Actualités VIH

Texte publié le vendredi 6 novembre 2009.

MOZAMBIQUE : La délégation des tâches accélère la distribution d’ARV - CANADA : QUÉBEC : Zone+ : S’exprimer et vivre - CC3L1 : Plus de gènes contre le VIH ? - UKRAINE : H1N1 : 500.000 personnes atteintes - RECHERCHE : Quand le VIH inactivé soigne une maladie rare du cerveau - KENYA : Le cancer du col de l’utérus, ennemi peu connu des femmes séropositives - RECHERCHE : Les spermatozoïdes jouent un rôle dans la transmission du VIH - ONUSIDA : L’ONUSIDA participe à l’Initiative multipartite néerlandaise - MANUEL : Les maladies sexuellement transmissibles : nouvelle édition d’un classique

Maputo

 [1]

MOZAMBIQUE : La délégation des tâches accélère la distribution d’ARV

NAIROBI, 5 novembre 2009 (PlusNews) - Le recours à des travailleurs sanitaires moyennement qualifiés plutôt qu’à des médecins pour prescrire des traitements antirétroviraux (ARV), une stratégie appelée délégation des tâches, a permis au Mozambique de tripler en six mois le nombre d’établissements distribuant des médicaments, selon les résultats d’une nouvelle étude.

Le rapport, publié dans la dernière édition du Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes, par Kenneth Sherr de l’Université de Washington et des responsables du ministère de la Santé du Mozambique, indique que les patients des régions rurales et déshéritées pouvaient désormais avoir accès à des services ARV de qualité grâce à cette stratégie de délégation des tâches. Peu après l’indépendance en 1974, la majorité des médecins, la plupart de nationalité portugaise, ont quitté le Mozambique, laissant une population forte de 10,6 millions d’habitants entre les mains d’un peu moins de 80 médecins. Depuis, le pays s’est largement reposé sur des « técnicos de medicina » - littéralement « techniciens en médecine », des cliniciens non médecins qui suivent 30 mois de formation – qui accomplissent des tâches cliniques et gestionnaires habituellement effectuées par des médecins. Dans les années 1980, l’instabilité politique ajoutée à des programmes d’ajustement structurel de l’économie nationale ont lourdement affecté le système de santé du Mozambique, contraignant le gouvernement à fermer jusqu’à 50 pour cent de ses centres de santé publics. En 2003, la prévalence du VIH atteignait 15 pour cent et seulement un pour cent des personnes séropositives avait accès à un traitement. Le gouvernement a alors de nouveau fait appel aux ‘techniciens’ pour combler le manque.

Une rapide croissance

« Comme le nombre de médecins n’était pas adapté aux établissements qui étaient de plus en plus nombreux à ouvrir leurs portes, le plan national comprenait un effort renouvelé visant à former de nouveaux techniciens comme un élément clé de l’augmentation de main d’œuvre chargée des soins VIH », peut-on lire dans le rapport. A la mi-2006, la première vague de techniciens fraîchement formés a été déployée dans les centres sanitaires. Environ 12 mois plus tard, 167 centres sanitaires présents dans 147 districts et municipalités du pays distribuaient les traitements. Dans le cadre de la stratégie, les ARV ont été également intégrés aux soins de santé publics, par conséquent, les médecins et les techniciens s’occuperont de tous les patients, et pas seulement des personnes séropositives… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]

CANADA : QUÉBEC : Zone+ : S’exprimer et vivre

Le 05 novembre 2009

Depuis 2007, il existe à Montréal une place de premier choix mis à la disposition des personnes concernées par le VIH : Zone+. C’est un espace où atelier en arts visuels, place d’écriture et de théâtre se côtoient aisément. Il est situé dans le parc Campbell en arrière du Club-Sandwich, dans le Village gai de Montréal. Jacques, Daniel-Claude et François vous accueillent selon le moment et l’activité choisis. Des cours de dessins pratiques, de couleurs et plus sont accessibles. La théorie du processus créatif pour comprendre la démarche artistique peut être donnée. L’élaboration de performances artistiques est aussi envisagée. Zone+ fournit le matériel selon les sous disponibles. Pour crier vos sentiments via la création, appelez à la Maison Plein Cœur au 514 597 0554

Source : http://www.seronet.info/breve/

CC3L1 : Plus de gènes contre le VIH ?

