Actualités VIH

Texte publié le vendredi 30 octobre 2009.

ENTRETIEN : Françoise Barré-Sinoussi : « Le sida est une infection comme une autre » - ÉTUDE : Observance : le privilège de l’ancienneté - ÉTATS-UNIS : La fin officielle de l’interdiction de voyage et d’immigration des séropositifs - AFRIQUE AUSTRALE : L’assurance vie pour les personnes séropositives a un prix - KENYA : Enquête sur les homosexuels pour prévenir la propagation du sida - CANADA : QUÉBEC : La queue du diable ! Comment développer le potentiel hétérosexuel des enfants - RUSSIE : Conférence sur le VIH en Europe orientale et en Asie centrale pour unir les efforts en vue de l’accès universel - CANADA : QUÉBEC : Vaccin contre le sida : Laval convoite une usine de 88 millions $ - INNOVATION : Le téléphone au service de la santé - CAMEROUN : Entrevue : Dr Micheline N. Nguefang-Njiké « L’hépatite est aussi dangereuse que le sida » - BÉNIN : VIH /Sida et médecine traditionnelle au pays - Douze bonnes pratiques pour une meilleure prise en charge

Francoise Barre Sinoussi

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SUISSE : Entretien : Françoise Barré-Sinoussi : « Le sida est une infection comme une autre »

SANTÉ | Lauréate du Prix Nobel de médecine 2008 pour la découverte du virus du sida, Françoise Barré-Sinoussi est de passage à Genève.

ANNE-MURIEL BROUET | 29.10.2009

La revue Science, le 20 mai 1983. Françoise Barré-Sinoussi, une jeune chercheuse, est le premier auteur d’un article qui fera date. Il parle d’un rétrovirus isolé chez les patients souffrant de syndrôme d’immuno-déficience acquise, qu’on appelle aujourd’hui sida. L’an dernier, c’est la directrice de l’Unité de régulation des infections rétrovirales à l’Institut Pasteur qui a reçu, avec le professeur Luc Montagnier, le Prix Nobel de médecine pour cette découverte. Invitée jeudi soir (*) pour la Conférence Louis-Jeantet de la Faculté de médecine, elle est à Genève.

– Des essais en Thaïlande ont récemment permis de diminuer le taux d’infection de 31% ? Un espoir ou un échec ?

– Ce n’est certainement pas un échec. Mais ce n’est pas non plus un vaccin. C’est pour la première fois un résultat qui soulève plein de questions et donc plein de nouvelles hypothèses sur lesquelles on va pouvoir travailler. C’est une lueur d’espoir. Ce candidat vaccin offre une petite protection, à partir de cela on va pouvoir chercher quels mécanismes ont été développés chez ceux qui sont protégés et pourquoi les autres ne le sont pas.

– La Suisse a été pionnière en reconnaissant qu’un séropositif traité de manière efficace ne transmet plus la maladie. Le traitement est-il un moyen de prévention ?

– On parle encore de concept « test et traitement ». Il n’est donc pas encore applicable à large échelle mais reste extrêmement intéressant. Il faut le percevoir comme un moyen de prévention supplémentaire puisqu’effectivement une personne traitée efficacement présente une charge virale indétectable. Mais on sait aussi que les résultats ne sont pas 100% identiques quand on mesure la charge virale dans le sang et dans les sécrétions génitales. Donc il faut rester prudent : le sida reste avant tout une maladie qui se transmet par voie sexuelle. Cette une méthode de prévention qui doit inciter encore davantage de personnes à aller se faire dépister. Elles en retirent un bénéfice à titre individuel, pouvant ainsi se faire soigner. Le bénéfice est aussi collectif, même si ce n’est pas du 100% et qu’on leur recommandera encore d’utiliser les autres moyens de prévention. Le préservatif reste toujours à conseiller fortement.

– Que pensez-vous du dépistage généralisé comme moyen de prévention ?

– C’est très bien dans la mesure où il reste volontaire. C’est au médecin d’inciter le patient qui vient le voir pour n’importe quel cas de se faire dépister. La décision reviendra à la personne. Il faut responsabiliser les gens… (suite de l’article)

Source : http://www.tdg.ch/

ÉTUDE : Observance : le privilège de l’ancienneté

vendredi 30 octobre 2009

L’observance serait plus clémente après au moins une année de succès virologique (charge virale indétectable), selon une étude américaine publiée sur PLoS One (en anglais).

