VIH ET CERVEAU : Troubles neurocognitifs et séropositivité : Quelles causes : âge, VIH, ARV ? - ÉTUDE : Hépatite C : c’est bien le sang qui serait responsable de la transmission sexuelle du VHC - CHINE : Les personnes atteintes du virus VIH-sida doivent prévenir leurs partenaires de leur maladie - FRANCE : Enquête Prévagay : à Paris, 1 gay séropo sur 5 ignore son statut - FRANCE : Santé gaie : le centre de Sida Info Service inauguré le 1er décembre - RDCONGO : La nouvelle vie des adolescentes violées à l’hôpital de Panzi à Bukavu - BOTSWANA : Les adolescents séropositifs trouvent refuge au sein de leurs clubs - CANADA : QUÉBEC : Les consommateurs d’ecstasy jouent à la roulette russe - FRANCE : Préfecture : alerte à l’héro trop dosée - ARGENTINE : Premier certificat de mariage homosexuel délivré à Buenos Aires - DOCUMENT : Vous et votre santé : un guide pratique pour les séropositifs

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VIH ET CERVEAU : Troubles neurocognitifs et séropositivité : Quelles causes : âge, VIH, ARV ?
lundi 16 novembre 2009
La question est en débat (SFLS 2009)
Les troubles neurocognitifs (TNC) chez les personnes infectées par le VIH ont beaucoup évolué au cours des dernières années. Grâce aux multithérapies antirétrovirales, la forme démentielle sévère de l’encéphalopatie VIH a quasiment disparu. En revanche, des troubles neurocognitifs légers mais de degrés divers persistent, et la prévalence augmente du fait de l’allongement de la vie des patients. Cette prévalence pourrait dépasser 25 % dans certaines cohortes.
Ces troubles sont la cause de gênes, parfois de perturbations plus marquées aux conséquences non négligeables pour les personnes dans leur vie quotidienne. Elles ont du mal à gérer un budget, ne peuvent plus conduire, oublient de prendre leurs médicaments, source de rupture dans l’observance thérapeutique.
ARV ou VIH ?
Quelle est la cause de ces TNC ? L’âge (après 60 ans, leur prévalence est élevée), le VIH (en dépit des traitements, le virus reste très présent dans le cerveau provoquant une inflammation cérébrale chronique), les molécules utilisées (toxicité cérébrale) ?
Les certitudes sont défaillantes et le docteur Jacques Gasnault (Kremlin-Bicêtre) plaide pour des études randomisées testant l’impact des antirétroviraux : "Nous sommes dans une phase de recherches, de confrontation des hypothèses, ce qui implique le lancement d’études randomisées pour recueillir des données et élaborer des stratégies". En attendant les réponses, que faire ?! Certains signaux doivent être pris en compte pour évaluer la situation d’une personne. Se plaint-elle de troubles dans les gestes de la vie quotidienne ? A-t-elle plus de 50 ans ? Est-elle ou a-t-elle été usager de produits stupéfiants ? Est-elle coinfectée VIH/hépatites ?... Dans tous ces cas de figure, il convient de proposer un bilan neuropsychologique permettant de dresser un état des lieux et envisager une démarche : conseils de conduite à tenir dans la vie quotidienne, proposition d’un suivi psychologique, suivi régulier de l’évolution des troubles... Et pourquoi pas, comme l’a souligné Emmanuel Chateau d’Act Up-Paris, ne pas proposer ces tests "dès la découverte de la séropositivité pour avoir un cadre de référence".
Alain Miguet pour Sida Info Service
Congrès de la SFLS (Nice - 29/30 octobre 2009)
Post-scriptum : Les TNC sont répartis selon 3 niveaux de gravité croissante : déficit cognitif asymtomatique, trouble cognitif léger et démence associée au VIH.
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Ils l’ont dit !
En conclusion de ce dossier de Sida Info Service sur le congrès de la SFLS, voici quelques propos d’intervenants glanés au cours de séances plénières ou sessions thématiques.
