Actualités VIH

Texte publié le mardi 1er décembre 2009.

SYMBOLE : L’histoire du ruban rouge - CANADA : QUÉBEC : Fondation Farha : Journée Mondiale du sida - ÉTATS-UNIS : Washington accueillera le congrès mondial sur le sida en 2012 - CANADA : QUÉBEC : La prévention du VIH manque d’argent - CANADA : QUÉBEC : L’organisme communautaire Séro Zéro devient REZO et élargit son mandat - CANADA : QUÉBEC : Pour en finir avec le sida - RDCONGO : Le difficile combat contre le sida à Goma - LIBAN : La pénurie des médicaments antisida, un problème endémique - FRANCE : Témoignage : il vit depuis 25 ans avec le sida - ALGÉRIE : Inquiétante propagation du sida : 114 nouveaux cas en six mois - FRANCE : Sida : les promesses de Carla - FRANCE : Aides : une fresque positive pour illustrer les 25 ans de l’association - CANADA : QUÉBEC : Les jeunes s’unissent à Montréal contre le VIH

ruban rouge

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SYMBOLE : L’histoire du ruban rouge

Elodie BIDAULT

Publié le 30/11/2009

Connu dans le monde entier, il fête cette année ses 18 ans. Retour sur ce symbole devenu aujourd’hui universel. C’est à New York en 1991 que Franck Moore aidé d’un groupe d’artistes, le Visual Aids Artists Caucus, décide de créer un symbole de solidarité pour la cause du Sida.

Une idée qui lui est venue pendant la guerre du Golfe, en voyant les familles des soldats mobilisés, accrocher des rubans jaunes à leur maison en signe d’espoir de les revoir un jour vivants. À cette époque, le virus du Sida avait déjà tué 130 000 personnes. Porter ce petit ruban rouge devient alors le moyen le plus simple, mais aussi le plus symbolique de rendre hommage à ces victimes, tout en affichant soutien et solidarité aux personnes atteintes par le VIH… (suite de l’article)

Source : http://www.bienpublic.com/

CANADA : QUÉBEC : Fondation Farha : Journée Mondiale du sida

1er décembre 2009

MONTREAL, QUEBEC—(Marketwire - 30 nov. 2009) - La fondation Farha vous invite à vous joindre à nous le mardi 1er décembre pour la Journée Mondiale du sida. ILLUMINATION au Parc de l’Espoir (rue Ste-Catherine est et Rue Panet) à 17h30 nous marcherons ensemble vers L’Église St James United (Ste-Catherine ouest à l’est de La Baie) pour le concert ’Believe’ à 19h.

Ensemble nous pouvons faire une différence !

Source : http://www.marketwire.com/

ÉTATS-UNIS : Washington accueillera le congrès mondial sur le sida en 2012

(AFP) – Il y a 3 heures

WASHINGTON — Washington accueillera en 2012 le congrès annuel de la Société internationale du sida, a annoncé la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton lundi, à la veille de la journée mondiale de lutte contre le sida.

"La société internationale du sida tiendra le congrès 2012 sur le sida à Washington", a déclaré la chef de la diplomatie américaine lors d’une réunion à la Maison Blanche. Mme Clinton s’est "réjouie" que ce choix ait été rendu possible par la décision des États-Unis de lever en janvier prochain l’interdiction, vieille de 22 ans, faite aux porteurs du virus du sida d’entrer sur leur territoire. Les États-Unis avaient accueilli pour la dernière fois en 1990 le congrès mondial sur le sida. Le congrès 2009 a eu lieu au Cap. Vienne accueillera la prochaine édition en juillet prochain, avant Rome en 2011. "Le président Obama et moi nous engageons à développer le leadership de l’Amérique dans la lutte mondiale contre le sida", a souligné Mme Clinton. L’administration Obama va notamment accroître en 2010 l’effort financier des États-Unis pour lutter contre la transmission du VIH de la mère à l’enfant, a annoncé lundi la Maison Blanche. Quelque 240.000 bébés auraient déjà ainsi évité la contamination. Selon la même source, le programme présidentiel PEPFAR d’aide à l’accès aux soins, mis en place par l’ancien président George W. Bush et que M. Obama compte élargir, a bénéficié jusqu’à présent à "plus de 10,1 millions de personnes dans le monde, dont plus de 4 millions d’orphelins et d’enfants vulnérables". L’administration Obama prévoit aussi de redoubler d’efforts aux États-Unis, où chaque année quelque 56.000 personnes contractent le virus du sida et 14.000 en meurent, selon les chiffres communiqués lundi par la ministre américaine de la Santé, Kathleen Sebelius.