L’observance (qu’on appelle aussi l’adhérence ou la compliance) est toujours un facteur clé dans la réussite d’un traitement antirétroviral. Avec les premiers traitements, il fallait qu’elle soit quasi parfaite pour que puisse être obtenue la suppression virale soutenue (charge virale indétectable à long terme). Même les ARV les plus récents exigent un taux d’observance élevé. Cependant, les résultats de cette recherche suggèrent que le niveau d’adhérence nécessaire pour supprimer la virémie dans la période initiale suivant le début d’un premier traitement serait plus élevé que celui requis dans la même finalité une fois que la charge virale a été maintenue indétectable pendant une période prolongée. En d’autres termes, les patient-es ayant eu une charge virale indétectable pendant une période soutenue auraient un risque moins important de voir leur charge virale redevenir détectable en raison d’une observance imparfaite, que ceux et celles qui n’étaient pas dans cette situation. Malgré ces résultats, les auteurs avertissent que « si le taux d’observance requis pour la suppression virale soutenue peut décliner avec le temps, l’objectif d’une adhérence proche de la perfection ne devrait pas changer. » En effet, « améliorer son observance ne peut qu’augmenter la probabilité d’une suppression virale durable et soutenue ». Il n’en reste pas moins que « des traitements plus puissants [que les premiers antirétroviraux] ainsi que la suppression virale soutenue peuvent diminuer les conséquences virologiques d’un oubli de prise ». Plus d’info sur Aidsmap (en anglais)

Source : http://www.sida-info-service.org/

ÉTATS-UNIS : La fin officielle de l’interdiction de voyage et d’immigration des séropositifs vers les États-Unis

Mis en ligne le 30/10/2009

Avec l’annonce officielle ce vendredi par le président Obama de la fin de l’interdiction de voyager et d’immigrer aux États-Unis pour les séropositifs, l’administration américaine referme officiellement le chapitre d’un bannissement sanitaire instauré en 1987.

L’interdiction, tout d’abord mise en œuvre en 1987, puis inscrite dans la loi par le Congrès en 1993, empêchait officiellement les citoyens non Américains séropositifs de voyager ou d’immigrer aux États-Unis à moins de se voir accordé une dérogation par le Département de la Sécurité Intérieure. Le Congrès a voté en faveur de la fin de cette interdiction au cours de l’été 2008, mais l’administration alors dirigée par George W. Bush en fin de mandat, n’a pas finalisé la mise en œuvre de la levée d’interdiction. De fait, à partir de ce vote, les services américains de l’immigration avaient transposé dans la réglementation sur la délivrance des visas, la levée de l’interdiction de l’entrée et du séjour sur le sol américain des voyageurs séropositifs, mais il restait à abolir officiellement la loi antérieure. La mesure a été saluée par l’organisation LGBT Immigration Equality. "Enfin, les personnes vivant avec le VIH ne seront plus empêchées de venir dans ce pays", s’est-elle félicitée.

Source : http://v2.e-llico.com/

AFRIQUE AUSTRALE : L’assurance vie pour les personnes séropositives a un prix

JOHANNESBOURG, 30 octobre 2009 (PlusNews) - La disponibilité de traitements antirétroviraux (ARV) et la loi contre la discrimination ont aidé à classer le VIH/SIDA dans la catégorie des maladies chroniques. Mais un statut sérologique peut continuer de constituer un obstacle à l’obtention d’un prêt ou à la souscription d’une assurance.