Docteur Odile Launay (Paris) : Dans le domaine de la vaccination des personnes séropositives, nous manquons encore de données pour proposer des stratégies renforcées. Néanmoins, nous savons aujourd’hui que la durée de la protection des VIH+ est parfois plus brève que dans la population générale. Les rappels doivent par conséquent être plus fréquents. Enfin, il est probable que l’augmentation transitoire de la charge virale après une vaccination est sans conséquence clinique.
Docteur Michel Ohayon (Sida Info Service) : Je ne suis pas sûr que les effets indésirables des traitements auraient été pris en compte aussi vite sans la pression des associations de lutte contre le sida. Rendons hommage en particulier au TRT-5 qui a beaucoup travaillé sur la qualité de vie des personnes atteintes.
Docteur Roland Landman (Paris) : Les phénomènes de résistance du VIH aux antirétroviraux sont en nette diminution depuis quelques années et les nouvelles molécules fournissent de très bons résultats virologiques. Désormais il faut faire en sorte que les effets indésirables soient les moins handicapants pour les patients.
Un médecin de Mulhouse : Une jeune femme m’a reproché de ne pas lui avoir prescrit de traitements comportant des effets indésirables importants. Dans son esprit, par rapport à ce qu’elle avait entendu, il fallait qu’elle souffre de nausées et de maux de ventre. Le succès de sa trithérapie passait obligatoirement par là. Cela montre l’image du VIH aujourd’hui qui ne tient pas compte de tous les progrès obtenus.
Hugues Fischer (Act Up-Paris) : Non, le système de soins n’est pas structuré aujourd’hui pour responsabiliser les malades. Les priorités des personnes séropositives dépendent de leurs conditions de vie, or si ces conditions sont mauvaises – chômage, précarité, discrimination, pression sociale et plus simplement le fait de vivre au long cours avec le VIH, elles peuvent renoncer aux soins.
Véronique Boyer (AIDES) : Le premier forum Adovih réunissant 140 jeunes âgés de 14 à 21 ans s’est déroulé en mai 2009 à Paris. Ce forum organisé par l’association Adovih et Dessine-moi un mouton a travaillé sur quatre ateliers. Deux ont particulièrement intéressé les jeunes : “Dire sa séropositivité à son amour, ses amis, sa famille” et “Grandir et devenir parent”. La prochaine édition du forum Adovih se déroulera en novembre 2010.
Hugues Fischer (Act Up-Paris) : Comme l’affirmaient les principes de Denver en 1983, les séropositifs ne sont pas des victimes. Ils ne sont pas que des patients. Les séropositifs sont des personnes vivant avec le sida ou plutôt, parce que nous sommes en 2009, avec le VIH. Ils réclament une écoute de la part de leur médecin, des réponses à leurs questions, la possibilité de parler de leur sexualité, une éducation thérapeutique... Ces revendications ne sont pas nouvelles. Elles remontent à 1983, au tout début de l’épidémie, et elles restent actuelles.
Alain Miguet pour Sida Info Service
Congrès de la SFLS (Nice - 29/30 octobre 2009)
Source : http://www.sida-info-service.org/
ÉTUDE : Hépatite C : c’est bien le sang qui serait responsable de la transmission sexuelle du VHC
mardi 17 novembre 2009
D’après Michael Carter, « Blood rather than semen mode of HCV transmission in HIV-positive gay men », Aidsmap (12 novembre 2009) :
Lors de la 12ème Conférence Européenne sur le Sida de Cologne, des chercheurs allemands ont expliqué que ce sont les contacts avec le sang, et non pas le sperme, qui expliquent la transmission sexuelle du virus de l’hépatite C parmi les gays séropositifs. Une augmentation du nombre d’infections par le VHC a en effet été observée depuis 2000 chez les hommes gais séropositifs dans certaines grandes villes nord européennes. Si les infectiologues présumaient logiquement de la primordialité du sang dans les transmissions sexuelles du VHC (notamment au travers de pratiques sexuelles dites « hard »), on ne disposait pas encore d’étude sérieuse et complète qui pouvait confirmer ou infirmer cette évidence biomédicale. Les spéculations restaient concentrées sur le fist-fucking et le sexe sans latex. La recherche allemande en question démontre que le fist-fucking (insertif notamment), les partouzes et sniffer des drogues stimulantes sont des facteurs de risques significatifs dans la transmission sexuelle du VHC. Par contre, pratiquer le sexe sans latex en l’absence de ces trois facteurs n’est en fait pas en soi associé à la transmission sexuelle du VHC. Cependant, certaines précisions restent à apporter, car des homosexuels ayant contracté l’hépatite C et interrogés lors de l’étude, ont rapporté n’avoir jamais pratiqué le fist-fucking. D’autre part, l’augmentation des infections par le VHC parmi les homos séropos pourrait aussi provenir d’une augmentation de l’utilisation de drogue par injection. Malgré tout, pour les auteurs, les messages de prévention devraient donc maintenant informer les homosexuels séropositifs des risques d’infection par le VHC qui occurrent lors de longues partouzes où le traumatisme rectal peut alors être conséquent, dû à des pratiques telles le fist-fucking.
