CANADA : QUÉBEC : Travailleurs de rue piqués au vif - KENYA : La prévention du sida chez les toxicomanes, un défi - TRAITEMENTS : Le maraviroc bientôt en première ligne aux USA - VIETNAM : Mois d’action national contre le VIH/sida - OCÉAN INDIEN : Le virus du sida s’étend dans l’océan Indien - CUBA : Le sida s’est répandu sur tout le territoire - RAPPORT : MSF : « le succès puni ? » - ENTREVUE : Lutte contre le sida au Sud : la crainte d’un désengagement des pays du G8 - ÉDITIONS : Hervé Guibert, la mort à vif - LIVRES : Un livre qui “libère la parole” sur le sida - CAMEROUN : L’armée et des artistes luttent contre le VIH/Sida

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CANADA : QUÉBEC : Travailleurs de rue piqués au vif
Publié le 07 novembre 2009
Mikaël Lalancette
Le Soleil
(Québec) Pendant que la Ville de Québec mandate l’organisme Point de repères pour ramasser les seringues souillées aux quatre coins de la ville et que cet organisme, financé par la Direction de santé publique de la Capitale-Nationale, distribue du matériel stérile aux consommateurs de drogues injectables, la police, elle, met à l’amende ceux qui possèdent des seringues sur eux, qu’elles soient stériles ou non.
Au sens de l’article de la Loi sur la paix et le bon ordre, introduit au printemps dernier, même un travailleur de rue peut, s’il est trouvé fautif par un policier, récolter une amende atteignant 210 $ avec les frais. L’incongruité aux yeux du président et directeur général de Point de repères, Mario Gagnon, met en péril son programme de distribution de seringues stériles. « Ça va probablement créer une situation pire que celle qu’ils veulent éviter », déplore-t-il, précisant que l’organisme paierait si l’un de ses travailleurs de rue était mis à l’amende. « Les gens se débarrasseront rapidement de leurs seringues après les avoir utilisées et on en retrouvera un peu partout dans la ville. Ça n’a pas de bon sens. » Pire, croit-il, les consommateurs pourraient être tentés de réduire au maximum le nombre de seringues qu’ils utilisent, créant un risque plus élevé de propagation de maladies comme le VIH-sida, l’hépatite C et autres maladies transmises par seringues usagées.
Contradictoire ?
À la Ville de Québec, le porte-parole François Moisan avouait que le règlement « pouvait paraître contradictoire », mais qu’il demeurait le meilleur moyen « sous le bon jugement de nos policiers pour contrer le fléau ». Il a rejeté l’argument voulant que la Ville ait adopté ce règlement en vue des célébrations du 400e, écartant en périphérie de la ville les problèmes liés à la consommation de drogues. Le Service de police de la Ville de Québec n’a pas été en mesure de dire combien d’amendes de ce type avaient été données lorsque contacté par Le Soleil vendredi. Au moins une personne a remis une copie de sa contravention à l’organisme de M. Gagnon, qui entend se battre pour convaincre les élus de l’énormité du règlement… (suite de l’article)
Source : http://www.cyberpresse.ca/
KENYA : La prévention du sida chez les toxicomanes, un défi
Susan Anyangu
MOMBASA, 8 nov (IPS) - L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) affirme que le Kenya a plus de toxicomanes que tout autre pays d’Afrique de l’est. L’ONUDC estime qu’il existe 100.000 consommateurs de cocaïne, 200.000 consommant des opiacés comme l’héroïne et quatre millions de personnes qui fument du cannabis dans le pays.