En Afrique australe, la plupart des compagnies d’assurance vie continuent de demander à leurs potentiels clients de se soumettre à un test de dépistage du VIH et refusent de couvrir les personnes dont les résultats se révèlent positifs. Les établissements financiers, quant à eux, sont peu disposés à prêter de l’argent aux personnes qui ne sont pas couvertes par une assurance vie et qui désirent acheter une maison ou monter une entreprise. « Le déni d’assurance vie affecte d’autres droits », a dit Amon Ngavetene, coordinateur de l’Unité sida du Legal Assistance Centre (Centre d’aide juridique, LAC en anglais), une organisation à but non lucratif dédiée à l’assistance juridique en Namibie. Le LAC a exhorté le gouvernement namibien à voter une loi interdisant aux compagnies d’assurance de pratiquer une discrimination envers les personnes vivant avec le VIH. Cette requête est pour l’instant restée sans effet. M. Ngavetene a indiqué que les personnes séropositives étaient victimes de discrimination même après leur mort. Les individus ayant souscrit une assurance vie et ayant omis de signaler à leur compagnie d’assurance leur séropositivité courent le risque de voir leurs polices invalidées s’il est indiqué sur leur certificat de décès qu’ils ont succombé à une maladie liée au sida. « Une personne peut avoir cotisé pendant une quinzaine d’années, puis à sa mort, sa famille peut ne rien percevoir », a déploré M. Ngavetene. « C’est une démarche anticonstitutionnelle, mais qui est très difficile à remettre en cause compte tenu des clauses du contrat ». Les compagnies d’assurance du Botswana, elles aussi, demandent à leurs clients potentiels de faire un test de dépistage du VIH, mais Linny Keorapetse, agente d’assistance juridique auprès du Botswana Network on Ethics, Law and HIV/AIDS (Réseau botswanais sur l’éthique, le droit et le VIH/SIDA, BONELA en anglais) a précisé qu’au moins une compagnie d’assurance, Metropolitan Life, acceptait de couvrir les personnes séropositives, mais à un prix beaucoup plus élevé… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]

KENYA : Enquête sur les homosexuels pour prévenir la propagation du sida

(AFP) – Il y a 7 heures

NAIROBI — Un organisme de santé publique va lancer la plus grande enquête jamais réalisée au Kenya auprès des homosexuels, en dépit de l’interdiction légale de ces relations, dans le but de contenir la propagation du sida.

"Les études montrent que 15% des nouvelles infections par le sida proviennent des homosexuels. Nous pouvons faire tout le bruit que nous voulons autour d’eux, mais nous ne pouvons pas les ignorer", a expliqué jeudi à l’AFP le Dr Nicholas Muraguri, directeur du Programme national de lutte contre le sida et les maladies sexuellement transmissibles (Nascop). Le Dr Muraguri compte collecter un nombre d’informations statistiquement fiables en faisant circuler au sein de la communauté homosexuelle des questionnaires que chacun sera libre de remplir, avec l’assurance que la confidentialité sera assurée. "A cause de l’opprobre qui les frappe, ces gens vivent en communautés. Les gens seront interrogés par les leurs, voire par leur partenaire sexuel", a expliqué le spécialiste, qui estime à 10.000 le nombre d’homosexuels dans les deux principales villes du pays, Nairobi et Mombasa. L’enquête tentera de cerner le nombre d’homosexuels au Kenya, le taux de prévalence du sida en leur sein, leurs pratiques sexuelles (nombre de partenaires, usage du préservatif), et un test de séropositivité sera proposé aux intéressés. Cette enquête, qui commencera en décembre ou en janvier pour s’achever en juin, pour un coût de 40 millions de shillings kényans (359.000 EUR), sera d’une ampleur bien supérieure à la précédente qui remonte à 2007. "C’est la première fois en Afrique qu’un gouvernement prend ainsi l’initiative de se rapprocher des populations à risque", a affirmé le Dr Muraguri, en évoquant le plan gouvernemental de lutte contre le sida récemment adopté, dont fait partie cette enquête.

Source : http://www.google.com/

CANADA : QUÉBEC : La queue du diable ! Comment développer le potentiel hétérosexuel des enfants

Publié le 30 octobre 2009

Patrick Lagacé

La Presse

C’était l’hiver 2006 et je rencontrais des électeurs pour parler de l’élection qui a porté Stephen Harper au pouvoir. Michel Lizotte m’avait invité chez lui pour parler de la vie et de ses nombreux périls moraux.