Source : http://www.google.com/

CANADA : QUÉBEC : La prévention du VIH manque d’argent

Publié le 01 décembre 2009

Pascale Breton

La Presse

La clé pour réduire la propagation du VIH et des autres infections transmissibles sexuellement (ITS) est la prévention. Et le gouvernement n’y consacre pas suffisamment d’argent.

« Le montant alloué annuellement à la prévention du VIH est presque le même depuis 20 ans », dénonce le Dr Réjean Thomas, de la clinique médicale l’Actuel. Pour 2009-2010, Québec a versé 27 millions dans le cadre de sa stratégie de lutte contre le VIH et les ITS, soit le dépistage, la prévention et le financement d’organismes voués à la lutte contre le VIH et le sida. Mais ce n’est pas suffisant, estime le Dr Thomas, qui compare cet investissement aux dépenses liées à la trithérapie. Chaque année, il en coûte de cinq à six fois plus cher, soit entre 150 et 190 millions - selon les chiffres du ministère de la Santé et des Services sociaux - pour traiter les personnes atteintes de VIH. La trithérapie est arrivée comme une bouffée d’espoir pour les personnes séropositives. Le sida n’est d’ailleurs plus considéré comme une maladie mortelle, mais plutôt chronique. Mais avec la médication, certains semblent avoir baissé la garde, comme si le danger n’existait plus. « Toutes les infections transmissibles sexuellement avaient diminué dans les années 90. Depuis l’arrivée de la trithérapie, on voit une explosion des ITS et du VIH », relate le Dr Thomas. Parmi les ITS en hausse, on constate une explosion des cas de syphilis, une maladie qui avait presque disparu. En 1998, on ne rapportait que trois cas dans la province alors que depuis trois ans, ce sont plutôt de 400 à 500 cas qui sont déclarés annuellement. Les responsables de la santé publique déplorent également de plus en plus de cas de gonorrhée chez les jeunes filles de 15 à 24 ans alors que cette maladie était plutôt observée dans la communauté gaie. Le Québec fait-il assez de prévention ? « Oui, c’est vrai qu’on pourrait en faire plus. Mais surtout, des efforts doivent être fournis pour faire mieux et toucher plus de gens », croit le Dr André Dontigny, de la direction générale de la Santé publique au ministère. Selon les estimations, 70% de la population a une pratique sécuritaire en matière de relations sexuelles. Il faut rejoindre les autres, explique le Dr Dontigny. « La situation n’est pas suffisamment maîtrisée », dit-il. Si des maladies comme le VIH ou, dans une autre mesure, la gonorrhée ou la chlamydia, ne sont pas éradiquées, elles continuent de se répandre. « Ces maladies se propagent. À partir du moment où il y a des cas, on va nécessairement en avoir plus », ajoute le Dr Dontigny. Sur le terrain, les organismes communautaires constatent chaque jour le travail qui reste à faire, principalement en ce qui a trait à la communauté gaie. Beaucoup de préjugés et d’homophobie sociale persistent, ce qui entraîne l’isolement et une certaine détresse chez les personnes vivant avec le VIH… (suite de l’article)

Source : http://www.cyberpresse.ca/

CANADA : QUÉBEC : L’organisme communautaire Séro Zéro devient REZO et élargit son mandat

(CP) – Il y a 4 heures

MONTREAL — A la veille de la Journée mondiale du sida, l’organisme communautaire Séro Zéro qui s’occupe de sensibilisation au VIH-sida, change son nom pour REZO et élargit son mandat à la santé physique, mentale, affective et sociale des hommes gais et bisexuels.