Référence : Schmidt AJ et al. The trouble with bleeding : why do HIV-positive gay men get hepatitis C ?. 12th European AIDS Conference, Cologne, BPD 1/7, 2009
Source : http://www.thewarning.info/
CHINE : Les personnes atteintes du virus VIH-sida doivent prévenir leurs partenaires de leur maladie
Source : le Quotidien du Peuple en ligne
Mise à jour 16.11.2009
Une nouvelle mesure régionale visant à inciter les personnes séropositives d’informer leurs partenaires sexuels sur leur état de santé dans le délai d’un mois est largement considérée comme partant d’une bonne intention, mais reste cependant irréaliste.
Pour la première fois en Chine, les autorités sanitaires ont commencé à inciter les malades atteints du virus HIV/SIDA, dont le nombre a atteint 700 000 personnes selon les estimations officielles, à faire part de leur maladie. Cette proposition, qui n’est à présent qu’un projet de loi, a été émise par le Département de la Santé du Gansu lundi, et elle prévoit qu’en attendant les résultats des tests du virus HIV de la clinique, le patient doit informer son ou ses partenaires sur sa condition de santé, ou il sera passible de poursuites judiciaires. « La demande comportant un délai d’un mois n’est pas très « humaine » car les malades qui apprennent qu’ils sont atteints du virus HIV au tout début ont du mal à accepter la dure réalité, ce qui pose des difficultés d’en informer les autres sur leur condition de santé », a déclaré He Tiantian, qui dirige l’organisation Women’s Network against AIDS - China, une association qui soutient les femmes atteintes du SIDA.
Elle est également séropositive.
Toutefois, selon elle, ce qui est positif dans cette nouvelle réglementation, c’est qu’elle stipule que les malades doivent faire part de leur séropositivité à leurs partenaires sexuels de leur propre chef. Dans les centres de dépistage du SIDA volontaires en Chine, une personne peut passer un test de dépistage HIV gratuit à condition de présenter ses papiers d’identité. « Certains patients donnent de faux papiers pour protéger leur vie privée », a déclaré le professeur Jing Jun de l’Université Tsinghua. Parmi les 700 000 personnes atteintes du virus HIV / SIDA en Chine, seulement 270 000 peuvent être suivies, a-t-il dit. Les enquêtes régionales dans le pays ont montré que seulement 1/3 des personnes qui ont été récemment diagnostiquées séropositives seraient d’accord de parler de leur maladie à leurs partenaires… (suite de l’article)
Source : http://french.peopledaily.com.cn/
FRANCE : Enquête Prévagay : à Paris, 1 gay séropo sur 5 ignore son statut
Mis en ligne le 17/11/2009
Les résultats préliminaires de Prévagay, l’enquête de prévalence de la séropositivité au VIH chez les gays parisiens fréquentant des lieux de convivialité font apparaître un taux important d’ignorance de son statut sérologique.