Michel Lizotte est un catho pur et dur qui serait probablement plus heureux dans un village du Texas comptant 27 églises que dans ce Québec amoral qui tourne le dos à Dieu. On l’imagine assez facilement comme président du fan club de Mgr Marc Ouellet, le très strict cardinal de Québec. Il se disait journaliste. Il dénonçait les Jeux gais à venir. Il préparait un livre sur l’homosexualité. Il me donnait du « Pat » comme si nous avions été enfants de chœur dans la même église. Il parlait beaucoup des gais. Pour dire que c’est mal, être gai, bien sûr. Je me souviens que Lizotte faisait sans cesse référence aux dangers du barebacking, une pratique marginale mais spectaculaire de sexe non protégé chez certains gais. Lizotte fait partie de cette mouvance très présente chez les chrétiens fondamentalistes américains, qui croient que l’homosexualité est un mode de vie. Un choix, quoi. Choisir d’aimer des hommes, pour lui, c’est comme choisir d’acheter une Beetle verte. Une coquetterie. Rien à voir avec la nature. J’avais jugé que Lizotte est un type inoffensif. Contrairement aux États-Unis, les farouches amis de Jésus comme Lizotte n’ont pas le même impact politique. Ce drôle de moineau m’avait donc donné une chronique légèrement sarcastique. Titre : « Michel vit en enfer ». Pauvre lui, disais-je, il vit dans ce pays si permissif. Dans une circonscription représentée par un bloquiste gai, en plus, Réal Ménard...

* * *

J’ai retrouvé Michel Lizotte. Je dois vous dire qu’il fait encore une fixation sur la chose homosexuelle. Dans une église de Repentigny, il donne des ateliers à des parents. Thématique, sur l’affiche qui invite les parents à l’église Notre-Dame-des-Champs : Aider mon enfant à développer son POTENTIEL HÉTÉROSEXUEL. Au menu : « l’accompagnement parental vers l’hétérosexualité » et « les attraits non désirés vers le même sexe ». Bref, des ateliers pour éviter que votre enfant ne « devienne » homosexuel, avec la bénédiction du prêtre Christian Lépine.

Michel Lizotte m’a encore donné du « Pat » quand il m’a rappelé, hier, mais il n’a pas voulu commenter : il n’a pas aimé le papier de 2006. Je ne veux même pas m’attarder sur la question du « choix » homosexuel. C’est tellement saugrenu que ça ne vaut pas la peine de gaspiller de l’encre à ce sujet. Mais la question de la découverte de son homosexualité, ou de celle de son enfant, est un choc épouvantable pour bien des gens. Un drame intime, pour beaucoup de jeunes gais. Le jeune découvre sa différence - profonde, viscérale, permanente -, à un âge ingrat où la différence n’est pas nécessairement bien vue dans une polyvalente... C’est pour ça que le thème même des ateliers proposés par Michel Lizotte est profondément dégueulasse et n’a rien d’inoffensif. Parce qu’il exploite des parents forcément tourmentés qui essaient probablement, de bonne foi, d’épauler leur fils ou leur fille dans une période trouble de leur développement. L’abbé Raymond Gravel, ex-député bloquiste de la circonscription qui inclut Repentigny, est outré : « Imagine un enfant qui se sait homosexuel et qui, en plus, subirait des pressions de ses parents pour qu’il exploite son « potentiel » hétérosexuel. Ces parents vont aller là, et vivre avec l’espoir qu’on peut guérir leur enfant. Épouvantable ! » Gravel est un iconoclaste et un phare d’ouverture dans une Église qui, officiellement, réprouve l’homosexualité, le condom et l’avortement. Il fait aussi preuve d’ouverture envers ce prêtre, Christian Lépine, qui accueille Lizotte et sa pseudo-science dans son église... « Je le connais. Je lui ai parlé. C’est un bon gars, un peu conservateur. Mais je crois qu’il s’est fait embarquer par Lizotte... »

* * *

Michel Lizotte a tranquillement animé un atelier, en octobre, à l’église Notre-Dame-des-Champs. Mais un groupe dénonçant ces ateliers débiles est né, sur Facebook. Le Néo, une association de jeunes homosexuels de Lanaudière, sera aussi devant l’église, au prochain atelier, le 9 novembre, pour offrir des ressources non religieuses aux parents qui se font remplir par Michel Lizotte… (suite de l’article)

Source : http://www.cyberpresse.ca/

RUSSIE : Conférence sur le VIH en Europe orientale et en Asie centrale pour unir les efforts en vue de l’accès universel

27 octobre 2009

La troisième Conférence sur le VIH/sida en Europe orientale et en Asie centrale a été ouverte aujourd’hui à Moscou au cours d’une cérémonie à laquelle ont participé des représentants de la Douma russe, le Ministre russe des Affaires étrangères, des représentants de l’Académie russe des sciences et l’Ambassadeur des États-Unis en Russie.

