HRW : Journée mondiale du sida : Les lois punitives infirment les progrès réalisés dans le traitement du VIH - AFRIQUE DU SUD : L’espérance de vie en baisse - UNITAID : VIH/sida : Pratiquer aussi le « commerce équitable » pour les médicaments - RECHERCHE : Un traitement personnalisé pour lutter contre le VIH - MYANMAR : Le Fonds mondial de lutte contre le sida revient en Birmanie - HOMOSEXUALITÉ : Afrique et VIH « Oui à l’action et à la mobilisation ! » - CANADA : Ottawa au secours des homosexuels - FRANCE : Rapport : Nouvelles méthodes de prévention et réduction des risques - WARNING : Paris, Montréal... et Bruxelles ! - BELGIQUE : VIH : trois infections diagnostiquées par jour

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Il vaut mieux se concentrer sur les traitements préventifs et respectueux des droits humains
Novembre 25, 2009
(New York, le 25 novembre 2009) - Les mesures de prévention du VIH tout comme l’espoir suscité par les thérapies antirétrovirales conçues pour prévenir ce virus sont menacées par les lois punitives visant les personnes déjà infectées par le VIH et celles à risque, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui, à la veille de la journée mondiale du SIDA.
Cette année, le thème sera « l’accès universel et les droits humains » et portera à la fois sur les objectifs visés tels que l’accès universel à la prévention, le traitement et les soins tout en soulignant l’importance du respect des droits humains dans la lutte mondiale contre le SIDA. L’accès universel au traitement a été également un thème central lors des discussions sur le traitement antirétroviral (ART) qui se sont déroulées l’année passée dans le cadre de stratégies globales de prévention du VIH. D’après les statistiques, un traitement antirétroviral universel précoce associé à des programmes de prévention du VIH permet à la longue de freiner l’infection au VIH. « L’expérience montre dans un nombre croissant de cas que le traitement antirétroviral peut constituer un volet important des stratégies globales de prévention », a observé Joe Amon, directeur de la division Santé et droits humains à Human Rights Watch. « Toutefois les chances du traitement par la prévention risquent d’être compromises si la question des violations de droits humains n’est pas abordée et si des lois punitives continuent de cibler les personnes infectées du VIH ou celles à risque. » Dans de nombreuses régions du monde, la législation criminalise effectivement les groupes infectés du VIH ou ceux à risque tels que les travailleurs du sexe, les drogués et les homosexuels. Human Rights Watch estime que ces lois favorisent non seulement la stigmatisation et la discrimination, mais bloquent davantage l’accès à l’information et au traitement du VIH et contribuent à la propagation de la maladie. Les lois qui criminalisent la transmission du VIH dans certains pays n’encouragent pas le dépistage du VIH et exposent éventuellement les personnes au courant de leur infection à des sanctions pénales tout en épargnant celles qui ignorent leur état… (suite de l’article)
Source : http://www.hrw.org/fr/
AFRIQUE DU SUD : L’espérance de vie en baisse
JOHANNESBOURG, 26 novembre 2009 (PlusNews) - Les Sud-africains meurent plus jeunes et en plus grand nombre, et le VIH/SIDA en est responsable, selon un rapport publié cette semaine par l’Institut sud-africain des relations raciales.
L’espérance de vie est passée de 62 ans en 1990 à 50 ans en 2007 ; elle devrait chuter encore d’ici 2011, à 48 ans pour les hommes et 51 ans pour les femmes, selon le rapport annuel de l’Institut sud-africain. Les auteurs notent que parmi les 37 pays développés et en développement, l’Afrique du Sud est l’un des six pays où l’espérance de vie a chuté entre 1990 et 2007, seul le Zimbabwe affichant un déclin plus rapide. Des neuf provinces d’Afrique du Sud, celles qui ont la plus forte prévalence du VIH ont également l’espérance de vie la plus courte – 43 ans au KwaZulu-Natal, suivi par le Free State et le Mpumalanga, à 47 ans pour les deux. Les principales causes de décès sont la tuberculose (TB), la grippe et la pneumonie, qui ont pour point commun d’être des maladies opportunistes associées au VIH/SIDA… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
UNITAID : VIH/sida : Pratiquer aussi le « commerce équitable » pour les médicaments
Source : UNITAID www.unitaid.eu, mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 27 novembre 2009
Les résultats d’une étude réalisée par l’Université de Boston démontrent que l’approche innovante de fourniture de médicaments adoptée par UNITAID a révolutionné un certain nombre de niches sur le marché des médicaments contre le sida, et que la création imminente d’une communauté de brevets pour les antirétroviraux (ARV) pourra démultiplier ces bons résultats en permettant d’économiser potentiellement dix millions de dollars par an. L’intervention sur les marchés des médicaments pourrait ainsi garantir des traitements sur le long terme aux personnes vivant avec le VIH/sida.