En entrevue lundi, le directeur général de REZO, Robert Rousseau, a précisé que 12,5 pour cent des hommes gais et bisexuels de Montréal vivent avec le VIH-sida, selon les estimations, et qu’ils ont de nombreux besoins en matière de santé, notamment en matière de santé mentale. Il a indiqué que selon une enquête effectuée en 2008, les gais et bisexuels de la grande région de Montréal vivent un niveau élevé de stress et d’anxiété. Nombreux sont ceux qui sont également aux prises avec un problème d’image corporelle. Il a ajout que cette étude a aussi démontré que la santé sexuelle demeure une préoccupation importante des hommes gais et bisexuels et qu’ils souffrent d’isolement. M. Rousseau a également souligné que les gais et bisexuels de la métropole ont souvent des problèmes de consommation abusive d’alcool ou de drogues. Le président entend également combattre le fait que plusieurs hommes déterminent leur état de santé en fonction du VIH-sida. Nombreux se considèrent en santé du moment qu’ils ne sont pas contaminés par le virus.

Source : http://www.google.com/

CANADA : QUÉBEC : Pour en finir avec le sida

Mise à jour le lundi 30 novembre 2009

Lundi, à la veille de la Journée mondiale de lutte contre le sida, des experts, réunis à Québec, ont alerté les autorités sur les dangers du sida. Ces derniers s’inquiètent de l’indifférence des gouvernements et des citoyens pour cette maladie, qui est pourtant en augmentation dans les pays développés.

Les experts estiment qu’il se fait trop peu de travail de prévention auprès des jeunes, qui sont, disent-ils, de moins en moins informés sur le sida et les risques qu’ils courent en ayant des relations sexuelles non protégées, par exemple. La recherche et le développement se poursuivent néanmoins pour freiner la propagation de la maladie. Aux dires du Dr Réjean Thomas, il en coûterait de 10 à 15 milliards pour éradiquer le sida d’ici les 30 ou 40 prochaines années. « On dit que si on traitait tout le monde sur la planète, en 2040, 2050, il n’y aurait plus de sida, puisqu’il ne pourrait plus se transmettre. Deuxièmement, probablement qu’on devra traiter plus tôt que ce qu’on faisait avant », a affirmé le Dr Thomas. Ce dernier note toutefois que pour traiter les patients plus tôt, il importe d’abord que ces cas soient dépistés à temps. En effet, selon le Dr Thomas, au Canada, 30 % des gens infectés par le VIH ignorent qu’ils le sont. Quoi qu’il en soit, les recherches se poursuivent afin de mettre au point un vaccin qui permettrait de prémunir les gens contre la maladie. En attendant, la trithérapie, un traitement pour les gens atteints du sida associant trois antiviraux, s’avère efficace. Il est également désormais possible de prendre un médicament, dans les 24 heures, si on pense avoir été exposé au sida. Au Québec, en 2009, quatre nouveaux cas de VIH sida sont détectés par jour.

Source : http://www.radio-canada.ca/

RDCONGO : Le difficile combat contre le sida à Goma, en Afrique

Reportage

Elise Vincent

Goma (République démocratique du Congo) Envoyée spéciale

S’il est un endroit abandonné au risque du VIH, en Afrique, c’est bien Goma, ville de l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Une cité de 800 000 habitants, frontalière avec le Rwanda, où presque tout va mal. L’espérance de vie est de 47 ans et 80 % de la population vit avec moins de 1 dollar par jour. Une éruption volcanique a ravagé la ville, il y a sept ans. Les ressources minières de la région (or, diamants...) sont convoitées par une multitude de groupes armés. Et le va-et-vient des déplacés après plus de quinze ans de conflits, dont le génocide rwandais, concerne plusieurs centaines de milliers de personnes.

