Actualités VIH

Texte publié le lundi 30 novembre 2009.

RECHERCHE : Sida : le singe vert, objet de toutes les attentions - TRAITEMENTS : Sida : l’OMS recommande d’avancer les traitements antirétroviraux - HOMOPHOBIE : Sida : le calvaire des homosexuels africains - FESTIVAL VIHsion : « Je n’accepterai jamais ma maladie » - CAMEROUN : Les personnes vivant avec le sida dénoncent la stigmatisation et l’absence d’une législation - FRANCE : Prévention du sida : "N’oubliez pas les hétéros, les familles" demande une association - OPINION : France : Sida 2008, les chiffres - FRANCE : Nouvelles orientations de prévention du VIH : enfin un ministre de la santé s’engage - FRANCE : Rapport Lert-Pialoux : la stratégie de réduction des risques sexuels chez les gays contestée par Act Up - FRANCE : Opinion : Dr Denis Mechali, Les paradoxes de la maladie « VIH sida » - KENYA : Objectif : un million de personnes dépistées en trois semaines - VIETNAM : Un club du chèo composé de séropositifs à Thai Binh - FRANCE : VIH et emploi… au théâtre - PUBLICATION : « 30 ans de sida, 20 ans d’Act Up » vus par l’hebdo « Politis »

singe vert

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RECHERCHE : Sida : le singe vert, objet de toutes les attentions

Publié le 30/11/2009

Par Anne Jeanblanc

Actuellement, 33 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde et, en France, on déplore encore 6.300 nouvelles contaminations par an. Plus de 25 ans après la découverte du virus du sida par des chercheurs de l’Institut Pasteur, cette maladie reste un fléau inacceptable qui affecte tout particulièrement les pays et les populations les plus démunis. Mais en cette veille de Journée mondiale de lutte contre le sida, l’Institut Pasteur prouve une fois encore son dynamisme dans la recherche. Une équipe de l’unité de régulation des infections rétrovirales, en partenariat avec l’ Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS), fait état dans le Journal of Clinical Investigation de décembre, de résultats montrant l’existence d’un contrôle rapide de l’activation immunitaire chez le singe vert d’Afrique infecté par le virus simien du sida (SIV).

Les singes verts d’Afrique sont des hôtes naturels du SIV à l’origine du VIH. Contrairement à l’homme, lorsqu’ils sont infectés, ces animaux ne finissent pas par souffrir de la maladie, en dépit d’une charge virale élevée. L’étude montre que ces singes verts développent une réponse immune innée en réaction à l’infection, mais que cette réponse est rapidement contrôlée, en moyenne au bout de 28 jours, empêchant ainsi la survenue d’effets délétères comme on peut en observer chez les personnes infectées. Le virus continue à se multiplier, mais ces singes ne tombent pas malades. Un tel phénomène ne se produit pas chez le macaque. "Nos résultats apportent pour la première fois la preuve qu’il existe un mécanisme actif de contrôle de l’activation immunitaire chez le singe vert, explique Michaela Müller-Trutwin, responsable de ce projet à l’Institut Pasteur… (suite de l’article)

Source : http://www.lepoint.fr/

TRAITEMENTS : Sida : l’OMS recommande d’avancer les traitements antirétroviraux

(AFP) – Il y a 54 minutes

GENÈVE — L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé lundi, à la veille de la journée mondiale du sida, de donner plus tôt des traitements antirétroviraux aux personnes séropositives, avant même l’apparition de symptômes de maladie.

Selon ces nouvelles recommandations de l’OMS, les mères séropositives et leurs enfants doivent également prendre des antirétroviraux pendant la grossesse et durant toute la période d’allaitement afin d’éviter la transmission du VIH. "Plusieurs essais cliniques ont démontré l’efficacité des antirétroviraux pour la prévention de la transmission pendant l’allaitement", a indiqué l’OMS qui recommande désormais de commencer le traitement dès la 14e semaine de grossesse et jusqu’à la fin de la période de l’allaitement. "Ces nouvelles recommandations sont fondées sur les dernières données disponibles. Leur adoption généralisée permettra à de nombreuses personnes dans des zones à forte charge de morbidité de vivre plus longtemps et en meilleure santé", a fait valoir le Dr Hiroki Nakatami, Sous-Directeur général de l’OMS chargé du VIH/sida. En 2006, l’OMS a recommandé que tous les patients commencent un traitement antirétroviral quand le nombre de leurs CD4 (un moyen de mesurer l’état du système immunitaire) tombe en dessous de 200 cellules/mm,3 ce qui correspond souvent au moment où apparaissent des symptômes dus à l’infection par le VIH. "Depuis, des études et des essais ont clairement démontré qu ?en commençant le traitement plus tôt, on réduit le taux de morbidité et de mortalité. L’OMS recommande donc de commencer le traitement à un seuil de CD4 plus élevé, à savoir 350 cellules/mm3 chez tous les VIH-positifs, y compris les femmes enceintes, qu’ils soient ou non symptomatiques", a expliqué l’organisation dans un communiqué. On estime à 33,4 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH/sida et à 2,7 millions celui des nouvelles infections annuelles. Le VIH/sida est la première cause de mortalité dans le monde chez les femmes en âge de procréer.