Revue d’articles scientifiques n°25 (16-31 Octobre 2009)

Rédacteur : Olivier Pleskoff (PhD)

En 2008, certains chercheurs ont affirmé que plus on possède d’exemplaires du gène CC3L1, plus on résiste au VIH. Cette thèse est aujourd’hui contestée.

En effet, le VIH a besoin de deux récepteurs pour pouvoir infecter les cellules du système immunitaire. Le récepteur CD4 dans un premier temps, qui permet au virus de s’accrocher sur la cellule, et dans un second temps, un corécepteur qui permet au virus de fusionner avec la membrane cellulaire et de déposer ainsi son matériel génétique à l’intérieur de la cellule. Il existe deux principaux corécepteurs : CCR5 et CXCR4. Des études ont montré que l’occupation du site de CCR5 empêche la pénétration et donc l’infection par le VIH. Ainsi, de nombreuses études se sont intéressées au corécepteur CCR5 et à ce qui s’y fixe naturellement, notamment la protéine CCL3L1. Une étude publiée l’année dernière montre en particulier que le nombre de copies du gène de CCL3L1 influence la prolifération virale, la progression de la maladie et les effets de la trithérapie (Hahuja S.K. et collaborateurs, Nat. Med. 14, 413-420, 2008). Cependant, la compréhension biologique de ce phénomène reste à compléter et est sujette à de nombreuses controverses. Trois équipes de chercheurs apportent aujourd’hui des critiques à ces conclusions. Les deux premières études réalisées sur différents groupes de patients ne laissent pas apparaître de lien entre le nombre de copies du gène CCL3L1, la réplication virale, et la progression de la maladie. Selon eux, la fixation du produit du gène CCL3L1 sur CCR5 n’entraîne pas de blocage complet du corécepteur. La troisième étude conteste quant à elle la méthode utilisée par Hahuja et ses collaborateurs pour déterminer le nombre de copies du gène CCL3L1. Le dénombrement de copies du gène serait très aléatoire car les méthodes de quantification varient en fait d’une étude à l’autre. Les erreurs d’appréciation entre les différences de polymorphisme du gène ou les différences entre les copies de ce gène peuvent également biaiser les résultats. Hajuja et ses collaborateurs maintiennent leurs conclusions, nouvelles expériences à l’appui. Ces divergences ne jettent cependant pas de doute sur les efforts de développement de thérapie à base d’antagonistes de CCR5 pour la prévention et le traitement du VIH.

CCL3L1 and HIV/AIDS susceptibility. Thomas J Urban, Amy C Weintrob, Jacques Fellay, Sara Colombo, Kevin V Shianna, Curtis Gumbs, Margalida Rotger, Kimberly Pelak, Kristen K Dang, Roger Detels, et al. Nature Medicine 15, 1110-1112 (October 2009).

Reply to : “ CCL3L1 and HIV/AIDS susceptibility”. Tanmoy Bhattacharya, Jennifer Stanton, Eun-Young Kim, Kevin J Kunstman, John P Phair, Lisa P Jacobson, Steven M Wolinsky. Nature Medicine 15, 1112-1115 (October 2009).

Source : http://www.sidablog.fr/

UKRAINE : H1N1 : 500.000 personnes atteintes

mise en ligne Yann-Mickaël Dadot, Santé log, le 6 novembre 2009

Plus de 250 patients en soins intensifs, 500.000 personnes atteintes selon le Ministère de la santé, et en 4 jours, plus qu’un doublement du nombre de décès, l’Ukraine est en état d’urgence. L’activité exceptionnellement élevée d’infections respiratoires aiguës donne une évaluation de ce que pourrait être le comportement et la virulence du virus en pleine saison hivernale dans l’hémisphère nord. Des tests par méthode PCR viennent d’être effectués dans deux laboratoires à Kiev et les 9 experts de l’OMS peuvent commencer à analyser les caractéristiques biologiques et cliniques de la flambée.