Il n’y avait presque rien à Goma jusqu’en 2003 pour lutter contre l’épidémie de VIH. C’est seulement depuis l’arrivée de nombreuses ONG qu’il y a le "paquet complet", comme l’appelle le médecin chef d’un dispensaire de la ville. C’est-à-dire la prise en charge de la maladie dans son ensemble : du dépistage au suivi psychosocial, en passant par le traitement antirétroviral et la détection des infections sexuellement transmissibles. Mais de nombreux blocages graves persistent et c’est dans les détails d’organisation qu’ils se trouvent.

"Débordés"

Il n’est qu’à observer le travail de Médecins du monde (MDM) sur place depuis 2003, pour comprendre les difficultés. En ville, l’ONG parraine un centre de dépistage anonyme au confort modeste mais soigné. "Une vingtaine de personnes se présentent chaque jour", explique la responsable. Un chiffre en hausse, preuve que grâce à la sensibilisation, la peur du dépistage est en train de diminuer, estime-t-elle. Mais beaucoup de personnes viennent seulement quand elles commencent à avoir les premiers signes de la maladie : amaigrissement, fatigue... A l’hôpital, MDM apporte aussi son aide à un service ambulatoire dédié à la prise en charge de ceux déjà malades. Une avancée remarquée à l’échelle de Goma, avec une jolie salle d’attente et une photo de chalet suisse accrochée au mur. Mais le service fait face à un cruel manque de moyens. A sa création, il gérait 270 malades. Aujourd’hui, avec 60 nouveaux cas par mois, il a 3 000 personnes à charge. Or, au total, ils ne sont que deux médecins et quatre infirmiers : "On est débordés", déplore le docteur Ndaba Hweje. Le service manque surtout de traitements antirétroviraux. Depuis janvier 2009, la structure a de quoi fournir des médicaments à 500 personnes, mais "on ne prend plus un seul nouveau cas, regrette M. Ndaba Hweje. Il y a des gens qui sont en stade 4 (le plus avancé de la maladie) et on les observe comme ça." La seule chose que le service a en quantité c’est du Bactrim - un antibiotique - donné pour éviter les surinfections, cause première de la mortalité chez les malades du sida. "On est là pour donner la vie, il est grand temps qu’il y ait une mobilisation à tous les niveaux !". Selon le docteur, l’hôpital aurait reçu récemment plusieurs appareils pour mesurer la progression de la maladie chez les patients. Mais le personnel n’a pas la formation pour s’en servir, et il manque les réactifs pour les faire fonctionner. Le service a aussi parfois des relations compliquées avec l’hôpital. Quand un patient dont la santé s’est aggravée doit être transféré, le personnel hospitalier rechigne à le soigner. Il ne bénéficie pas, en effet, de la même rémunération que l’unité spécialisée, financée par MDM. En cas d’accident, il n’y a pas non plus d’antirétroviraux disponibles… (suite de l’article)

Source : http://www.lemonde.fr/

LIBAN : La pénurie des médicaments antisida, un problème endémique au Liban

Par Nada MERHI | 01/12/2009

Aujourd’hui, la planète célèbre la Journée mondiale de lutte contre le sida, une maladie qui ne cesse de gagner du terrain avec 33,4 millions de personnes qui vivent avec le VIH/sida et 2,7 millions de nouveaux cas par an, selon l’Organisation mondiale de la santé. Au Liban, cet événement est une occasion pour dénoncer une fois de plus la discontinuité des traitements et de rappeler que la maladie est locale et non importée.