Source : http://www.google.com/

HOMOPHOBIE : Sida : le calvaire des homosexuels africains

Les homosexuels africains ne bénéficient d’aucune aide et d’aucun secours dans la prévention du sida.

Saturday 28 November 2009

Longtemps, le principal obstacle au soin des séropositifs en Afrique a été le manque de moyens. Les génériques étaient accessibles dans un faible nombre de pays. Même la puissante Afrique du Sud avait pris un retard considérable dans le traitement de la maladie. Puisque son Président Thabo Mbeki niait l’efficacité des traitements et ne faisait rien pour que son pays se procure des génériques. Alors même que l’Afrique du Sud était la nation la plus touchée au monde par la pandémie.

Mais aujourd’hui, le principal obstacle n’est plus seulement financier. Il est bien davantage lié aux mentalités. Ainsi, les homosexuels africains sont souvent les parents pauvres de la politique de prévention. Les ONG qui tentent de leur venir en aide travaillent dans des conditions très difficiles. Dans la moitié des pays du continent noir, l’homosexualité est toujours considérée comme un crime passible de prison ferme. Même dans un pays comme le Sénégal -réputé pour sa tolérance-, un homosexuel risque jusqu’à cinq ans de prison. Une cour a d’ailleurs récemment condamné des homosexuels à huit ans de prison, allant bien au-delà du réquisitoire du procureur. Dès lors les homosexuels se cachent. Comme le souligne le quotidien sénégalais Walfadjri, « la plupart d’entre eux sont mariés » car la pression sociale est telle qu’ils ne peuvent afficher au grand jour leurs préférences sexuelles. Depuis peu, une ONG tente de venir en aide aux homosexuels séropositifs au Sénégal, mais elle travaille dans la clandestinité. « Nous n’organisons jamais deux fois de suite des réunions au même endroit » explique l’un des dirigeants de cette ONG, qui tient à garder l’anonymat. Beaucoup de populations considèrent encore le Sida comme un « châtiment divin ». La plupart des séropositifs préfèrent cacher leur statut. A plus forte raison, s’ils sont homosexuels. Ainsi dans la ville de Louga, dans le nord du Sénégal, il existe un centre de dépistage. Mais aucune indication n’est fournie quant à la maladie qu’il s’agit de découvrir. Quand on lui demande si des homosexuels se font soigner, Souleymane, l’un des notables de Louga s’indigne : « Mais il n’y a pas d’homosexuels dans notre ville. L’Islam nous protège de ce genre de perversion. C’est uniquement à Dakar que cela peut exister. A cause des contacts répétés avec l’Occident ». A la question : « Quelle pourrait être la réaction de la ville, si jamais l’on découvrait des homosexuels », il répond : « l’homosexuel serait tout simplement mis au banc de la communauté. Il n’existerait plus pour les autres. Il serait hors de l’Islam ». Un jugement d’extrémiste ? Sans doute, mais dans sa communauté cet homme est plutôt considéré comme un « modéré ». La « punition » qu’il imagine est une « version soft » de ce qui pourrait arriver. Cette année à Dakar, des hommes suspectés d’homosexualité ont failli être lynchés par la foule. Ils n’ont dû leur salut qu’à une intervention de la police. D’autre part, dans la région de Dakar, des cadavres ont été déterrés et jetés dans la rue. Les morts étaient suspectés d’avoir été homosexuels… (suite de l’article)

Source : http://www.slate.fr/

FESTIVAL VIHsion : « Je n’accepterai jamais ma maladie »

Les gens souriaient trop. La nature était trop verdoyante. La lumière du jour était trop vive. C’était le début du printemps, mais pas pour Dominic Raîche. Il venait d’apprendre qu’il était séropositif.