Dans la ville côtière de Mombasa, le principal port du Kenya, qui a la plus forte concentration de toxicomanes dans le pays, Masudi Omar de ’Reachout Centre Trust’, un centre de traitement de la toxicomanie, déclare qu’il est vital que les programmes de prévention du SIDA atteignent cette population. "Une recherche effectuée par nos partenaires de l’USAID (Agence des Etats-Unis pour le développement international), en 2005 a révélé que 50 pour cent des consommateurs de drogues injectables, qui ont été dépistés pour le VIH, se sont révélés séropositifs. Le défi ici est de passer des messages de réduction des risques du VIH pour les toxicomanes et les alcooliques ainsi que des conseils à ceux qui sont dépistés séropositifs de solliciter une aide en termes de soins", souligne Omar. Ces jeunes courent le risque élevé de contracter le VIH pour des raisons multiples. La plus difficile parmi celles-ci, ce sont des rapports sexuels non protégés avec des partenaires multiples - un mélange d’indifférence à l’égard des pratiques sexuelles plus sûres et les exigences du travail du sexe à des fins commerciales, vers lequel beaucoup de toxicomanes se tournent afin de financer leurs habitudes de consommation de la drogue. Le taux de prévalence du VIH au Kenya est de sept pour cent, selon la plus récente Enquête sur l’indicateur du SIDA du Kenya. On craint que ce taux puisse être plus élevé dans les milieux où les toxicomanes sont concentrés… (suite de l’article)
Source : http://ipsinternational.org/fr/
TRAITEMENTS : Le maraviroc bientôt en première ligne aux USA
samedi 7 novembre 2009
D’ici quelques semaines, les séropositif-ves des USA devraient disposer d’une option supplémentaire pour leur premier traitement. Le comité consultatif de la Food and Drug Administration (FDA) vient en effet de recommander l’approbation marketing du maraviroc (Celsentri®) comme traitement antirétroviral de première ligne.
Le maraviroc est le premier médicament de la classe des anti-CCR5 (ou « antagonistes du récepteur CCR5 »). Il a obtenu son Autorisation européenne de Mise sur le Marché (AMM) le 18 septembre 2007. En France, il est indiqué en association avec d’autres antirétroviraux, uniquement chez l’adulte prétraité, dans le traitement de l’infection par le VIH-1 à tropisme CCR5 (c’est-à-dire ni CXCR4 ni dual/mixte). Celsentri® a été autorisé pour la première ligne sur la base de l’étude MERIT-ES, une analyse revue et corrigée des résultats de l’étude MERIT. Parallèlement, de nouvelles recherches suggèrent que le tropisme du virus d’un-e patient-e peut être également déterminé par génotypage. Il s’agit là d’une autre bonne nouvelle pour Celsentri®, dont les débuts ont été freinés par le coût élevé du test de tropisme Trofile®. Celsentri continue donc sur sa lancée. Cependant, il demande à être pris en dose biquotidienne, ce qui constitue un désavantage par rapport à Sustiva® (efavirenz) et Reyataz® (atazanavir), qui peuvent être pris en une fois par jour. Plus d’infos sur Aidsmap (en anglais)
Source : http://www.sida-info-service.org/
VIETNAM : Mois d’action national contre le VIH/sida
Thuy Hà/CVN
(09/11/2009)
Le Mois d’action national de prévention et de lutte contre le VIH/sida 2009, placé sous le thème "Accès généralisé aux traitements et droits de l’homme", aura lieu du 10 novembre au 10 décembre, dans les 63 villes et provinces du pays.
Au Vietnam, l’épidémie a tendance à s’étendre, avec 300.000 séropositifs prévus en 2010. "Tenir les engagements et être déterminé à barrer la route au sida" est le leitmotiv de toutes les stratégies, au Vietnam et ailleurs, de prévention et de lutte contre la pandémie. "Ce Mois d’action se focalisera sur l’accès généralisé aux services de soins, aux traitements et à la prévention pour tous, sans discrimination de sexe, d’ethnie, de religion ou de classe sociale", a affirmé Nguyên Thi Doan, vice-présidente de la République, lors de la cérémonie de lancement tenue hier à Bac Ninh… (suite de l’article)
Source : http://lecourrier.vnagency.com.vn/
OCÉAN INDIEN : Le virus du sida s’étend dans l’océan Indien
CLICANOO.COM | Publié le 9 novembre 2009
Propos recueillis par Marie Payrard
Le Sida poursuit sa progression dans la zone océan Indien, notamment à l’île Maurice. La contamination du virus entre toxicomanes à l’héroïne est un véritable fléau qui menace de s’étendre. Trois questions à Catherine Gaud, présidente de l’association Rive océan Indien, à la veille d’un colloque sur le VIH dans l’océan Indien les 9, 10 et 11 novembre à Saint-Denis.
Quelle est la situation du Sida dans la zone océan Indien ?