Des niveaux de plus en plus élevé d’infections respiratoires aiguës (IRA) sont recensés :

L’OMS rapportait plus de 2500 admissions à l’hôpital, dont plus de 1100 enfants. 234 patients sont actuellement sous soins intensifs, dont 32 enfants. En date du 5 novembre, plus de 100 décès associés à des manifestations graves d’IRA ont été déclarés. Les jeunes adultes, auparavant en bonne santé, âgés de 20 ans - 50 ans constituent la cible prioritaire de ces IRA avec complications. L’OMS rappelle donc, sur la base des données épidémiologiques disponibles que ce virus a montré sa capacité à provoquer une maladie à progression rapide du poumon écrasante qui est très difficile à traiter. L’European Centre for Disease Control (ECDC) indique qu’il pourrait y avoir d’autres causes… (suite de l’article)

Source : http://www.santelog.com/

RECHERCHE : Quand le VIH inactivé soigne une maladie rare du cerveau

Martine Perez

06/11/2009

Le virus du sida, transformé et inactivé, a été utilisé comme « cheval de Troie » par l’équipe du professeur Patrick Aubourg. Grâce à la thérapie génique, les médecins ont réussi à freiner l’évolution, en général inéluctable, de l’adrénoleucodystrophie chez deux enfants traités il y a maintenant plus de deux ans et demi.

Le professeur Patrick Aubourg, directeur d’une unité de recherche à l’Inserm et médecin à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, à Paris, dans le service du Pr Pierre Bougnères, a voué une grande partie de sa vie à une maladie génétique rare, l’adrénoleucodystrophie. Il peut aujourd’hui avoir toutes les raisons d’être heureux. Et, avec lui, les familles concernées par cette affection grave du cerveau qui peut transformer rapidement de jeunes enfants, apparemment en bonne santé, en grabataires. Il vient en effet, avec le Dr Nathalie Cartier-Lacave qui travaille avec lui à l’unité 745 de l’Inserm et bien d’autres collaborateurs, d’obtenir des résultats très encourageants pour trois enfants malades soignés avec succès par une thérapie génique leur transférant le gène normal qui leur manquait. Aujourd’hui, la prestigieuse revue américaine Science publie le détail précis des résultats obtenus pour les deux premiers patients ainsi traités. Ses travaux ouvrent la voie de la guérison pour tous les enfants affectés par ce mal terrible, pour peu qu’ils soient pris en charge précocement. Au-delà, d’autres pathologies pourraient bénéficier de cette thérapie originale utilisant comme support rien moins que le virus du sida totalement désactivé. Bien sûr, pour conjurer le sort, Patrick Aubourg estime qu’il faudra encore plus de recul, suivre encore très longtemps ces enfants pour s’assurer qu’ils n’auront pas de complications à long terme. Mais c’est déjà un début de victoire contre l’adversité qu’il vient de remporter avec son équipe et ceux qui lui ont fait confiance… (suite de l’article)

Source : http://www.lefigaro.fr/

KENYA : Le cancer du col de l’utérus, ennemi peu connu des femmes séropositives

NAIROBI, 5 novembre 2009 (PlusNews) - Trois ans après avoir été diagnostiquée séropositive, Alice Mworia, âgée de 28 ans, s’est rendue à un examen médical de routine, durant lequel elle a signalé à l’infirmière qu’elle avait des pertes vaginales inhabituelles : l’un des tests effectués à cette occasion a révélé qu’elle avait des lésions précancéreuses du col de l’utérus, qui pourraient devenir cancéreuses si elles n’étaient pas traitées.

« Mes parties intimes sentaient mauvais et je me demandais si c’était parce que j’étais séropositive ; je ne pouvais plus rester sans rien faire et j’en ai parlé à une infirmière qui m’a envoyé chez un médecin », a dit Mme Mworia à IRIN/plusNews. Le frottis, l’un des tests prescrits par le médecin, a révélé à cette occasion l’existence de lésions précancéreuses. « Je ne savais même pas qu’il existait quelque chose qui s’appelait un cancer du col de l’utérus, qui peut devenir très facilement mortel, m’a-t-on appris ». Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), chaque année 2 635 Kényanes sont diagnostiquées avec un cancer du col de l’utérus, dont 2 111 décèdent de cette maladie, ce qui en fait le cancer le plus répandu parmi les femmes de ce pays. On estime qu’environ 38,8 pour cent des femmes dans la population générale sont atteintes d’une infection à papillomavirus (HPV) du col de l’utérus – une des principales causes du cancer du col de l’utérus – à un moment de leur vie.