À l’instar d’autres jeunes, il a été invité à produire une vidéo montrant ce que signifie pour lui avoir le VIH. Ces vidéos seront présentées ce soir à Montréal dans la foulée de la Journée mondiale du sida, qui a lieu le 1er décembre. Dominic Raîche a intitulé sa vidéo Une heure et quart, le temps qu’il a attendu son diagnostic sur une petite chaise droite, à la clinique, en avril. « Normalement, il ne faut que quelques minutes avant d’avoir le résultat du test, mais comme le mien était positif, le médecin l’a fait faire une deuxième fois. Plus le temps passait, plus je me disais que c’était mauvais. » Sa vidéo traite du choc de ce diagnostic, de cette lourdeur qui l’a envahi, « comme si j’entrais dans le sol, sans cercueil ». « Cet été, dit-il dans la vidéo, je ne ferai pas de jardin. » Ironiquement, Dominic Raîche, qui a aujourd’hui 32 ans, travaillait avant comme homme à tout faire dans un centre d’hébergement pour personnes toxicomanes et sidéennes. « En faisant le ménage, je tombais parfois sur des seringues et je faisais très attention. Je ne voulais surtout pas attraper le sida. » Dominic était déjà en arrêt de travail depuis trois mois - il souffrait d’épuisement professionnel - quand il a appris qu’il avait le VIH (qu’il n’a pas contracté au travail). Il faut encaisser le diagnostic - « ça, c’est long » - et l’annoncer à la ronde, à répétition. « Chaque fois que j’ouvre la bouche, je vomis cette nouvelle sur les gens que j’aime. » Il y a ceux qui réagissent trop fort, comme cette amie, complètement bouleversée. « J’ai dû m’en éloigner, elle dramatisait trop. » Il y a ceux, plus nombreux, qui banalisent la chose, « qui te disent que c’est pas si grave, qu’il y a des médicaments. C’est pour ça que j’ai fait mon film. Pour dire que c’est normal d’être déprimé. Ce n’est pas drôle d’être fatigué tout le temps, de vivre avec l’angoisse de ne pas savoir à quel moment la maladie se formera, de devoir se battre tout le temps avec sa compagnie d’assurances. » Pas facile, non plus, de vivre sans cesse avec la peur du rejet. « Quand j’aurai envie d’une autre relation amoureuse, est-ce que je vais tenter de m’inscrire à un site de rencontre pour gens atteints du VIH ? Je ne sais même pas si ça existe, mais c’est le genre de choses que je me demande. » Aux trois mois, Dominic retourne dans cette même salle d’attente où il était assis avant de recevoir son diagnostic. Chaque fois, il évite de choisir la chaise où il était, ce jour d’avril. « Bien sûr, j’ai pensé parfois mettre fin à mes jours, mais je n’ai pas su par lequel commencer. » Cette citation de Prévert conclut la vidéo de Dominic qui a du mal à la revoir, maintenant que le temps a un peu passé.

***

« Je ne veux surtout pas passer pour "une pauvre sidéenne" », dit Shayo Detchema au terme de l’entrevue.

Elle tient, à la toute fin, à corriger le tir, craignant d’avoir brossé un tableau trop noir. « Je mène une vie aussi active que possible. » C’est elle, d’ailleurs, qui a organisé le festival de vidéos. N’empêche qu’il faut une bonne dose de courage pour garder la tête hors de l’eau. À 14 ans, elle a appris qu’elle était séropositive. « J’ai pleuré pendant un an », se souvient-elle. La maladie s’est formée quand elle avait 19 ans. « De 19 ans à 25 ans, je n’allais pas bien. J’ai dû interrompre mes études, pour les reprendre à mon rythme. » Des infections à répétition, des cellules précancéreuses diagnostiquées : toute sa vingtaine y a passé. Vivre avec le sida, « ça signifie aussi de vivre tout près de la pauvreté, mais ce n’est pas vrai que je vais m’en faire avec cela en plus. Je m’en tire bien, dans le fond. » « Je n’accepterai jamais ma maladie. Tous les jours, elle a un tel impact dans ma vie, elle m’impose tellement de limites. Je suis en colère, mais j’essaie de transformer cette colère de façon positive, à travers les arts. »… (suite de l’article)

Source : http://www.cyberpresse.ca/

Note de Fréquence VIH : les vidéos de ces trois jeunes cinéastes et celles d’autres jeunes impliqués dans le projet Prise Positive seront diffusées sur Fréquence VIH et le seront également sur le site de CATIE.

CAMEROUN : Les personnes vivant avec le sida dénoncent la stigmatisation et l’absence d’une législation au Cameroun

29 novembre 2009

Par Raphaël MVOGO

Xinhua

Des associations de personnes vivant avec le VIH/SIDA ont dénoncé samedi à Yaoundé, deux jours avant la Journée mondiale du SIDA, la stigmatisation persistance à leur égard et l’absence d’une législation face à cette pandémie dans le pays, lors d’une réunion ayant au menu des discussions sur une proposition de loi soumise par elles au parlement.