« L’impact en santé publique de ce type d’intervention sur le marché peut être incroyable », a affirmé Philippe Douste-Blazy, Président d’UNITAID. « Les gouvernements et autres fournisseurs de médicaments dans les pays en développement peuvent maintenant compter sur une gamme plus importante de produits disponibles à un prix plus abordable. La dure réalité d’enfants qui meurent pour des causes liées au VIH dans les pays pauvres pourra bientôt appartenir au passé ». En générant une offre et une demande durables pour de nouvelles formulations essentielles, UNITAID a stimulé une concurrence saine et une meilleure réponse du marché aux besoins des patients dans les pays en développement… (suite de l’article)
Source : http://www.santelog.com/
RECHERCHE : Un traitement personnalisé pour lutter contre le VIH
AUDREY LAVOIE
MÉTRO
26 novembre 2009
Un groupe de chercheurs du Centre universitaire de santé McGill, avec à sa tête le Dr Jean-Pierre Routy, met à l’essai un nouveau traitement personnalisé pour lutter contre le VIH/sida. Les premiers essais cliniques ont donné des résultats partiellement encourageants, assez du moins pour continuer à tester les vaccins pendant une troisième phase qui débutera en mars 2010. Entretien avec le chercheur.
Dr Routy, en quoi consiste exactement ce traitement ?
Le traitement à l’essai est un vaccin thérapeutique fait à partir du virus même du patient à qui l’on injectera le vaccin. Alors, c’est vraiment une thérapie taillée sur mesure pour le patient. On lui injecte ses propres cellules immunitaires, multipliées en laboratoire et amplifiées grâce un adjuvant qui augmentera sa réponse immunitaire.
Quel est le but ultime de cette étude ?
L’objectif est de trouver un traitement pour remplacer la trithérapie chez des patients qui vont bien, pour leur éviter la prise quotidienne de médicaments et les effets secondaires… (suite de l’article)
Source : http://www.journalmetro.com/
MYANMAR : Le Fonds mondial de lutte contre le Sida revient en Birmanie
Par LEXPRESS.fr, publié le 27/11/2009
Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a décidé de revenir en Birmanie, toujours sous le contrôle de la junte, et d’y investir dans un premier temps 110 millions de dollars. L’organisation internationale s’était retirée du pays en 2005 à la suite de pressions du gouvernement américain.
Source : http://www.lexpress.fr/
HOMOSEXUALITÉ : Afrique et VIH « Oui à l’action et à la mobilisation ! »
jeudi 26 novembre 2009
Yves Yomb* (Alternatives Cameroun)
Sida Info Service : A quand remonte la création d’Alternatives Cameroun ?
Yves Yomb : L’association a été officiellement créée en 2006 à la suite de la publication de listes de personnalités présumées homosexuelles dans des journaux camerounais. En fait elle fonctionnait officieusement depuis un an.
SIS : Votre association est très active pour défendre les droits des MSM (Men who have sex with men), ceux qui ne se reconnaissent pas comme homosexuels. Après trois ou quatre ans de travail, identifiez-vous des évolutions, des points positifs ?
YY : Sans pouvoir dire que nous roulons sur l’or et que tout va bien, quelques points positifs émergent cependant. Les autorités camerounaises savent que nous existons et nous laissent mener à bien nos activités. Cela ne va pas plus loin. En revanche, la société civile évolue, montre un regain d’intérêt envers la thématique MSM et commence à vouloir l’intégrer. Depuis quelque temps, nous sommes régulièrement invités à animer des formations et à nous unir à des partenaires locaux pour mener certaines actions conjointes. Cette évolution nous réconforte car nous avons besoin de partenaires pour appuyer nos revendications et mener un plaidoyer. Quatre ans après la création d’Alternatives Cameroun, ce frémissement montre que nous sommes sur la bonne voie.
SIS : Y a-t-il une différence de perception des autorités entre la lutte contre le sida dans la population « générale » d’une part et la lutte contre le sida dans les communautés MSM d’autre part ?