Cela dépend des pays mais la situation est globalement moins inquiétante que dans d’autres endroits du monde. À la Réunion, nous sommes stables depuis des années, avec une moyenne de 700 patients connus et une quarantaine de nouveaux cas par an. À Madagascar, on retrouve des injecteurs d’héroïne à Tamatave et à Tananarive. Officiellement, il y a 260 séropositifs. Aux Comores, il n’y a que 16 patients dans la file active et ils sont très bien pris en charge. Car en 5 ans, nous avons formé une centaine de soignants pour toute la zone océan Indien.
Le problème reste toujours concentré sur l’île Maurice ?
En trois ans, l’épidémie a explosé à Maurice. La prévalence du VIH atteint aujourd’hui 1,2 % (pourcentage de la population infectée, ndlr). Les cas cumulés depuis 1987 s’élèvent 3 122 et le nombre de séropositifs suivis à l’hôpital est de 2 200. Le mode de contamination se fait à 70 % par intraveineuse. Pour la plupart, ce sont des toxicomanes issus d’un milieu pauvre qui consomment une héroïne de très mauvaise qualité, appelée “Brown sugar”. Ils sont de plus en plus victimes d’une double-peine, avec une atteinte d’hépatite C qui a triplé. Le gouvernement mauricien a ouvert des centres de substitution à la méthadone et effectue de la prévention. Mais il faut ouvrir plus de centres de sevrage. Nous avons une grosse inquiétude sur l’explosion de l’épidémie à Maurice et notamment sur le fait qu’elle s’étende à la Réunion. C’est déjà le cas avec les Seychelles où 130 séropositifs ont été recensés…. (suite de l’article)
Source : http://www.clicanoo.com/
CUBA : Le Sida s’est répandu sur tout le territoire cubain
©AFP / 08 novembre 2009
LA HAVANE - Les 169 municipalités de Cuba sont toutes touchées à des degrés divers par le virus du sida, ce qui marque une expansion par rapport à 2006 où seulement 41 d’entre elles étaient concernées, ont annoncé les autorités sanitaires, citées dimanche par le quotidien des jeunesses communistes Juventud rebelde.
Cette expansion pourrait avoir été provoquée par "un changement de comportement des jeunes, partis travailler ou étudier temporairement dans d’autres villes", a déclaré au journal Manuel Hernandez, du Centre national de prévention du sida. Depuis 1986, date du premier cas enregistré à Cuba, le ministère de la Santé publique a comptabilisé 11.208 personnes infectées, dont 4.528 développant la maladie et 1.971 décédées. "Actuellement, 9.237 personnes vivent avec le VIH dans le pays. L’aspect positif de ce chiffre est que moins de personnes décèdent chaque année grâce au traitement antirétroviral" qui est gratuit dans l’île, a souligné le journal. 80% des porteurs sont des hommes et 85% des cas d’infection sont dus directement à des relations sexuelles, malgré une forte campagne médiatique et un prix très bas du préservatif, selon le journal.
Source : http://www.romandie.com/
RAPPORT : MSF : « le succès puni ? »
Par Agnès Durmort, Crips (France) 09/11/09
Dans un nouveau rapport « Punishing success ? Early signs of a retreat from commitment to HIV/aids care and treatment » (« Punir le succès ? Les premiers signes d’un désengagement dans la lutte contre le sida et l’accès aux soins », PDF, 716Ko), Médecins sans frontières (MSF) s’alarme des conséquences prévisibles des annonces récentes de ralentissement des financements internationaux, en tête desquels le Fonds mondial et le PEPFAR.
Ces annonces surviennent au moment même où l’on commence à mesurer l’impact bénéfique de l’engagement de la communauté internationale en terme d’accès aux soins et aux traitements, comme le faisait récemment l’OMS dans son rapport de situation (PDF, 1Mo). MSF se demande donc si les États ont décidé de « punir les succès » rencontrés récemment dans la lutte contre le sida. Les auteurs appuient leur argumentation sur l’expérience des programmes de prise en charge mis en place par MSF, en Afrique du sud, au Malawi et en Ouganda notamment, pour démontrer que la réduction des budgets compromet le passage à l’échelle amorcé. A ceux qui suggèrent de déplacer les fonds consacrés jusqu’ici au sida vers d’autres priorités de santé, MSF répond que l’un ne doit pas se faire au détriment de l’autre. A ceux qui craignent que l’importance accordée au sida ces dernières années ait monopolisé les efforts de santé publique, le rapport répond, statistiques à l’appui, que les programmes d’accès aux ARV ont non seulement sauvé la vie de nombreuses personnes séropositives et limité l’apparition de nouveaux cas, mais aussi favorisé la baisse de la mortalité en général des enfants commes des adultes, entrainé une baisse significative des nouveaux cas de tuberculose, encouragé l’accès aux soins, à la vaccination et au traitements des IST, et contribué à l’amélioration des systèmes de santé… (suite de l’article)
Source : http://www.vih.org/
ENTREVUE : Lutte contre le sida au Sud : la crainte d’un désengagement des pays du G8
dimanche 8 novembre 2009
Dans son édition du 6 novembre 2009, Libération fait dialoguer Françoise Barré-Sinoussi, codécouvreuse du virus du sida et prix Nobel de médecine et Pauline Londeix, responsable des actions internationales à Act Up. Les deux femmes évoquent la dégradation des moyens consacrés à la lutte contre le sida dans les pays pauvres.