C’est comme prêcher dans le désert, mais en cette journée mondiale de lutte contre le sida, il est impossible de ne pas soulever, pour la énième fois, le problème de cette pénurie régulière des stocks de médicaments. Un problème endémique qui englobe malheureusement toutes les maladies chroniques et non seulement le sida. « Il existe un manque de gestion, même si une amélioration est notée au niveau de la distribution des médicaments grâce à une action conjointe du Programme national de lutte contre le sida et la Société libanaise du sida, explique le Dr Jacques Mokhbat, président de la Société libanaise des maladies infectieuses et de la Société libanaise du sida. Ce centre de distribution informe régulièrement la pharmacie centrale de son stock et de ses besoins prochains. La pénurie reste toutefois de mise et souvent nous manquons de médicaments majeurs qui ne peuvent pas être remplacés. Et c’est toujours avec un retard inacceptable que la commande pour le renouvellement du stock se fait au niveau de la pharmacie centrale et du service d’achat du ministère de la Santé. » Pour pallier ce manque thérapeutique, les regards se tournent vers des associations qui assurent les médicaments d’une manière plus ou moins régulière. « Malheureusement, il n’y a pas un vrai contrôle de la qualité des produits, mais nous sommes obligés de nous en accommoder, souligne le Dr Mokhbat. La Société libanaise du sida et d’autres associations achètent des médicaments sur le marché local ou étranger. Il n’en reste pas moins que le patient interrompt souvent son traitement, ce qui favorise le développement de résistances et nous mène à un autre problème grave, celui de l’échec thérapeutique ou de la difficulté à prendre certains médicaments. » Dans ces cas, les spécialistes se retrouvent les bras liés, puisqu’ils ne disposent pas d’un deuxième choix thérapeutique et encore moins d’un troisième. « Aux États-Unis et en Europe, la prise en charge des personnes atteintes de sida est très bien assurée avec un choix entre plusieurs protocoles thérapeutiques, alors qu’au Liban nous sommes coincés avec un seul protocole et un deuxième qui est boiteux, déplore le médecin. Tous les pays de la région ont plus de choix thérapeutiques que le Liban, au moment où ce dernier a été le premier à avoir introduit le traitement antiviral. De plus, les médicaments dont nous disposons sont les mêmes depuis au moins une décennie. Aussi efficaces soient-ils, ces produits ont des effets secondaires considérables qui les rendent souvent intolérables et inacceptables pour les patients. Je citerai à titre d’exemple les déformations graisseuses au niveau du corps et l’augmentation de la pigmentation de la peau, une hausse du taux de cholestérol et des triglycérides, l’hypertension et les accidents cardiaques. Or les nouvelles thérapeutiques qui existent dans le monde, y compris dans les pays arabes, sont moins toxiques. Malheureusement, nous n’avons pas accès à ces traitements au niveau du ministère et nous sommes obligés soit de les acheter, soit de les mendier auprès de certaines compagnies pharmaceutiques pour qu’elles nous envoient des médicaments de soutien. »

Un problème local

Le 1er décembre est également l’occasion pour rappeler que le sida est désormais une maladie « locale », « non importée », et qu’elle touche de plus en plus d’adolescents et de jeunes gens homosexuels et hétérosexuels. « Grâce aux centres de dépistage anonymes et gratuits, nous arrivons à détecter de plus en plus de cas à des stades précoces asymptomatiques, ce qui permet une meilleure prise en charge de la maladie », fait remarquer le Dr Mokhbat, qui insiste sur l’importance de l’éducation pour prévenir la transmission de la maladie. « Parler de vaccins qui protègent à 30 %, comme le font les compagnies pharmaceutiques concernées, est une aberration, affirme-t-il. Personne n’osera prendre un vaccin contre une maladie mortelle qui ne protégerait pas complètement. De plus, il y a un risque que les gens qui se croient à tort immunisés n’utilisent plus les techniques de prévention, comme le préservatif, ce qui augmentera en plus le risque des autres maladies sexuellement transmissibles. Dans sa forme actuelle, ce vaccin n’a aucun effet ni d’un point de vue personnel ni d’un point de vue de santé publique. » Par ailleurs, le rôle de la circoncision dans la protection de la maladie est également controversé. « Cette pratique est utile pour diminuer le nombre de transmissions à l’homme, souligne le Dr Mokhbat. Elle n’a aucun rôle pour diminuer la transmission à la femme. De même, il n’a jamais été prouvé qu’elle a un rôle dans les relations homosexuelles. Parler donc de la circoncision comme étant un des moyens de prévention du sida est également une erreur et faire de cette pratique un flambeau de bataille est un signe d’échec de toutes les campagnes contre le sida dans le monde. » Et le médecin d’affirmer que parmi les moyens de prévention qui réussissent restent l’éducation dès l’enfance, le traitement du VIH qui permet de diminuer la quantité du virus circulant dans la population et par conséquent le nombre de transmissions, ainsi que les moyens adoptés pour prévenir la transmission de la mère à l’enfant. « Actuellement, il est difficile de changer l’approche vis-à-vis de la sexualité. Un retour en arrière n’est pas possible. Il faut être pragmatique et proposer des solutions adaptées à la situation », conclut le Dr Mokhbat… (suite de l’article)