YY : L’homosexualité est fortement bisexualisée en Afrique. Du fait de la tradition, de la religion, de la culture, très peu d’hommes se déclarent homosexuels à 100 %. Ils sont obligés d’aller avec les hommes et avec les femmes. Ce qui me donne un peu d’espoir pour améliorer la situation des MSM, c’est que les autorités sont sensibles à cette notion de bisexualité. Si le sida ne concernait que les gays du Cameroun et plus globalement les gays d’Afrique, je suis sûr que les gouvernements diraient : « Si au moins le sida pouvait les tuer ! ». Mais comme le sida peut se répercuter dans toute la population, la perception est différente. L’idée qu’un homme puisse se contaminer avec un homme, ramener le virus dans son foyer et le transmettre à sa femme crée le trouble. Mettre en avant cette bisexualité, montrer les liens qui peuvent exister entre le côté homosexuel et le côté bisexuel, permet de prendre un peu de recul. Les gens se disent : « Ah oui, il faut quand même qu’on commence à regarder de ce côté. ». C’est cet argumentaire que nous développons chaque fois que nous avons l’occasion de nous entretenir avec des responsables, qu’ils soient issus de la société civile ou qu’ils disposent d’un pouvoir de décision politique. C’est d’autant plus important que nous avons besoin d’arguments pour faire avancer les choses.
SIS : En dehors du Cameroun, d’autres pays africains s’engagent-ils dans la prise en compte des MSM ?
YY : Alternatives Cameroun a surtout des liens avec l’Afrique francophone. Les progrès existent même si nous avons parfois des déceptions. Quand nous avons commencé à nous rassembler pour travailler sur la question des MSM en Afrique, nous avions pour modèle le Sénégal, un pays qui avait pris en compte cette thématique. Il y existait des politiques de prévention et la prise en charge de ces populations était effective. Puis, des arrestations d’homosexuels se sont produites après la 15ème Conférence Internationale sur le Sida et les Infections Sexuellement Transmissibles en Afrique (ICASA) en décembre2008. Du coup le modèle sénégalais est tombé de son piédestal.
SIS : D’autres pays ont-ils pris le relais ?
YY : En effet, d’autres pays commencent à s’intéresser aux MSM et à mener des actions concrètes, la Côte d’Ivoire par exemple. J’étais à Abidjan il y a quelques mois et j’ai été émerveillé par ce qui se fait au niveau de la prise en charge des MSM. Ce n’est pas suffisant mais les progrès sont incontestables. Les bailleurs de fonds internationaux comme le PEPFAR qui financent les autorités ivoiriennes sur la question du VIH m’ont parlé de l’exigence qu’ils avaient eue auprès des autorités ivoiriennes pour intégrer la thématique des MSM. Eh bien Abidjan n’a posé aucune difficulté pour intégrer cette thématique. Arc-en-ciel+, une association identitaire avec laquelle Alternatives Cameroun est en relation, est sollicitée pour mener des actions, des enquêtes et bien d’autres activités qui concernent les MSM. C’est un très grand progrès que nous ne connaissions pas il y a quelques années.
SIS : Compte tenu des baisses de budgets actuelles, ne craignez-vous pas un retour en arrière ?
YY : S’il n’y a plus d’argent issu des instances internationales, nous craignons bien sûr un retour en arrière. Au Cameroun, les autorités nous laissent agir mais ne financent aucun projet. Nous sommes actuellement dans le tiroir d’un bureau. Le dossier MSM est peut-être au milieu du tiroir et il ira peut-être dans le fond du tiroir si nous perdons l’aide financière internationale. Si les pays riches ne respectent par leurs promesses, on court à la catastrophe, on court à l’oubli.
SIS : Que comptez-vous faire pour sensibiliser les bailleurs de fonds ?
YY : Oui à l’action et à la mobilisation ! D’abord nous sommes signataires de l’appel Remind The Gap qui a pour but d’appeler les dirigeants des pays les plus riches à augmenter d’urgence leur contribution au Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, dont les besoins d’ici 2010 sont estimés à au moins 5 milliards de dollars US supplémentaires. Nous avons signé de nombreux communiqués et nous menons des actions conjointes avec d’autres associations. On espère que ce plaidoyer aboutira car ce serait une vraie catastrophe pour l’Afrique. Ce le serait pour les hétérosexuels africains qui sont pris en compte mais ce serait encore pire pour tous les groupes minoritaires qui sont délaissés.
Propos recueillis par Alain Miguet pour Sida Info Service
*Yves Yomb est coordinateur de prévention à Alternatives Cameroun (IST, VIH/sida en direction des MSM) à Douala
Sida Info Service organise un chat sur Afrique et VIH le mercredi 2 décembre à 18 (Heure de Paris).