"Globalement, avec le travail de sensibilisation qui se fait depuis des années, la stigmatisation n’a plus la même ampleur. Mais on a des gens qui ont perdu leur emploi à cause de leur statut de séropositif. On a des procès en justice pour que ces personnes soient réhabilitées dans leurs droits", a déclaré le président du Réseau camerounais des associations des personnes vivant avec le VIH/SIDA (RéCAP), Michel Olivier Irogo. "On a aussi les cas de diffamation, à propos des personnes dont le statut est jeté en pâture sur la place publique. Dans les villages, contrairement aux grandes villes comme Yaoundé et Douala om la situation a beaucoup évolué favorablement, il y en a qui souhaitent même que les personnes vivant avec le VIH soient enterrées vivantes", a-t-il ajouté. Selon lui, le refus par les autorités camerounaises de faire voter une loi sur la pandémie, pour suivre l’exemple des pays africains comme le Tchad, la République centrafricaine (RCA), le Togo, le Burkina Faso, le Mali ou encore la Sierra Leone, est une forme de discrimination. Coordonnateur du Réseau sur l’éthique, le droit et le SIDA ( REDS), Jean-Marie Talom a déploré le mutisme du programme des manifestations de l’administration en charge de la Santé publique à l’occasion de la Journée mondiale 2009 face au thème choisi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). "Le thème de la Journée mondiale est axé sur les droits humains liés au VIH/SIDA. Dans le programme officiel, aucune allusion n’y est faite. C’est hallucinant. Je m’attendais aux débats sur l’accès aux soins ou la discrimination en milieu professionnel", a- t-il souligné. Lors de leur réunion samedi dans la capitale camerounaise, sous le thème "Loi sur le SIDA : où en sommes-nous au Cameroun ?", les membres du RéCAP ont exprimé une sorte de mal-être et de révolte sourde face à une attitude qui consiste à continuer à considérer le SUDA comme "une maladie de la honte". Ils ont également dénoncé ce qu’ils estiment comme l’hypocrisie autour de leurs droits et ce qui, aux yeux d’Huguette Atchomou, séropositive depuis 13 ans et présidente de l’association "Espoir et vie Cameroun", se résume à un fonds de commerce entretenu sur leur situation. "Ce sont ceux qui ne sont pas infectés qui s’engraissent sur le dos des malades. Ce sont des sommes d’argent importantes qui sont dépensées tout le temps, à l’occasion des activités liées au SIDA", s’est indignée cette jeune Camerounaise de 33 ans… (suite de l’article)

Source : http://www.casafree.com/

FRANCE : Prévention du sida : "N’oubliez pas les hétéros, les familles" demande une association

(AFP) – Il y a 23 heures

PARIS — Le Comité des familles, une association qui regroupe 300 familles vivant avec le virus du sida à travers la France, a plaidé vendredi pour que les hétérosexuels qui souvent ont une vie familiale ne soient pas oubliés par les campagnes publiques de prévention.

"Il ne faut pas oublier les hétérosexuels, qui ont souvent une vie de famille", a déclaré Reda Sadki lors d’une conférence de presse à Paris qui a donné la parole à des personnes "concernées" : mères séropositives vivant avec un conjoint séronégatif et ayant eu des enfants séronégatifs, enfants séropositifs depuis leur naissance dans les années 80, .... Vendredi, la Direction générale de la Santé a appelé à une vigilance particulière chez les homosexuels. Près de 7.000 nouvelles contaminations par le virus du sida (VIH) sont survenues en France en 2008, selon les dernières estimations de l’Institut de veille sanitaire (InVS). 48 % concernent des hommes ayant des relations avec des hommes. "Si une moitié des nouvelles personnes contaminées sont une priorité, les autres sont quoi ? C’est dangereux et incompréhensible de ne se focaliser que sur une moitié ! ", s’est exclamé M. Sadki. Il s’est défendu de vouloir "opposer les populations touchées", mais rappelle qu’"on n’est plus à une époque où le virus ne touchait que les populations à risque" comme les toxicomanes, les prostituées, les homosexuels. "Le virus est partout dans la société", a-t-il dit. "Les hétérosexuels, ça fait des couples et des bébés : cette dimension familiale n’est pas du tout connu du grand public", a-t-il ajouté. L’association a monté le "projet Madeleine", du nom d’une mère de famille atteinte du sida morte il y a deux ans à l’âge de 43 ans. Celle-ci s’était investie dans les actions de prévention qui donnent la parole, auprès des jeunes en milieu scolaire, directement aux personnes touchées. Des partenariats sont en cours avec des infirmières scolaires et des enseignants de Seine-Saint-Denis, département où a été fondé en 2003 le Comité des familles.

Source : http://www.google.com/

OPINION : France : Sida 2008, les chiffres

Didier Lestrade

Minorités, La Revue no 13

22/11/09

Après les résultats de Prevagay, ceux de l’InVS pour l’année 2008. Scoop : ils sont mauvais. Sommes-nous en train de vivre une « séquence » d’alerte sur les mauvais chiffres du sida chez les gays ? Peut-on imaginer que ces annonces auront un effet sur les débats qui vont entourer le 1er décembre ?