Risque élevé, faible connaissance

Pour que l’infection HPV du col de l’utérus dégénère en cancer, il faut que certains co-facteurs soient présents, incluant le tabac, la contraception hormonale à long terme ou une co-infection par le VIH. Cependant, les professionnels de santé recommandent fortement que toutes les femmes de plus de 21 ans soient examinées pour une recherche du cancer du col de l’utérus. « Les femmes qui sont séropositives ont un système immunitaire faible et cela les rend très sensibles au papillomavirus humain persistant qui évolue en cancer du col de l’utérus », a dit Lucy Muchiri, maître de conférence en pathologie humaine à la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université de Nairobi, et membre du Groupe de travail sur le cancer du col de l’utérus de l’Afrique subsaharienne. « Cela prend relativement peu de temps pour que le HPV ne se développe en cancer expansif du col de l’utérus chez les femmes séropositives… Cela prendra plus de temps chez les femmes qui ne sont pas séropositives ». Les frottis de dépistage – qui recherchent des modifications des cellules dans le col de l’utérus – sont disponibles dans la plupart des centres de santé des districts au Kenya, mais selon l’OMS, moins de six pour cent des femmes y ont accès… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]

RECHERCHE : Les spermatozoïdes jouent un rôle dans la transmission du VIH

Posté par Isabelle le Vendredi 6 Novembre 2009

Auteur de l’article : Pierre-Alain Rubbo

D’après l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) et le programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA), environ 3 millions de nouvelles infections par le VIH sont recensées chaque année et presque 2 millions d’individus succombent à une maladie liée au virus. La majorité des cas de transmission utilise le sperme comme vecteur (En mathématiques, le vecteur est un objet véhiculant plus d’information que les nombres usuels, ou scalaires, et sur...) principal et a lieu lors de rapports hétérosexuels et homosexuels. Cependant, peu d’études se sont intéressées à l’interaction du VIH avec les spermatozoïdes et à leur rôle dans la transmission sexuelle du virus. Ce travail a été réalisé par une équipe de Buenos Aires (Buenos Aires est la capitale fédérale de l’Argentine, dont elle est la plus grande ville et le port le plus important....), en Argentine et a été publié dans la revue Journal of Experimental Medicine datée du 26 octobre 2009.

Les résultats de cette étude montrent que le VIH est capable de se lier aux spermatozoïdes grâce à une molécule particulière, le sulfate d’héparane, et d’être transporté à leur surface jusqu’à rencontrer des cellules jouant un rôle important dans l’infection telles que les cellules dendritiques, les macrophages et les lymphocytes T CD4+. Les scientifiques ont réussi à montrer qu’une fois en contact avec les spermatozoïdes, les cellules dendritiques lient à leur tour le VIH (via le récepteur CD4+) engendrant la dissémination de l’infection. Les chercheurs se sont également rendus compte qu’après avoir interagi avec les spermatozoïdes, les cellules dendritiques deviennent matures et produisent certaines molécules (cytokines) à l’origine du phénomène de tolérance immunitaire. Cet événement contribuerait donc à la dissémination du virus en limitant la reconnaissance, et donc l’élimination, du VIH par le système immunitaire au contraire des phénomènes d’inflammation classique lors d’une infection virale. Enfin il semblerait qu’un pH de 6,5 (légèrement acide), de même nature que celui du vagin à la suite d’un rapport sexuel, facilite l’attachement du virus à la surface des spermatozoïdes et favorise sa transmission aux cellules dendritiques… (suite de l’article)

Source : http://www.techno-science.net/

ONUSIDA : L’ONUSIDA participe à l’Initiative multipartite néerlandaise

5 novembre 2009

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, a participé aujourd’hui à une réunion organisée par l’Initiative multipartite néerlandaise contre le VIH/sida. La réunion a été co-organisée par les ONG néerlandaises STOP AIDS NOW ! et Aids Fonds sur le thème du sida à l’heure de la crise financière pour examiner les défis posés par la crise financière mondiale. Elle a été ouverte par l’Ambassadrice des Pays-Bas pour le sida, Mme Marijke Wijnroks.