L’institut de veille sanitaire (InVS) publie les résultats préliminaires de Prévagay, l’enquête de prévalence de la séropositivité au VIH chez les hommes fréquentant des lieux de convivialité gay à Paris. Dans l’enquête, 15% des répondants ont déclaré être séropositifs au VIH. L’analyse des tests biologiques pratiqués sur du sang a montré qu’environ un gay sur six (17,7 %) était en fait séropositif au VIH. Ce qui signifie que 1 gay séropositif sur 5 (20 %) qui fréquente lieux de convivialité gay à Paris ne sait donc pas qu’il est porteur du virus. Face à ces nouvelles données de l’InVS, Aides appelle au renforcement de la mobilisation pour la prévention de la transmission du VIH/sida avec les gays et les bisexuels. "Il est nécessaire de poursuivre et développer des actions spécifiques et variées de prévention permettant de toucher les gays, estime l’association. Notamment, le renforcement des actions de proximité sur les lieux de socialisation gay et celles facilitant l’accès au dépistage répété du VIH pour les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes". L’association rappelle qu’elle met en œuvre depuis fin 2007 des dispositifs de dépistage rapide du VIH (qui permettent une remise du résultat dans la demi-heure) dans un cadre non-médicalisé… (suite de l’article)
Source : http://v2.e-llico.com/
FRANCE : Santé gaie : le centre de Sida Info Service inauguré le 1er décembre
17/11/2009 Actualités Gay G.L.
’’Le 190’’, centre de santé sexuelle créé par l’association Sida Info Service, ouvrira en février prochain. Inauguré lors de la Journée Mondiale de lutte contre le Sida, il réunira sous le même toit sexualité, prévention, dépistage et soins...
En octobre dernier après de long mois de travail, Sida Info Service a obtenu l’agrément du ministère de la Santé pour son centre de soins dédié à la santé sexuelle, au VIH et aux IST. Ce centre, le "190", sera inauguré à Paris le 1er décembre prochain au 190, boulevard de Charonne à Paris (75020). Son ouverture aura lieu au début du mois de février 2010. Il a pour vocation de réunir dans un même lieu dépistage, information, prévention, soins et suivi. Il s’adressera en particulier à toutes les personnes dont la sexualité peut constituer un obstacle à la prise en charge dans des centres de santé classiques, notamment les gays, particulièrement touchés par l’épidémie. Le centre assure tant un accueil respectueux des orientations et des pratiques sexuelles de chacun, qu’un dépistage et un suivi des pathologies associées. Par cette approche innovante, le "190" a pour objectif de promouvoir la santé sexuelle des personnes vivant ou non avec le VIH, et tous ceux dont la sexualité constitue à la fois un facteur d’exposition au VIH et un obstacle à une prise en charge sanitaire classique. Il propose également une prise en charge globale aux séropositifs alliant une approche médicale et une approche psychosociale. L’accueil et le suivi proposés sont assurés par une équipe de professionnels de santé militants et de conseillers communautaires issus du milieu associatif. Le 190 est une alternative au système de prise en charge existant : plus simple et accessible, il apporte une réponse notamment à celles et ceux qui éprouvent des difficultés à solliciter le système de soin classique… (suite de l’article)
Source : http://www.citegay.fr/
RDCONGO : La nouvelle vie des adolescentes violées à l’hôpital de Panzi à Bukavu
Publié le : 15/11/2009
Source : AFP
BUKAVU (RD Congo) (AFP) - A 15 ans, Marthe a été kidnappée par des rebelles pour être esclave sexuelle. Depuis deux semaines, elle est arrivée à l’hôpital de Panzi à Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), où elle tente de reprendre goût à la vie.
Marthe (ndlr : les prénoms ont été modifiés) est arrivée de la brousse enceinte de six semaines. Ses bourreaux, des rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qui écument l’est de la RDC depuis une décennie, l’avaient enlevée en mars lors d’un raid meurtrier dans son village. Pendant six mois, elle a servi d’esclave sexuelle aux deux principaux chefs de la bande. Fin octobre, elle a profité d’un moment d’inattention de ses gardes pour s’échapper. En représailles, les rebelles sont repartis dans son village et ont tué sa mère. A l’hôpital de Panzi à Bukavu, la capitale de la province du Sud-Kivu, Marthe a été recueillie, comme une centaine d’autres pensionnaires aux histoires similaires. Ce centre a été fondé en 1999 par le docteur Denis Mugweke, gynécologue devenu célèbre dans la région pour avoir fait du traitement des victimes de violences sexuelles sa spécialité. Son nom a circulé en 2008 et 2009 comme possible prix Nobel de la paix.