Il y a encore un ou deux ans, on a été plusieurs à remarquer que le rendu des chiffres de l’Institut national de Veille Sanitaire provoquait des réactions étranges dans le milieu sida. On était dans la période de stabilisation des nouvelles contaminations. Avec des chiffres tournant autour des 7000 nouvelles infections par an, il y en avait qui disaient qu’on était arrivé à un « plateau » qui reflétait le « risque consenti » dans la communauté gay. Ces chiffres n’explosaient pas et finissaient par rassurer certains. On relativisait la reprise de l’épidémie. Le bareback ne provoquait pas la catastrophe attendue, en termes d’incidence, et certains avaient des phrases qui finissaient avec des points de suspension, comme : « Et puis, on sait bien comment évolue l’épidémie en France… ». Du genre, il n’y a pas trop à s’inquiéter, on va vers un tassement des données. Certains rêvaient à voix haute : finalement, le problème se résoudrait peut-être tout seul. Bien sûr, je n’ai jamais vraiment pensé ça. Je suis persuadé que les chiffres du sida fluctuent, pour des raisons mystérieuses, entre des mauvaises années et des années mauvaises. Le rapport de l’InVS du 19 novembre dernier montre clairement que le VIH se transmet toujours avec force dans le groupe des gays, des bisexuels et des hommes qui ont des relations avec des hommes. C’est la population la plus touchée. Ce groupe totalise 48% des 6940 nouvelles contaminations en 2008. Cette épidémie ne cesse de se masculiniser à nouveau avec une majorité d’hommes (51%). Tous les autres groupes touchés en priorité par le VIH voient leurs chiffres baisser, sauf les gays. Chez eux, le taux est 200 fois supérieur à la population hétérosexuelle. Visiblement, sur les sites d’info, ces derniers chiffres ont été lus avec lassitude. Une enquête Prevagay, ça passe à la limite. Des chiffres officiels de l’InVS, ça coince. Il ne manque plus qu’une avalanche de mauvaises données provenant des pays européens voisins à l’occasion du 1er décembre, et on arrive à saturation. Il faut dire que l’InVS nous frustre toujours sur les chiffres sida. Les épidémiologistes ne sont pas nos amis et, si on regarde ce rapport avec plus d’attention, on remarque plusieurs choses : il n’est pas bien long. Quelques graphiques, pas de fromage, on reste sur notre faim de chiffres croustillants. Pas de données affinées sur les régions, sur les territoires d’outre-mer, sur des comparaisons avec l’étranger, je sais pas moi. C’est radin. Sur FB et ailleurs, on voit bien que ce qui gêne dans ces chiffres, c’est le risque de l’amalgame. Établir des généralités à partir de données où l’on voit que le sida est 200 fois plus dangereux pour un gay qu’un hétéro, c’est emmerdant. Je suis quand même très étonné de voir que certains donnent leur avis sur cette situation, ce qui est bien, Internet est pour ça, mais on dirait vraiment qu’ils ont passé les années 2000 à regarder ailleurs. Je crois qu’ils n’ont pas beaucoup lu les pages de Têtu sur le sida. J’avais un ami qui m’a dit « Mais quand vas-tu te mettre à parler de génotype de virus ? ». Franchement, j’ai l’impression que les gays ne savent même plus ce qu’est un génotype. En l’espace de quelques années, on a beaucoup perdu, en termes de connaissance, sur le sida. Tous les séropos à Paris se font suivre par leur médecin, en ville. Ils ne vont plus à l’hôpital pour leurs bilans. Dans les salles d’attente aujourd’hui, ce sont les Africains ou les co-infectés VIH/VHC que l’on voit. Et ça, c’est un symbole de notre compréhension du sida, dans son ensemble, pas seulement quand on va voir son médecin tous les 3 mois.

Une prévention en crise

Il y a encore beaucoup de gays qui utilisent la capote et qui restent safe. Qu’est-ce qui les motive ? Quand on dit que l’on a tout essayé en matière de prévention, est-ce qu’on l’a vraiment fait ? Utilisons-nous les techniques modernes pour faire passer le message ? Et certains messages sont-ils communicables quand on sait que les structures associatives sont souvent à l’origine des blocages mentaux ?... (suite de l’article)

Source : http://www.minorites.org/

FRANCE : Nouvelles orientations de prévention du VIH : enfin un ministre de la santé s’engage

dimanche 29 novembre 2009

La Mission RDRs dirigée par France Lert et Gilles Pialoux a rendu vendredi son rapport sur les « nouvelles » méthodes de prévention. Warning, association de lutte contre le sida et de promotion de la santé LGBT, avait été auditionnée dans le cadre de ce rapport. Nous accueillons de manière positive les recommandations de la Mission.

