en un comprimé par jour bien toléré, dans le quotidien de nombreuses personnes séropositives.

Plus d’infos sur : Aidsmed

LR

Source : http://www.sida-info-service.org/

CANADA : QUÉBEC : « Elle voulait se venger parce qu’il l’avait quittée »

Publié le 14 janvier 2010

Le Nouvelliste

(Shawinigan) « Elle voulait se venger parce qu’il l’avait quittée. » Une des sœurs de Michel Lavoie a soutenu hier, au procès de cet homme accusé d’avoir contaminé sa compagne au VIH, qu’à son avis, cette femme avait ourdi ce complot parce qu’elle n’acceptait pas du tout que l’accusé l’ait rejetée.

Plus tôt, cette parente de Lavoie avait été autorisée par le juge Richard Poudrier à faire état d’une conversation qu’elle avait eue avec la victime alléguée, conversation au cours de laquelle celle-ci lui aurait mentionné qu’elle savait depuis quelques semaines déjà que Michel Lavoie était séropositif. Or, lors de son témoignage il y a quelques mois, la victime avait soutenu de façon très claire qu’elle n’avait appris qu’à la mi-mai 2003, suite à un séjour à l’hôpital, qu’elle avait été contaminée par le virus du sida. C’est là le cœur de ce procès où le tribunal devra déterminer si la victime avait bel et bien été informée par l’accusé de son état de santé avant d’avoir une première relation sexuelle (au début d’avril 2003), comme le soutient Michel Lavoie, ou si ce dernier lui a caché sa séropositivité. Hier, la sœur de l’accusé a rappelé que même après le diagnostic du VIH, la victime avait continué de fréquenter cet homme. « C’était son cheval blanc », a-t-elle déclaré en ajoutant qu’elle avait mis en garde et son frère et la victime de bien se protéger. « Tout le monde a des bibites », lui aurait-elle répondu. Michel Lavoie, qui travaillait dans le secteur minier en Abitibi, envoyait régulièrement de l’argent à la victime pour qu’elle puisse payer notamment son essence et ses cigarettes. « C’est moi qui gérait ses affaires », a expliqué sa sœur qui dit avoir été souvent surprotectrice avec son frère. Elle a exhibé au tribunal des photographies prises en août 2004 où la victime, et même une ex-conjointe de Michel Lavoie, étaient présents à une fête d’enfant. Elle a souligné que c’est à partir de l’année suivante que les relations se sont détériorées entre son frère et la victime. Un jour, Michel Lavoie a mis sa compagne à la porte ne pouvant plus supporter, selon lui, sa possessivité et sa jalousie. « C’est à cette époque, s’est souvenue la sœur de l’accusé, que la victime aurait laissé entendre qu’elle allait se venger en portant plainte pour lui avoir donné le sida… (suite de l’article)

Source : http://www.cyberpresse.ca/

BELGIQUE : Sida : non-lieu pour avoir caché sa maladie à son partenaire

14 janvier 2010

Deux homosexuels namurois se sont rencontrés à Ostende. Après six mois de liaison, l’un des deux se rend compte que son partenaire lui a caché qu’il était atteint du sida. Il a alors porté l’affaire en justice mais cette dernière a ordonné un non-lieu.

Jean-Michel a rencontré son partenaire à Ostende. Les deux hommes sont namurois et s’installent ensembles. Au début, ils se protègent avant d’arrêter d’utiliser les préservatifs. "Au début, nous utilisions des préservatifs. Un jour, l’un d’eux s’est déchiré et nous avons décidé de ne plus nous protéger. Bien plus tard, j’ai découvert que mon partenaire se rendait souvent à l’hôpital. Il me prétendait que c’était pour son diabète", a expliqué Jean-Michel aux journalistes de la Dernière Heure. Comme les deux hommes se sont rencontrés à Ostende, l’affaire qualifiée de tentative de meurtre a été traitée au parquet de Bruges. C’est là que la chambre du conseil a ordonné un non-lieu, mercredi, en jugeant que la dissimulation de l’état de santé et le fait d’entretenir des relations sexuelles n’étaient pas punissables pénalement.

"Tentative de meurtre"

"Mon partenaire a reconnu qu’il était séropositif six mois après. C’est écrit noir sur blanc dans les P-V. C’est infernal. J’ai vécu des semaines dans la hantise. C’est bien pour cela qu’on retenait la tentative de meurtre", a encore expliqué Jean-Michel dans la Dernière Heure. Déçu par cette décision de la justice, l’avocat du plaignant considère qu’il s’agit d’un encouragement aux partenaires sexuels à dissimuler la vérité. Il a indiqué qu’il essayera de contourner ce non-lieu en citant directement le partenaire devant le tribunal… (suite de l’article)

Source : http://www.rtlinfo.be/

TÉLÉ-RÉALITÉ : Big Brother allemand : un participant quitte l’émission en apprenant que deux candidats sont séropositifs

Mis en ligne le 14/01/2010

Un participant à l’édition allemande de l’émission de télé-réalité Big Brother a quitté le programme en apprenant que deux candidats étaient séropositifs. Il a expliqué être venu participer à un jeu pour "s’amuser" et non être confronté à des "sujets graves".

Le couple de gays berlinois avait décidé d’annoncer sa séropositivité dès le début de l’émission. "Nous sommes tous les deux séropositifs. Moi depuis plus de 20 et Harald depuis sept ans", a déclaré Carlos, nerveux et anxieux, lors du premier repas pris en commun. Le départ d’un candidat a provoqué une longue discussion positive sur le thème du VIH entre les candidats restants.