Dans l’arrière-cour de son hôpital réservée aux femmes victimes de violences sexuelles - 5.000 en moyenne chaque année - Marthe attend désormais la naissance de son premier enfant, dont elle ne connaîtra certainement jamais le père. "J’ai été bien accueillie ici. On me donne des médicaments et je vais accoucher gratuitement", dit-elle, la tête basse, d’une voix à peine audible. Marie, une autre pensionnaire de 13 ans, mais qui paraît en avoir 20, est l’une des "doyennes" de ce centre de santé. Elle y a été recueillie lorsqu’elle avait huit ans. "Elle était agonisante à son arrivée ici. Son village venait d’être rasé et elle-même avait été violée par une dizaine d’hommes", raconte à l’AFP Me Thérèse Kulungu, avocate des victimes au sein de l’hôpital. Guérie aujourd’hui de son traumatisme, Marie apprend à tricoter pour survivre, en plus de la prise en charge sociale et économique dont elle bénéficie comme ses congénères. Dans l’une des deux salles postopératoires, séjourne Grâce, une victime de 12 ans. Kidnappée à sept ans, séquestrée, violée pendant plusieurs mois, sa partie génitale et son orifice anal ont dû être recousus. En lieu et place, les chirurgiens lui ont mis une poche en plastique sur le ventre pour recueillir ses selles et son urine. "Il y a des croyances selon lesquelles les viols de mineurs procurent la richesse ou guérissent du sida", explique Me Kulungu. Mais paradoxalement, "lorsqu’une femme est violée, elle est bannie selon la coutume", ajoute-elle… (suite de l’article)
Source : http://www.avmaroc.com/
BOTSWANA : Les adolescents séropositifs trouvent refuge au sein de leurs clubs
GABORONE, 16 novembre 2009 (PlusNews) - Entre les hormones déchaînées, la pression des pairs et l’acceptation d’un nouveau corps, l’adolescence est une période difficile, qui peut se révéler encore plus compliquée lorsque le jeune doit vivre avec le VIH et cacher son statut à ses amis et camarades de classe.
« Être un adolescent est très difficile, vous devez faire face à une vie qui change, faire ce que les autres font », a reconnu Katlego Lally*, une jeune fille de 17 ans de Gaborone, la capitale du Botswana, qui est née avec le virus, mais n’a appris sa séropositivité qu’il y a six ans. « Mes camarades de classe ne connaissent pas [mon statut], si vous leur parlez du VIH, ils sont plutôt ignorants sur le sujet ». En tant qu’un des premiers pays d’Afrique australe à avoir lancé un programme national d’accès aux médicaments antirétroviraux (ARV) dont bénéficient presque 100 pour cent des personnes dont l’état de santé nécessite une thérapie, le Botswana compte une population d’enfants porteurs du virus depuis leur naissance et ayant survécu jusqu’à l’adolescence en rapide progression. En orientant ces jeunes vers des cliniques pour adultes et en ignorant leurs besoins spécifiques, le Botswana pourrait enregistrer des revers dans les efforts déployés dans la lutte contre le VIH, selon Ed Pettitt, coordinateur du programme Teen Club (Club pour adolescents), au Botswana-Baylor Children’s clinic centre of excellence, à Gaborone. « L’adolescence, en tant que période de développement, est confrontée à un risque élevé d’échec thérapeutique, non seulement dans le cadre d’un traitement ARV, mais également dans le cadre de tout traitement de maladies chroniques », a-t-il expliqué à IRIN/PlusNews. « C’est ce que j’appelle ‘la vérité qui dérange’ du VIH pédiatrique. C’est bien de pouvoir offrir des ARV aux enfants, mais il fait tenir compte du fait qu’un jour ces derniers vont grandir, devenir des adolescents et que tous les défis et tracas qui accompagnent l’adolescence vont avoir des répercussions sur leurs comportements », a-t-il ajouté. Julia Rosebush, un médecin de la Children’s clinic qui prodigue des soins et des traitements aux bébés et enfants séropositifs par le biais d’un partenariat entre la Baylor International Pediatric AIDS Initiative et le gouvernement botswanais, a déjà été témoin de la manière dont la rébellion adolescente pouvait entraîner un échec thérapeutique. « De nombreux enfants rejettent leurs médicaments, et pour beaucoup d’entre eux, les traitements de première génération ne sont déjà plus efficaces », a regretté Mme Rosebush. M. Pettitt a déclaré que seulement trois combinaisons de médicaments ARV étaient disponibles au Botswana. Il a également rappelé que si une interruption du traitement entraînant une résistance médicamenteuse se développait pendant l’adolescence, « le pronostic à long terme [s’annonce] sombre », a-t-il ajouté… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
CANADA : QUÉBEC : Les consommateurs d’ecstasy jouent à la roulette russe
Écrit par Daniel Renaud
Lundi, 16 novembre 2009
Les consommateurs de speed et d’ecstasy « jouent à la roulette russe avec leur santé » préviennent la Sûreté du Québec et Santé Canada, qui ont dévoilé lundi un rapport inédit sur les dangers des drogues de synthèse.