Nous notons en particulier que le rôle des traitements et de l’approche par la « réduction des risques sexuels » sont reconnus en matière de politique de prévention de l’infection à VIH ainsi que la place des tests rapides dans l’offre de dépistage. La recommandation de mise en place de centres de santé sexuelle LGBT pour répondre aux défis que pose le VIH dans cette population nous semble aller tout particulièrement dans la bonne voie. Warning argumente en faveur de ces centres depuis 2005, année où notre association a organisé un colloque international à l’hôtel de ville de Paris sur « Santé gaie et VIH : Nouveaux concepts, nouvelles approches ». Rappelons que de tels centres existent depuis plusieurs années, notamment aux États-Unis et que leur utilité et leur efficacité, en particulier dans la lutte contre l’épidémie de VIH, n’est plus à démontrer. Nous accueillons favorablement les déclarations de Roselyne Bachelot qui soutient les conclusions de la Mission et le nouveau paradigme de prévention. La ministre vient d’annoncer que le prochain plan national de lutte contre le VIH et les IST sera nourri des recommandations du Conseil National du Sida et de la Mission Lert-Pialoux. Nous prenons note de cet engagement. Warning soutient depuis le début l’avis du CNS, sur le traitement anti-VIH comme outil de prévention, comme nous avions soutenu les déclarations du professeur suisse Bernard Hirschel en 2008 sur le même sujet. Warning relève que la ministre s’engage donc dans une politique plus réaliste, plus proche des personnes et en phase avec les connaissances scientifiques en prévention. Nous sommes sensibles au fait qu’elle reconnaisse ce qui est la base même de la lutte contre l’épidémie de VIH/sida depuis la proclamation des « principes de Denver » qu’il faut "responsabiliser sans culpabiliser" et qu’elle s’engage à lutter contre les préjugés dont souffrent au quotidien les personnes séropositives. Ce rapport pose un terme à dix années de « conflits qui ont stérilisé l’action publique » et compliqué le travail des associations. En toute logique, le rapport Lert-Pialoux propose une nouvelle gouvernance de la prévention en France et une répartition plus précise des rôles entre la DGS et l’INPES. Nous ne pouvons que nous en féliciter. Toutefois, cette nouvelle politique de prévention ne pourra porter ses fruits que si le ministère et les différents services affichent dès à présent une réelle volonté d’ouverture et de prise en compte du paysage associatif de lutte contre le VIH tel qu’il existe aujourd’hui et non pas tel qu’il était dans les années 1990. C’est ainsi que nous comprenons l’appel de madame la ministre à une « mobilisation collective ». Nous la prenons donc au mot et attendons des signes concrets dans les semaines et les mois qui viennent pour la mise en application de sa déclaration. Warning est prêt à dialoguer et à participer à cette nécessaire ouverture.

Source : http://www.thewarning.info/

FRANCE : Rapport Lert-Pialoux : la stratégie de réduction des risques sexuels chez les gays contestée par Act Up

Mis en ligne le 30/11/2009

Le rapport de la Mission Pialoux-Lert sur la prévention et la réduction des risques sexuels pour les homosexuels est plutôt bien accueilli par les associations de lutte contre le sida, à l’exception notable d’Act Up qui accuse Roselyne Bachelot de vouloir "empêcher le débat" sur cette approche.

Le ministère de la Santé à dévoilé dans les grandes lignes, vendredi 27 novembre, les nouvelles orientations futur "plan VIH/IST", attendu pour la fin du premier trimestre 2010, à l’occasion de la remise du rapport de France Lert et Gilles Pialoux sur les nouvelles méthodes de prévention, en particulier chez les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH). Les recommandations qu’il contient devraient être largement reprise dans ce futur plan. Réalisé par France Lert, chercheuse à l’Inserm et le professeur Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Tenon (Paris), ce document qualifie de "priorité absolue et urgente" la prévention chez les hommes ayant des rapports homosexuels. Le rapport s’inscrit dans "une approche de réduction des risques". Tout en rappelant que le préservatif reste "le socle de la prévention", il considère qu’un traitement rétroviral réduit le risque de transmission VIH. Le rapport préconise notamment d’avancer la mise sous traitement des séropositifs ou encore d’étudier l’efficacité de pratiques sexuelles visant à contourner le préservatif (non-éjaculation, rapport insertif plutôt que réceptif quand on est séronégatif...). La création de centres de santé sexuelle pour le public LGBT et la nomination d’un responsable de la "santé sexuelle LGBT" qui coordonnerait les experts scientifiques et associatifs sont également conseillés. Ces nouvelles orientations, largement axée sur une stratégie de "réduction des risques sexuels", sont plutôt bien accueillies par les associations de lutte contre le sida, à l’exception notable d’Act Up. L’association voit dans le rapport Lert-Pialoux "un prétexte pour imposer l’adoption d’une politique de réduction des risques qui ne peut que faire controverse au sein de la communauté gay" et accuse Roselyne Bachelot de vouloir "empêcher le débat". Act Up-Paris demande que les propositions qu’il contient soient discutées "au regard d’une stratégie globale de lutte contre le sida". Aides, pour sa part, parle "d’un document clair et précis, rédigé par deux chercheurs reconnus pour leurs travaux dans le champ du VIH et dont les recommandations sont basé sur des études scientifiques et sur l’expérience des acteurs de terrain"… (suite de l’article)

Source : http://v2.e-llico.com/

FRANCE : Opinion : Dr Denis Mechali, Les paradoxes de la maladie « VIH sida »

Article paru le 27 novembre 2009

Praticien hospitalier au service des maladies infectieuses et tropicales du centre hospitalier de Saint-Denis (SeIne-Saint-Denis).