Source : http://www.lorientlejour.com/

FRANCE : Témoignage : il vit depuis 25 ans avec le sida

lundi 30 novembre 2009

Adeline CHARVET

Un couple de Nivernais raconte comment le VIH, secret pour leur fille adolescente, fait partie de la vie. Histoire d’une transmission hétérosexuelle.

« C’est pas comme si j’étais toxico, c’est la faute à pas d’chance », résume Alain * lorsqu’il s’explique sur sa positivité au VIH, la première décelée dans la Nièvre. Il a 36 ans quand, en 1985, suite à un don de sang, la présence du VIH dans son corps tombe comme « un coup de massue ». Suivent la confirmation d’un second test et des recherches qui le conduisent à son ancienne compagne transfusée lors d’un accouchement. « Elle est actuellement en vie mais j’en ai perdus pas mal autour de moi », amène Alain. Mais jusqu’en 2000, moment où le sida se déclare par une maladie respiratoire qui manque de balayer sa vie, il plonge sa séropositivité dans la dénégation. « J’ai fait des dégâts », résume-t-il. Car il partage des rapports sexuels avec trois femmes, sans protection. L’une d’elles est décédée du sida. « Elles n’ont jamais fait opposition », formule-t-il pour explication. La dernière, c’est Marie *, sa compagne et mère de leur fille, aujourd’hui adolescente, qui, elle, ne découvre la positivité de son partenaire qu’en 2000. « Je n’osais pas en parler. Je pensais qu’elle n’allait pas l’attraper parce que pendant dix ans je n’avais rien eu », expose Alain.

Leur fille, négative

Alors abattue, Marie évoque son anxiété générale mais pas sa colère face à lui. « Je pensais à ma fille », insiste-t-elle. Des tests lui révèlent sa positivité et la négativité de leur fille qui, neuf ans plus tard, n’en sait toujours rien. À la maison, Marie veille à ce que les brosses à dents et rasoirs ne soient pas échangés. Elle prend aussi des précautions face au public côtoyé au travail. Et, il y a quelques années, elle doit abandonner une grossesse. Sa famille et quelques amis à lui sont au courant du virus. Du côté de Marie, « ils ont des doutes mais n’en ont jamais parlé franchement ». Pour se préserver de la violence des mots et des réactions, le couple ne propage pas son bulletin médical… (suite de l’article)

Source : http://www.lejdc.fr/

ALGÉRIE : Inquiétante propagation du sida en Algérie : 114 nouveaux cas en six mois

01 Décembre 2009

Meriam SADAT

Le nombre de cas déclarés au cours du premier semestre 2009 est le double de celui enregistré durant l’année 2008.