Pour rédiger ce rapport d’une cinquantaine de pages, Santé Canada a analysé 365 échantillons de comprimés illicites saisis dans toutes les régions du Québec entre juin 2007 et juillet 2008. Pour permettre la collecte de cet échantillon, les corps de police n’ont pas hésité à envoyer des agents doubles pour se procurer la drogue et ainsi en permettre l’analyse. Or, les analyses effectuées par Santé Canada démontrent que dans 80% des cas, les comprimés contiennent une autre drogue que celle qu’ils sont censés contenir. Par exemple, dans 57% des cas analysés, les comprimés d’ecstasy saisis contenaient en réalité majoritairement de la méthamphétamine (speed). Dans 8% des cas, on a également retrouvé dans les comprimés des antibiotiques, des antidépresseurs et des antipsychotiques. Sans compter que dans un même sac, les doses de substances peuvent varier énormément d’un comprimé à l’autre. « Dans un seul comprimé, on pouvait parfois retrouver l’équivalent de quatre tasses de café. Il peut y avoir dix fois plus de drogue dans un comprimé que dans un autre », explique Benoit Archambault, de Santé Canada, qui estime que 54% des consommateurs de drogue de synthèse au Québec ne savent pas ce qu’ils consomment.
Roulette russe
Un comprimé de drogue synthétique se vend environ 10$ sur le marché noir. « Mais certaines organisations peuvent vendre trois comprimés pour 5 à 8$ », explique le sergent Suzanne De Larochellière, spécialiste des drogues à la Sûreté du Québec, qui affirme que le speed et l’ecstasy circulent dans les écoles. « Les plus jeunes consommateurs ont à peine 15 ans et ça va environ jusqu’à 40 ans », dit-elle. Selon le docteur Claude Rouillard, professeur titulaire au Centre de recherche de la faculté de médecine de l’Université Laval à Québec, la consommation de telles drogues peut être très dangereuse à moyen et à long terme. « Une consommation régulière de ces comprimés peut mener à de l’anxiété, à des épisodes psychotiques et à des problèmes cardiaques, alimentaires et du sommeil. Mais à long terme, elle peut mener à des maladies psychiatriques beaucoup plus graves », dit-il. « Les consommateurs de speed ou d’ecstasy jouent à la roulette russe avec leur santé. Ces comprimés sont fabriqués dans des laboratoires clandestins par des organisations criminelles qui ont pour seul but de s’enrichir », ajoute le sergent De Larochellière… (suite de l’article)
Source : http://www.ruefrontenac.com/
FRANCE : Préfecture : alerte à l’héro trop dosée
Le 16 novembre 2009
La préfecture de police de Paris a lancé (13 novembre) une alerte sanitaire concernant de l’héroïne "fortement dosée" pouvant être "mortelle". Dans un communiqué, la préfecture de police a "mis en garde les consommateurs de produits stupéfiants" à ce sujet. L’analyse de drogues saisies dans le cadre d’une enquête sur la surdose mortelle chez un homme (5 novembre) à Paris (XIème arrondissement) avec deux doses d’héroïne, a "révélé qu’elles sont très fortement dosées" à 44,8 %, soit "largement au-dessus des concentrations habituelles" explique la préfecture. En conséquence, "les autorités alertent les services d’urgence, les structures de prises en charge [des personnes usagères de produits] et les associations concernées sur la dangerosité accrue de ce type d’héroïne".