Ma première chronique 
aurait pu être  : 
« Le sida, une maladie sans importance ». Quelques centaines de décès annuels, 6 000 nouvelles contaminations annuelles « seulement ». Par comparaison à des maladies comme le cancer, l’Alzheimer, pourquoi une « journée spéciale sida »  ? La maladie n’a pas « flambé », il n’y a pas de rejet social massif, la « maladie mortelle » est devenue « maladie chronique au long cours ». Mais le sida reste une « maladie politique ». Médicaments et gros moyens sont 
au Nord, « gros bataillons » de malades au Sud, continuant à mourir faute d’accès au soin. Et c’est pareil pour bien d’autres fléaux comme le paludisme, la tuberculose… En France, dans les années 1980, des associations comme Aides, avec Daniel Defert, des « scandales utilement médiatisés » comme l’affaire du sang contaminé ont fait évoluer l’organisation du soin, redistribué le pouvoir entre des docteurs volontiers « mandarins » et des équipes soignantes larges. Il reste encore des murs à abattre, expliquant l’activisme d’associations comme le Comité des familles qui se battent contre « l’épidémie oubliée » en banlieue, touchant des personnes souvent discriminées.

Cette « maladie sans importance » participe aussi d’une tentative de préserver le « care », mot anglais que l’on peut traduire par « soigner avec sollicitude », soin technique et accompagnement en santé. Le sida tisse aussi, et à tous les âges de la vie, l’intime de chacun, le lien entre sexualité, affectivité, amour, avec le risque de mort, le secret nécessaire, « vital », et ce qu’il faut bien révéler aussi. J’ai entendu un jour Gracia Machel, la femme de Nelson Mandela, dire : 
« En Afrique du sud, la lutte contre le sida est politique, via les médicaments, mais c’est aussi un problème de respect entre les jeunes hommes et les jeunes filles, et cet enjeu dépasse ce seul outil utile qu’est le préservatif. » Le respect de l’autre, l’amour, choix politiques de l’essentiel. Vous avez dit « maladie sans importance », vraiment  ?

Source : http://www.humanite.fr/

KENYA : Objectif : un million de personnes dépistées en trois semaines

NAIROBI, 27 novembre 2009 (PlusNews) - Le gouvernement du Kenya a lancé une ambitieuse campagne de lutte contre le VIH qui vise à dépister au moins un million de personnes, à travers le pays, sur une période de trois semaines.

Le programme est la première étape d’une campagne nationale qui prévoit de dépister 10 millions de personnes d’ici juin 2010. « Lorsqu’une personne est dépistée, si elle est infectée elle est en mesure de demander un traitement et des soins. Pour celles qui ne le sont pas, elles peuvent mieux se protéger [pour conserver] leur statut sérologique négatif », a expliqué le docteur Nicholas Muraguri, responsable du Programme national de lutte contre le VIH/SIDA et des infections sexuellement transmissibles. Selon les résultats d’une enquête sur les indicateurs du sida menée au Kenya, 80 pour cent des adultes séropositifs du pays ne connaissent pas leur statut sérologique… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]

VIETNAM : Un club du chèo composé de séropositifs à Thai Binh

29/11/2009

La province de Thai Binh (delta du fleuve Rouge) dispose d’un club du chèo (théâtre populaire) baptisé Huong Lua (parfum de riz). C’est un club pas comme les autres. Ses membres sont tous porteurs du VIH/sida. La plupart sont des femmes.

Avec ce club, les malchanceux peuvent se rencontrer, partager leurs joies et leurs peines. Ici, ils deviennent des acteurs, actrices amateurs qui interprètent des pièces de chèo racontant l’histoire de leur vie. Le club chèo Huong Lua se situe au quartier de Trân Lam, ville de Thai Binh. De loin, on peut écouter les sons de la viole à 2 cordes, du tambourin et la voie du metteur en scène Trân Trong Bang qui dirige les répétitions de la pièce Le sort des femmes séropositives. Les acteurs et actrices, en sueur, les yeux en larmes, désirent ardemment retrouver une vie digne de ce nom et recevoir l’accueil de la communauté via leur représentation artistique. Le metteur en scène Trong Bang, enseignant à l’école artistique de Thai Binh, conduit les membres de Huong Lua depuis 5 ans. Il désigne une jeune femme, Hoàng Thi Tho, et affirme qu’elle est la meilleure actrice du club. Selon les membres de la troupe, depuis que sa maladie a été diagnostiquée, elle perd parfois le contrôle en se mettant à hurler et à détruire le mobilier de sa maison, s’abandonnant totalement au désespoir. "J’ai été contaminée par mon mari. Parfois, je souhaite en finir et me suicider", raconte Tho, très émue. "Heureusement, ma petite fille a échappé au virus. Elle est mon espoir, ma fierté et c’est elle qui m’aide à continuer à vivre", ajoute-t-elle. Désignant une autre femme qui montre des signes de fatigues, Trong Bang chuchote : "Elle s’appelle Mên, domiciliée dans le district de Kiên Xuong. Elle est très faible. Sa vie est devenue un cauchemar". D’après lui, ses 2 enfants ont été contaminés par le VIH/sida et en sont morts.