Le chiffre fait peur, inquiète et interpelle les citoyens à la mobilisation et surtout à la prévention. Durant les six premiers mois de l’année en cours, l’Algérie a enregistré 144 nouveaux cas de sida, selon le président du Comité national de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles et sida (Cnlist-Sida), Abdelwahab Dif. A la veille de la célébration, le 1er décembre, de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le Pr Dif a indiqué que le nombre de cas déclarés au cours du premier semestre 2009 était pratiquement le double de celui enregistré durant l’année 2008 (60 cas). 553 cas séropositifs ont été dénombrés au premier semestre de l’année en cours, a-t-il dit, contre 585 durant toute l’année écoulée. Le Pr Dif, chef de service à l’hôpital Laâdi-Flici (ex-El Kettar), a estimé que « la prévention est le seul moyen de mettre fin à la propagation du VIH bien que le nombre des personnes infectées en Algérie soit nettement inférieur à celui enregistré dans d’autres pays ». « Le sida gagne de plus en plus de terrain en Algérie. L’heure n’est plus aux tabous et au conformisme stérile ». C’est en ces termes directs, sans équivoque que le rappeur algérien Lotfi Double Kanon a commencé son intervention lors de la conférence-débat animée, hier, par l’association « Aniss » pour la lutte contre le sida et la promotion de la santé, au centre de presse d’El Moudjahid. Pour ce qui est de la propagation du sida dans les milieux de la prostitution, il a avancé que « 99% des hôtels en Algérie, qu’ils soient privés ou publics, font dans la prostitution. La plupart des prostituées exercent ce métier pour subvenir à leurs besoins ». Quant à la gent masculine, il a expliqué qu’une grande majorité préfère passer directement à l’acte sexuel, négligeant le danger de contamination, au lieu de se diriger vers une pharmacie pour acquérir le moyen de protection. « C’est également tabou », a-t-il ajouté alors que même dans les sociétés les plus éclairées, les tabous nuisent aux causes qu’elles prétendent servir. Pis encore, il a avoué avoir rencontré des personnes qui n’ont jamais vu un préservatif ou qui ne savent même pas à quoi il sert… (suite de l’article)

Source : http://www.lexpressiondz.com/

FRANCE : Sida : les promesses de Carla

mardi 1er décembre par Simon Piel

Dans Bakchich Hebdo N° 9, nous racontions que Carla Bruni n’avait pas tenu son engagement pris voici un an de rencontrer les familles de malades de sida en banlieue. Depuis, les choses ont un peu bougé. Voici l’article paru dans Bakchich Hebdo N°9 le 18 novembre 2009

Après Bernadette et ses pièces jaunes, voici venu le temps de Carla et son ruban rouge. Nul doute que le 1er décembre, date de la journée mondiale contre le sida, sera l’occasion pour elle de rappeler à tous son engagement contre le vilain virus. Bakchich profite de l’occasion pour lui rappeler ses engagements.

Dans une interview parue dans le Parisien le 2 décembre 2008, l’on pouvait lire :

- « Le Parisien : Dans les quartiers difficiles, le sida reste tabou. Le Comité des familles pour survivre au sida voudrait vous rencontrer. Y êtes-vous prête ?

- Carla Bruni : Bien sûr. Tout ce qui se passe en banlieue m’intéresse particulièrement. »

Près d’un an après l’association attend toujours. Contacté par Bakchich, Reda Sadki, président du Comité des familles, raconte avoir tout de même rencontré Grégoire Verdeaux, chef de cabinet adjoint du mari de Carlita. L’interrogeant alors sur cette promesse non tenue de la first lady, le conseiller de lâcher benoîtement : « Que vouliez-vous qu’elle réponde ? » Une belle leçon de com’. En attendant, la bourse réservée aux associations pour cette journée a été vidée. La dotation du Groupement régional de santé d l’Île-de-France, pourtant dirigé par un proche de Sarko Ier, le préfet Daniel Canepa, a été divisée par deux entre 2008 et 2009. Passant de 200.000 à 100.000 euros. Si c’est ça l’effet Carla…

Actualisation, mardi 1er décembre 2009

12 jours après l’article paru dans Bakchich Hebdo N°9, les choses ont évolué. Par la voix de Grégoire Verdeaux, Carlita a repris le contact avec le Comité des familles. Après moultes discussions, rendez-vous a été fixé ce mardi 1er décembre, à l’Hôtel Marigny. Carla Bruni sera présente pour écouter plusieurs acteurs de la lutte contre le virus, parmi lesquels Pierre Bergé (président du Sidaction), Jean-François Delfraissy (directeur de l’agence nationale de recherche sur le sida), Christine Katlama (médecin), Bruno Spire (Aides) et Reda Sadki (Comité des familles). Un poil en retard, et après une piqûre de rappel, la Première Dame devrait donc finalement tenir sa promesse… (suite de l’article)