Source : http://www.seronet.info/
ARGENTINE : Premier certificat de mariage homosexuel délivré à Buenos Aires
AP | 16.11.2009
José Maria Di Bello et son compagnon Alex Freyre vont bientôt être le premier couple homosexuel argentin à se dire "oui" devant le maire : lundi, à Buenos Aires ils ont obtenu la première autorisation de mariage accordée à deux personnes de même sexe, conséquence d’une décision de justice considérant que l’interdiction du mariage homosexuel violait la constitution.
"Nous allons devenir mari et mari", a annoncé Di Bello, en larmes lundi au moment de récupérer les bans à la mairie. Séropositifs et militants de la lutte contre le sida, ils comptent se marier le 1er décembre, journée mondiale de la lutte contre la pandémie. Le maire de la capitale argentine, Mauricio Macri, a expliqué que la ville ne ferait pas appel de cette décision de justice, qui ouvre dans les faits la porte à d’autres demandes de même type de la part de coupes homosexuels. "Nous devons vivre avec et accepter cette réalité : le monde va dans cette direction", avait-il déclaré vendredi. Freyre, 39 ans, directeur exécutif de la Fondation de Buenos Aires pour le sida, et Di Bello, 41 ans, responsable de la Croix-Rouge argentine, avaient porté plainte pour discrimination après s’être vu refuser le mariage en avril. La juge Gabriela Seijas leur a donné raison, estimant que deux articles du code civil précisant que le mariage unissait "un homme et une femme" violaient le droit constitutionnel à l’égalité. A ce jour, aucun pays d’Amérique latine n’autorise le mariage homosexuel, même si plusieurs ont adopté des formes d’union civile… (suite de l’article)
Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/
DOCUMENT : Vous et votre santé : un guide pratique pour les séropositifs
Par Aude Segond, Crips (France) 16/11/09
Le Réseau canadien d’info-traitements sida (CATIE) met en ligne la troisième version de Vous et votre santé, un guide pratique à l’intention des personnes vivant avec le VIH.
Cet ouvrage est basé sur une approche holistique de la santé qui prend en considération non seulement l’état physique mais également le bien-être émotionnel, mental, spirituel et social de la personne. Ce guide fournit les éléments de base nécessaires pour comprendre l’infection à VIH et son évolution, explique le rôle des professionnels de santé rencontrés au cours de la prise en charge et s’attache à détailler les différents aspects de sa santé auxquels prêter attention :
Santé physique : alimentation, exercice et hygiène de vie, éventuelle usage des thérapies complémentaires ;
Santé psychique : estime de soi, gestion du stress et de l’anxiété, demande de soutien ;
Santé sexuelle : pratique du sexe à moindre risque, prévention et traitement des infections sexuellement transmissibles, dysfonctions sexuelles.
La prévention positive
Il souligne l’importance de la prévention positive. Cette stratégie, basée sur l’expérience et la réflexion des personnes vivant avec le VIH (PVVIH), vise à freiner la propagation du VIH en les faisant participer aux activités de prévention. Les examens de suivi sont expliqués, les traitements antirétroviraux et leurs effets indésirables décrits ainsi que les infections opportunistes et les néoplasies liées au VIH. Les séjours à l’hôpital et les problèmes associés à une maladie au long cours sont abordés. Plusieurs chapitres sont consacrés à des populations spécifiques (femmes, enfants, migrants) et l’un d’eux évoque le vieillissement des personnes atteintes. Les différentes sortes de soutien et d’aides matérielles possibles dans les domaines sociaux (accès aux soins, au logement...), financier et juridique sont enfin précisées. Chaque partie de ce guide s’accompagne d’une sélection de ressources disponibles en ligne et d’un espace où ajouter des notes personnelles. Un index alphabétique détaillé aide à se repérer.
Référence
Vous et votre santé : un guide à l’intention des personnes vivant avec le VIH / CATIE (Réseau canadien d’info-traitements sida). - Toronto : CATIE, 2009. - ISBN 978 0 9784654 4 5. - 333 p.
Télécharger le guide (PDF, 1,27Mo).
Source : http://www.vih.org/