Huong Lua, 2e famille pour les séropositifs

Chaque pièce chèo est un message que les acteurs veulent envoyer à la communauté et à la société. Le metteur en scène Trong Bang explique que les pièces chèo sont montées en se basant sur la situation des acteurs et actrices amateurs. Et via chaque pièce, les spectateurs peuvent mieux comprendre cette maladie ainsi que la vie des séropositifs. Le club Huong Lua est invité à faire des représentations du Nord au Sud. Ses membres se rappelleront toujours du moment où ils ont joué dans le district de Dông Hung. Après la fin de la pièce Confiance en la communauté, des centaines de spectateurs sont montés sur la scène pour embrasser les acteurs et actrices… (suite de l’article)

Source : http://lecourrier.vnagency.com.vn/

FRANCE : VIH et emploi… au théâtre

C’est sur le thème de l’emploi et du VIH que les associations Résonance et Akene A (à Lorient) organisent en partenariat avec le Théâtre de l’Opprimé de Paris une pièce de théâtre interactive. Baptisée "Emploi/Sida : De quoi avons-nous peur ?", cette pièce (du théâtre forum) est orientée sur l’emploi, les rapports entre les acteurs du monde du travail et les personnes séropositives. Il s’agit de se servir du théâtre et d’histoires dont les spectateurs peuvent changer le cours pour faire réfléchir à ce qui se passe pour les personnes séropositives dans le milieu professionnel. Comme l’expliquent les associations organisatrices : "150 000 personnes sont concernées par le sida en France. 43 % sont hors de l’emploi." Après Orléans et Marseille, ce sont les employeurs et les acteurs de l’emploi du Pays de Lorient qui sont invités à réfléchir sur leurs représentations du VIH par rapport à l’emploi. Ce théâtre forum, projet soutenu par Sidaction, se déroule mardi 1er décembre à 19 h 30 à la salle Courbet du foyer AGORA (83, rue de l’Amiral Courbet à Lorient). Plus d’infos sur http://www.kerfleau.org/resonance.htm Plus d’infos au 02 97 76 21 50 et au 02 97 76 74 80.

Source : http://www.seronet.info/

PUBLICATION : « 30 ans de sida, 20 ans d’Act Up » vus par l’hebdo « Politis »

Par Marc Endeweld dimanche 29 novembre 2009

REVUE DE PRESSE. L’hebdomadaire consacre un long article à Hugues Fischer, ancien co-président d’Act Up-Paris, qui revient sur les spécificités de cette association de lutte contre le sida pas comme les autres.

À l’occasion des 20 ans de l’association d’Act Up, et à quelques jours du 1er décembre, journée mondiale de luttre contre le sida, l’hebdomadaire Politis consacre cette semaine sa « une » et un long article à un de ses anciens co-présidents, Hugues Fischer, séropositif depuis près de trente ans. Un portrait sous forme de célébration donc, accompagné d’un premier titre très factuel - « 30 ans de sida, 20 ans d’Act Up » - et d’un second teinté d’une émotion plus forte : « je ne pensais pas voir l’an 2000 ».

Une association politique

Le journaliste de Politis, Olivier Doubre, ayant lui-même ancien militant d’Act Up, commente à propos de l’association : « si Act Up-Paris n’est pas la seule association française de lutte contre le sida, elle est la seule qui se considère comme exclusivement politique et a largement contribué à modifier l’image des malades dans la société française, à obtenir une prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale et, surtout, à accélérer l’arrivée en masse des traitements, contraignant ainsi la volonté initiale des grands laboratoires pharmaceutiques ».

Une prise en charge hors du commun

Et de rappeler : « Et de fait, grâce en grande partie à ces activistes qui revendiquèrent d’emblée leur séropositivité au grand jour, les malades du sida ont bénéficié en France d’une visibilité et d’une prise en charge hors du commun par rapport à bien d’autres pays européens ». Devant une telle histoire, un petit retour en arrière s’impose, et Olivier Doubre a choisi de retracer le parcours personnel d’Hugues Fischer, « le plus ancien » des membres actuels d’Act Up. Il s’y est investi moins de trois mois après sa création en 1989, « à une époque où l’on a l’habitude de "voir" les séropositifs dissimuler leur visage à la télévision ». Deux ans plus tôt, Marc, son compagnon, mourrait du sida : « c’était l’horreur », note-t-il avec pudeur… (suite de l’article)

Source : http://www.tetu.com/

[1] Wikimedia Commons Author Solrac1993 Carlos Vermeersch Santana : Singe vert à Saly, Sénégal. 29 June 2008



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