Source : http://www.bakchich.info/

FRANCE : Aides : une fresque positive pour illustrer les 25 ans de l’association

Créée en 1984 et reconnue d’utilité publique en 1990, Aides est la première association française de lutte contre le sida. Pour illustrer ses 25 ans, elle demandé à Vincent Malléa de réaliser une fresque "positive" et joyeuse, à l’image du mouvement. Pour illustrer ses 25 années de lutte contre le sida, Aides s’est tourné vers l’artiste Vincent Malléa qui soutient artistiquement l’association depuis de nombreuses années. "Sa démarche artistique coïncide avec le message que nous souhaitions passer pour ces 25 ans", explique le mouvement.

"Si ces 25 années de lutte ont été très dures pour un grand nombre de militants, qui ont perdu familles, amis, amours morts du sida, elles nous ont aussi rapproché", explique-t-on à Aides. L’association de se dit "fière de ses victoires" : le PaCS, la distribution libre de seringues, la place du malade dans la société, et "toujours plus solidaires avec les personnes séropositives !". C’est précisément le parti qu’a emprunté Vincent Malléa ; travailler sur une fresque "positive" et joyeuse, à l’image du mouvement Aides. Les modèles qu’on y voit sont des militants de l’association, des personnes connues (Jean-Paul Cluzel, Christophe Beaugrand, Jean-Claude Dreyfus...) ou non, en tous cas diverses et ce qui les relie est notamment ce petit morceau de latex qu’Aides distibue inlassablement dans ses actions menées toute l’année dans ses 70 délégations en France métropolitaine et outre-mer depuis 25 ans. L’énorme collage comprend 25 panneaux de 130cm de haut sur 81cm de large qui, mis bout à bout, constituent une fresque panoramique d’environ 30 mètres de long… (suite de l’article)

Source : http://v2.e-llico.com/

CANADA : QUÉBEC : Les jeunes s’unissent à Montréal contre le VIH

MATHILDE FOREST RIVIÈRE

MÉTRO

30 novembre 2009

Une centaine de jeunes âgés de 13 à 17 ans s’engagent à poser des actions pour lutter contre le sida dans le cadre d’un événement organisé conjointement par l’UNICEF et par les YMCA.

La deuxième édition de l’activité intitulée Toi et moi contre le sida !, qui prenait place au Centre des sciences de Montréal, visait à favoriser l’implication des jeunes dans le cadre des activités entourant le 1er décembre, qui est la Journée mondiale de la lutte contre le sida. Parmi les initiatives retenues par les adolescents, on trouve l’organisation de conférences et de collectes de fonds dans leurs écoles secondaires ainsi que la mise en place d’envois de préservatifs aux jeunes plus défavorisés. « Nous trouvons très important que la jeune génération s’engage pour la cause du sida, lance Marie-Michèle Mondor, chargée de projet à l’UNICEF pour l’événement. La situation demeure critique tant localement qu’internationalement, et ce sont les jeunes qui devront y faire face ! » L’UNICEF mène d’ailleurs une campagne internationale visant à réduire de 25 % le nombre de jeunes vivant avec le virus dans le monde d’ici 2010.

Une conscientisation réussie

L’événement a permis aux adolescents de mettre de côté certains tabous, notamment en leur permettant de rencontrer des jeunes vivants avec le virus, des sexologues ainsi que des travailleurs humanitaires. De plus, les participants ont exprimé leurs préoccupations et demandé aux décideurs politiques d’agir, par le biais de lettres. « Après cette journée, je suis décidée à aider les jeunes qui sont atteints de la maladie, au Québec, mais aussi en Afrique », s’exclame Julie Goulet, une participante âgée de 15 ans… (suite de l’article)

Source : http://www.journalmetro.com/

[1] GNU Free Documentation License, Version 1.2 Author Carlos.toledano : Red ribbon, enero de 2009



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