Posez vos questions dès maintenant ou soyez en direct le mercredi 02 décembre en cliquant ici
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Pétition en faveur de la dépénalisation de l’homosexualité au Cameroun
Communiqué de presse d’Alternatives Cameroun (en pdf)
Le texte de la pétition d’Alternatives Cameroun (en pdf)
Source : http://www.sida-info-service.org/
CANADA : Ottawa au secours des homosexuels
Mise à jour le jeudi 26 novembre 2009
Radio-Canada.ca avec Presse canadienne
Le gouvernement conservateur s’est porté à la défense des droits des gais et lesbiennes comme jamais il ne l’a fait auparavant. Mercredi, il a qualifié d’« ignoble et haineux » un projet de loi de l’Ouganda prévoyant l’emprisonnement, voire l’exécution, des homosexuels.
Le controversé projet de loi ougandais prévoit qu’une personne ayant été impliquée dans des activités de nature homosexuelle sera condamnée à une peine de prison à perpétuité. Elle sera passible de la peine de mort s’il s’agit d’« homosexualité aggravée », c’est-à-dire si elle a eu des relations sexuelles avec une personne du même sexe de moins de 18 ans ou tout en étant séropositive. Dans un entretien à la Presse Canadienne, le ministre d’État des Affaires étrangères, Peter Kent, a affirmé que le gouvernement canadien trouvera une occasion de transmettre un message fort à l’Ouganda lors de la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth. Cette dernière aura lieu à Trinité-et-Tobago, du 27 au 29 novembre… (suite de l’article)
Source : http://www.radio-canada.ca/
FRANCE : Rapport : Nouvelles méthodes de prévention et réduction des risques
Par France Lert, Inserm U687 (France) et Gilles Pialoux, vih.org 27/11/09
Suite à la mission sur les nouvelles méthodes de prévention que leur avait confiée le Directeur général de la Santé, Gilles Pialoux et France Lert rendent public le 27 novembre 2009 leur rapport « Prévention et réduction des risques dans les groupes à haut risque vis-à-vis du VIH et des IST ».
Consulter le rapport : Prévention et réduction des risques dans les groupes à haut risque vis-à-vis du VIH et des IST (PDF, 458Ko)
Depuis près de deux ans, les résultats scientifiques et l’observation épidémiologique convergent en faveur d’un profond renouvellement des stratégies de lutte contre le VIH/sida. Il s’agit de combiner tous les moyens disponibles pour renverser la tendance de l’épidémie et donner à chacun plus de moyens de prévenir la transmission du virus dans les pays et dans les groupes où sévit une épidémie massive : C’est le cas dans des pays entiers en Afrique subsaharienne et dans certains groupes des pays à épidémie concentrée : hommes ayant des rapports homosexuels et migrants de pays d’endémie en France. Cette redéfinition appelle à un nouvel effort de recherche et provoque débats et controverses. Ceux-ci ont pris en France un tour particulièrement aigu entre les associations et au sein des institutions en charge de prévention, conduisant à un blocage des programmes en direction des homosexuels masculins, alors même que la situation épidémiologique s’aggravait. C’est dans ce contexte que le Directeur Général de la Santé nous a confié une mission d’expertise pour faire le point des méthodes de prévention réduisant le risque de transmission du VIH dans les groupes à haut risque vis-à-vis du VIH et des IST. Pour ce premier rapport sur la prévention, nous avons choisi une méthodologie légère alliant revue de littérature, auditions de chercheurs, de cliniciens et d’associatifs, et réunion d’experts de différentes disciplines sur des thèmes spécifiques entre mai et novembre 2009. Il ne s’agit donc pas d’une méthode par recherche de consensus ou avec cotation des preuves. Il s’agissait moins de faire une expertise des résultats scientifiques qui sont le plus souvent très bien synthétisés dans des métanalyses très structurées que d’assembler ces résultats dans des stratégies suffisamment efficaces au niveau individuel d’abord, collectif ensuite, réalistes et rapidement mises en œuvre. Cette expertise a ainsi examiné les données sur le risque de transmission par type de pratique, les déterminants viraux de la transmission, l’efficacité préventive du traitement et la signification de la charge virale, les méthodes reconnues efficaces de prévention (préservatifs, prophylaxie post-exposition...) et les stratégies individuelles de réduction des risques : adaptation de la protection ou de la pratique sexuelle aux statuts de chacun dans les relations sexuelles. Pour la collectivité et pour chaque individu les méthodes combinées de prévention et de dépistage augmentent le niveau de la protection et donc réduisent les risques… (suite de l’article)
Source : http://www.vih.org/
WARNING : Paris, Montréal... et Bruxelles !
mercredi 25 novembre 2009 par E.A
A Bruxelles, sur le terrain, la lutte contre le sida, et spécifiquement celle qui concerne les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes, est aujourd’hui gérée par les deux communautés, flamande et francophone. Ces deux communautés s’avérant quasi-incapables de travailler ensemble, Bruxelles a longtemps été mis à l’écart sur le plan de la prévention, les actions de prévention se concentrent plus sur les territoires flamand et wallon que sur le territoire bruxellois.