S’exprimant lors de la réunion, M. Sidibé a félicité les Pays-Bas pour leur remarquable leadership et a mis l’accent sur le rôle essentiel du pays dans la riposte mondiale au sida. « Nous considérons les Pays-Bas comme un partenaire solide, en phase avec les objectifs de l’ONUSIDA. Ensemble, nous avons obtenu des résultats importants dans la lutte contre la discrimination et la progression de l’agenda des droits de l’homme », a déclaré M. Sidibé. « Néanmoins, pour 2 personnes placées sous traitement antirétroviral, 5 autres sont infectées par le VIH ; nous espérons donc poursuivre notre solide relation avec le Gouvernement néerlandais, afin d’inverser le cours de l’épidémie », a-t-il ensuite ajouté. Parmi les participants à la réunion se trouvaient également le Dr Michel Kazatchkine, Directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, ainsi que M. Ewout Irrgang et Mme Kathleen Ferrier, respectivement président et vice-présidente de l’Initiative multipartite. L’Initiative multipartite néerlandaise contre le VIH/sida rassemble des membres du Parlement néerlandais issus de tous bords politiques. Elle a été créée en février 2007 par la députée Kathleen Ferrier. L’objectif principal de ce réseau informel est de s’assurer que le VIH ainsi que les questions et les droits en matière de santé sexuelle et reproductive restent en bonne place dans les agendas politiques. Le groupe mène également des actions de persuasion aux niveaux national, régional et international, par le biais du Parlement néerlandais, du Conseil de l’Europe et du Parlement européen.

Source : http://www.unaids.org/fr/

MANUEL : Les maladies sexuellement transmissibles : nouvelle édition d’un classique

Par Aude Segond, Crips (France) 06/11/09

Dans la collection des Abrégés, Elsevier Masson sort une nouvelle édition de Les maladies sexuellement transmissibles, sous la direction du Pr. Janier.

La prise en charge des maladies sexuellement transmissibles (MST) bénéficie de méthodes diagnostiques qui ont fait leurs preuves. Malgré ces moyens de dépistage et les campagnes de prévention, les MST restent un problème de santé publique. En effet, les symptômes sont variés et n’apparaissent pas forcément dans les jours qui suivent un rapport, ce qui complique un diagnostic dont la précocité est souvent un atout dans la guérison. Pratique, clair et illustré, enrichi d’un index alphabétique, cet ouvrage collectif, rédigé par une équipe de spécialistes, s’articule en quatre parties.

La première rappelle les connaissances de base indispensables : l’anatomie des appareils génitaux féminin et masculin ; les flores génitales de la femme et de l’homme ; les outils diagnostiques des MST et les antibiotiques utilisés. S’y ajoutent un point historique et des données épidémiologiques générales.

La deuxième passe en revue les MST et détaille pour chacune épidémiologie, clinique, diagnostic et traitement.

La troisième précise les principes de prise en charge et de traitement des patients infectés par le VIH, la conduite à tenir après exposition sexuelle au VIH, au VHB ou au VHC ainsi que la conduite à tenir devant un certain nombre de tableaux cliniques (urétrite, ulcération génitale, etc.)

La quatrième évoque des publics ou des cas particuliers : MST chez les femmes enceintes ou les homosexuels ; vaccination contre le papillomavirus humain ; annonce du diagnostic ; évocation des MST dans le cadre d’un viol ou dans un contexte de précarité.

Source : http://www.vih.org/

[1] Wikimedia Commons Claus Bunks : Maputo railway station (Mozambique) and Praça dos Trabalhadores (former Praça Mac Mahon) with the monument for those who died during World War I. The monument was inaugurated 11 November 1935.



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