Extraits :
Pauline Londeix : Aujourd’hui, au Cameroun, près de 98 % des patients traités reçoivent de vieilles molécules, les plus toxiques. Même eux risquent de ne plus y avoir accès. Et les programmes arrivent à leur terme : il ne peut y avoir de nouveaux patients pris en charge avant 2010. En Ouganda, les listes d’attente sont réapparues.
Françoise Barré-Sinoussi : De l’argent, il y en a. Si moins de 1 % de l’argent investi pour sauver les banques était utilisé pour le sida et le système de santé, il n’y aurait aucun souci. On a évoqué une taxe sur les transactions de change, que Nicolas Sarkozy avait appuyée : on n’en entend plus parler.
L’intégralité de l’échange entre Françoise Barré-Sinoussi et Pauline Londeix sur le site de Libération.
Source : http://www.sida-info-service.org/
ÉDITIONS : Hervé Guibert, la mort à vif
Le 07 novembre 2009 par Jean-Marc Lalanne
Mort en 1991 du sida, qu’il a raconté comme personne, Hervé Guibert sonda la vie dans toutes ses extrémités. Deux jalons encadrent son œuvre transgressive : La Mort propagande, son premier texte aujourd’hui réédité, et La Pudeur ou l’Impudeur, qui sort en DVD. C’est sous la forme d’une boucle qu’Hervé Guibert revient cet automne dans l’actualité, près de dix-huit ans après sa mort due au sida en décembre 1991. Ressurgissent en effet en même temps les deux extrémités de son œuvre : La Mort propagande, son premier texte, publié pour la première fois en 1977 alors que le jeune homme n’a que 22 ans, et La Pudeur ou l’Impudeur, son unique film de réalisateur, tourné seul avec une caméra vidéo prêtée par TF1, durant sa dernière année d’existence et enfin édité en DVD.
L’effet de télescopage est sidérant. Quatorze ans séparent ce premier texte, marqué par Georges Bataille, du journal vidéo de sa maladie. Durant ces années, Guibert s’est beaucoup diversifié, a été photographe, journaliste pour la presse féminine, critique de photo et de cinéma, scénariste de Patrice Chéreau. Il a beaucoup publié, une vingtaine de livres. Mais si la trajectoire est vagabonde, des lignes de force terribles la flèchent, au point que des passages entiers de La Mort propagande pourraient tenir lieu de note d’intention, lyrique, exaltée de La Pudeur ou l’Impudeur. De l’un à l’autre, pourtant, il s’est produit ce que le jeune écrivain de 22 ans ne pouvait pas du tout anticiper : l’apparition d’une épidémie planétaire, sa propre contamination. La maladie devient le centre de son œuvre, multiplie par vingt le nombre de ses lecteurs, le propulse, chancelant et décharné, sur les plateaux de télévision. Vient l’agonie qui donne lieu à un film. Pourtant, tout est là, dans le premier récit : “La mort, on la bâillonne, on la censure, on tente de la noyer dans le désinfectant, de l’étouffer dans la glace. Moi je veux lui laisser sa voix puissante et qu’elle chante, diva à travers mon corps.” Le sida est arrivé, a infléchi l’œuvre, a replié les échafaudages délirants et morbides de La Mort propagande ou Les Chiens (1982), vers le récit autobiographique. L’écriture s’est faite moins cassante, moins froide, plus romanesque, mais le projet – écrire le travail de la mort sur son corps – a préexisté à tout… (suite de l’article)
Source : http://www.lesinrocks.com/
LIVRES : Un livre qui “libère la parole” sur le sida
CLICANOO.COM | Publié le 7 novembre 2009
M.P.