Côté néerlandophone, quelques affiches de prévention sont posées ici et là dans quelques bars, côté francophone, en plus des affiches et des brochures diffusées dans les bars, une tournée des bars est organisée tous les trois mois environ. Aujourd’hui à Bruxelles, l’enjeu de la lutte contre le sida est crucial. En matière de prévention et de réduction des risques, notre capitale a été trop longtemps négligée par les deux communautés et ses citoyens doivent cesser de payer la f(r)acture. Avec la faible visibilité (et accessibilité) de prévention, avec son public qui vient du monde entier, avec la stigmatisation dont souffrent beaucoup de séropositifs, avec le nombre de personnes qui ne connaissent pas leur statut sérologique à défaut d’avoir une vraie campagne sur le dépistage et qui ne joue pas sur la peur, avec une banalisation alarmante de l’épidémie et sa progression effrayante, avec toujours et encore de fausses croyances quant à se protéger - ou pas -, Bruxelles doit aujourd’hui pouvoir prendre en main sa propre lutte contre le sida, ses propres stratégies de prévention et de réduction des risques, là où les deux communautés ont laissé le terrain à l’abandon. Les organisations ont besoin de s’approprier des nouvelles stratégies de prévention, d’utiliser d’autres langages, d’autres mots et d’autres discours afin de rester connectées avec leur public. Elles doivent aussi franchir la frontière linguistique qui divise la capitale de manière injustifiable. Aujourd’hui Warning est présente sur Bruxelles. Elle place la personne même au cœur de sa propre action et de son propre vécu, plutôt que de se laisser faussement et dangereusement endoctriner par des messages de prévention inadaptés à la situation de la personne. Warning dénonce la stigmatisation et l’exclusion des séropositifs qui ne sont pas reconnues dans leur vécu, si bien qu’ils sont considérés comme transmetteur potentiel du virus du sida, comme danger public. Warning estime que les personnes ont le droit de connaître toutes les informations sur leur santé et adaptées à leur vécu, d’avoir plein accès aux études faites à Bruxelles et à l’étranger. Warning lutte contre le seul et unique message de la prévention traditionnelle qui a montré ses limites et qui circule encore en 2009 dans les organisations de lutte contre le sida. Dans ce paysage de désert associatif bruxellois, il reste beaucoup à faire, à condition que la personne séropositive, tout comme la personne séronégative ou séro-interrogative trouve sa place entière au-delà de la barrière linguistique, et qu’elle puisse s’offrir d’autres outils adaptés à sa sexualité, autres que ceux proposés par le médical ou l’associatif. Pour cela, Warning plaide pour un réel projet de santé gaie à long terme.
Source : http://www.thewarning.info/
BELGIQUE : VIH en Belgique : trois infections diagnostiquées par jour
25/11/2009 16:30
En 2008, 1079 nouveaux diagnostics d’infection par le VIH ont été rapportés en Belgique. Il s’agit du nombre le plus élevé enregistré depuis le début de l’épidémie.
Trois infections diagnostiquées par jour en moyenne, c’est beaucoup. Le SIDA est devenu une maladie trop banalisée : les épidémiologistes et les acteurs de la prévention sont unanimes pour le dire. Selon le rapport annuel de l’Institut Scientifique de Santé Publique, publié ce 24 nov, 1000 à 1079 infections annuelles ont été diagnostiquées entre 2004 et 2008 après une forte augmentation à partir de 1997. Ces chiffres masquent des évolutions différentes selon les populations concernées. La proportion d’infections par contact hétérosexuel reste toujours majoritaire, mais a diminué, passant de 67% en 2002 à 48%. A l’opposé, le nombre d’infections diagnostiquées chez les homosexuels et bisexuels masculins est en nette augmentation. Leur proportion est passée de 23% en 2002 à 46% des infections en 2008, lorsque le mode de transmission est connu… (suite de l’article)
Source : http://levif.rnews.be/