Source : http://v2.e-llico.com/

HOMOPHOBIE : Chasse aux pédés à Dakar : Le Sénégal conspué en Europe

mardi 12 janvier 2010

Source : lobservateur.sn

La campagne de chasse aux « goorjiguènes », ouverte au Sénégal et qui a contraint de nombreux homosexuels à renoncer -temporairement et publiquement- à leur penchant sexuel ou à prendre le chemin de l’exil, est en train de nuire à l’image du pays en Europe. Après les dénonciations organisées dans la presse occidentale et les Unes incendiaires de Têtu -un journal militant de l’homosexualité- c’est au tour de la ville de Paris d’entrer dans la danse pour conspuer le comportement « inacceptable » des Sénégalais taxés d’homophobes.

La journée du 1er décembre, jadis destinée à la commémoration de la lutte contre le Sida, a été l’année dernière détournée de son objectif et transformée en tribune de dénonciation du Sénégal. La ville de Paris, -dirigée par Bertrand Delanoë, un homosexuel déclaré- a soutenu cette campagne en publiant, dans les rues de la capitale, des affiches sur lesquelles le pédé sénégalais, -juste vêtu d’une petite culotte et assis sur un tabouret en recevant des capotes de son amant blanc-, est drapé des couleurs nationales accentuant ainsi l’amalgame. Pis, ces mêmes pourfendeurs du Sénégal, dans leurs tentatives de dénonciation, vont jusqu’à commettre ( ?) les mêmes erreurs qu’ils prétendent combattre en confondant tous les Sénégalais à des homophobes. Le débat est devenu tellement crucial et l’amalgame si grand, ces derniers temps, que certains sympathisants de la cause des sans-papiers se demandent s’il faut continuer à soutenir « ces travailleurs immigrés illégaux dont les parents font la chasse aux homos ». Tout un programme…

Ils se disent « pédés » pour avoir des papiers

Bien que gênante, cette image peu reluisante du Sénégal profite bien à des compatriotes et à des sans-papiers africains. « De nombreux sans-papiers qui n’avaient pas été connus des services des préfectures ont profité de la situation pour demander l’asile politique, en se disant homosexuel persécutés au Sénégal », soutient une source proche des services de l’Immigration. Et ça marche parfois. Si les récits inspirés des papiers de journaux sénégalais sont faciles, le rassemblement des preuves matérielles, pour étayer leurs propos, n’est toujours pas chose aisée et demande l’assistance de faussaires et contrefacteurs professionnels. Une aubaine pour ces As de la contrefaçon qui proposent des papiers sénégalais à prix d’or. Ainsi, après la présumée appartenance au Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc), au Rdr d’Alassane Ouattara et à la rébellion ivoirienne -pour bénéficier du statut de réfugié-, c’est l’homosexuel sénégalais qui a la cote en Occident. Pourtant, bien que se voulant la patrie des droits de l’Homme, la France aussi a du mal à assurer la sécurité et le respect à ses citoyens considérés -aujourd’hui encore- par bon nombre de leurs compatriotes comme des « malades ». « La pire des insultes pour un parent, affirme Arnaud 65 ans, père d’un homo français, c’est d’entendre son fils lui dire : ‘’J’aime un autre homme’’. » Pour lui, « l’homosexualité est un dérèglement humain, une dépravation, un des signes annonciateurs de la fin du monde. »… (suite de l’article)

Source : http://xalimasn.com/

HOMOPHOBIE : Vade retro… le retour

Le 13 janvier 2010

Benoît XVI a dénoncé, une fois de plus (10 janvier) les lois qui, d’après lui, aboutissent à nier la différence entre les sexes, peu après l’adoption par le Portugal d’un texte légalisant le mariage homosexuel. Le pape a profité de sa traditionnelle audience de début d’année au corps diplomatique accrédité auprès du Vatican, pour qualifier les lois reconnaissant les homos comme des "attaques" envers ce que Dieu a créé. Il a dénoncé des "lois ou des projets qui, au nom de la lutte contre la discrimination, portent atteinte au fondement biologique de la différence entre les sexes". Pas plus cette année que les précédentes, le pape ne devrait être gay friendly !

Source : http://www.seronet.info/

OUGANDA : Le président ougandais : « Revoyons la loi anti-gays »

Par Habibou Bangré jeudi 14 janvier 2010

VIDÉO. Yoweri Museveni a déclaré mardi devant les membres de son parti qu’il fallait prendre en compte l’avis de la communauté internationale. Une position qui pourrait finir par isoler le chef de l’État ougandais. Regardez cette vidéo étonnante.

Le sujet crispe son pays. C’est peut-être pour cela que le président ougandais Yoweri Museveni a choisi d’aborder avec humour la polémique internationale causée par le projet de loi homophobe (lire notre article). C’était avant-hier, mardi 12 janvier, lors de la conférence exécutive de son parti, le Mouvement de résistance nationale (National Resistance Movement). Dans la salle, le ministre de l’Éthique et de l’Intégrité, Nsaba Buturo, un fervent supporteur du projet de loi, siégeait au milieu de collègues, législateurs et autres chefs de district. TÊTU vous propose de voir ce document issu de la télévision ougandaise, ici sous-titré en français… (suite de l’article)

Source : http://www.tetu.com/

[1] Wikimedia Commons Author, Semiconscious : Varian 4T fMRI, part of the Brain Imaging Center, en:Helen Wills Neuroscience Institute at the en:University of California, Berkeley.



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