“Elle met en lumière ceux qui sont dans l’ombre.” La formule choisie en postface par Catherine Gaud pour illustrer Vihsages d’ici résume assez bien l’esprit de cet ouvrage. Simone Hillebrand, bénévole à l’association Rive, vient de publier un livre sans concessions qui donne la parole à 12 séropositifs Réunionnais. Homos, hétéros, hommes, femmes… l’auteur a souhaité donner un visage à la maladie, ou plutôt des visages à travers différentes histoires. Il y a tout d’abord cette jeune fille dont les deux parents infectés lui ont transmis le virus. Ou cette Mahoraise, venue s’installer à la Réunion car le Sida est un tabou dans son île. Cette ado de 17 ans, contaminée en 1986 suite à un don de sang.
“J’AI COMPRIS L’IMPORTANCE DE LA VIE”
Et ce troublant témoignage : “C’est réellement la plus grosse erreur de ma vie”, avoue une jeune femme de 20 ans qui s’est contaminée de manière volontaire par amour pour son petit ami. Ou encore ce toxico qui a sombré dans la dépression avant de retrouver un second souffle. “Sans la maladie, je serais devenu un vieux con”, raconte cet homo de 51 ans. Cela peut paraître choquant mais le virus apparaît comme une “chance” dans de nombreux témoignages : “Avant, j’appelais ce qui m’était arrivé la maladie. Aujourd’hui, je parlerais plutôt de chance (…) Grâce au VIH, j’ai compris l’importance de la vie”, confie une executive woman. “Aujourd’hui, je n’ai plus peur du Sida” ; “J’ai beaucoup de chances de vivre ce que je vis”, peut-on encore lire au fil des pages. Un message d’espoir encore avec cette femme qui a réussi à mettre au monde trois enfants séronégatifs… (suite de l’article)
Source : http://www.clicanoo.com/
CAMEROUN : L’armée et des artistes luttent contre le VIH/Sida
Cameroon Tribune
Dikwe Fodambele
6 Novembre 2009
Edoudoua Non Glacé et Atango de Manadjama ont été mis à contribution lors d’une campagne de sensibilisation à Garoua. Il y a de cela quelques jours, la ville de Garoua a connu une effervescence particulière.
Deux artistes de renom, le comédien Edoudoua Non Glacé et l’artiste- musicien Atango de Manadjama, ont fait vibrer la garnison de Garoua. C’était à l’occasion de la campagne de sensibilisation de masse contre le VIH/Sida à l’intention des éléments de nos forces de défense. L’opération baptisée : « un résultat du dépistage retiré = une moustiquaire longue durée offerte », a connu la participation de hauts gradés de l’armée, notamment le général de brigade Isidore Obama, commandant de la troisième région de gendarmerie, qu’entourait une bonne brochette d’officiers supérieurs, et responsables d’unités militaires de la région. Et pour prêcher par l’exemple, le général de brigade Isidore Obama s’est prêté volontiers au dépistage gratuit et volontaire du VIH/Sida. Il a retiré par la même occasion son résultat avant de recevoir une moustiquaire imprégnée. Suivant l’exemple de leur chef, les éléments se sont prêtés en masse à l’exercice de dépistage, en bons soldats qu’ils sont. Aux hommes en tenue et leurs familles, se sont également jointes les populations environnantes, résidant au quartier Roumnde Adjia. Ces riverains sont venus s’enquérir de leurs statuts sérologiques. Et tout au long des deux journées qu’a duré l’opération, le stade de la légion de gendarmerie de Garoua a connu une véritable marée humaine. Le tout, dans une ambiance carnavalesque et festive. Le comédien Edoudoua Non glacé, à travers ses histoires satiriques et son humour, a diverti les hommes en tenue durant toute la campagne. Idem pour l’artiste-musicien Atango de Manadjama dont les moindres sorties drainaient une forte colonie de badauds, prêts à tendre la main au « seul artiste faroteur ». Le projet « Coup d’arrêt Sida au Cameroun », est en effet financé par le "Department of Defense" des États-Unis… (suite de l’article)
Source : http://fr.allafrica.com/