Cette Conférence rassemble des dirigeants politiques, des scientifiques, des professionnels de santé, des représentants de la société civile et des organisations religieuses, ainsi que des personnes vivant avec le VIH. Il y a 2 500 participants issus de 60 pays, dont 58 % sont des femmes. Les organisateurs espèrent que la Conférence renforcera la riposte régionale à l’épidémie de sida. En Europe orientale et en Asie centrale, la consommation de drogues injectables est le principal mode de transmission du VIH. La prévention du VIH chez les consommateurs de drogues injectables et leurs partenaires sexuels constitue un volet vital d’une riposte éclairée par des données. Au cours d’une séance plénière, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, a donné un aperçu de la riposte mondiale au sida et a souligné la voie à suivre pour réaliser les objectifs de l’accès universel. Cette Conférence, qui se déroule à Moscou jusqu’au 30 octobre, est consacrée au thème suivant : « Coopération régionale. Unir les efforts pour l’accès universel ». Dans son allocution, M. Sidibé, a déclaré que des avancées considérables avaient été réalisées dans la région et que plusieurs pays s’étaient fixé comme objectif l’accès universel. Le Directeur de l’ONUSIDA a néanmoins noté que l’épidémie de sida continuait à se propager plus rapidement que la riposte : en effet, on estime que le nombre d’adultes et d’enfants vivant avec le VIH en Europe orientale et en Asie centrale a doublé depuis 2000. Près de 1,5 million de personnes vivent avec le VIH, dont la majorité en Russie et en Ukraine. « L’ONUSIDA est extrêmement préoccupé par le fait que l’Europe orientale et l’Asie centrale soit la seule région du monde où la prévalence du VIH est toujours clairement à la hausse », a déclaré M. Sidibé. « Dans cette région, les organisations non gouvernementales ont mis en œuvre des services de prévention, de traitement et d’appui parmi les meilleurs au monde. Dans plusieurs pays de la région, les programmes de réduction des risques sont menés par la société civile et nous constatons les premiers signes de leur impact sur l’épidémie. J’encourage les gouvernements de la région à soutenir et à intensifier ces programmes », a ajouté M. Sidibé. Au cours de cette séance, M. Sidibé a aussi mis l’accent sur certaines réussites accomplies dans la région, par exemple la couverture supérieure à 95 % des programmes relatifs à la prévention de la transmission du VIH mère-enfant, et a souhaité que la région soit la première à éliminer la transmission mère-enfant d’ici 2015. Les autorités de la Fédération de Russie, avec l’appui de l’ONUSIDA, du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et International AIDS Society ont organisé cet événement. Le comité organisateur est présidé par G.G. Onishchenko, Directeur du Service fédéral russe pour la protection des droits des consommateurs et du bien-être de l’individu, ainsi que médecin en chef de la Fédération. La Conférence, dont la première édition s’était tenue en 2006, est traditionnellement organisée à Moscou et constitue la principale instance publique de dialogue sur la santé publique et le VIH dans la région. Cette année, la Conférence vise à fixer des priorités pour la région en mettant particulièrement l’accent sur la prévention du VIH au sein des groupes clés, notamment les professionnels du sexe et les consommateurs de drogues injectables, tout en prenant en compte la nature de l’épidémie dans chaque pays de la région.

Épidémie de VIH en Europe orientale et en Asie centrale

D’après le Rapport sur l’épidémie mondiale de sida 2008, près de 1,5 million de personnes vivraient avec le VIH en Europe orientale et en Asie centrale en 2007, dont près de 90 % dans la Fédération de Russie ou en Ukraine. Bien que l’épidémie de VIH dans la Fédération de Russie soit la plus importante de la région, les chiffres augmentent en Azerbaïdjan, en Géorgie, au Kazakhstan, au Kirghizistan, dans la République de Moldova, au Tadjikistan et en Ouzbékistan. L’engagement politique et financier augmente en matière de prévention, de traitement et de soins liés au VIH en Russie, malgré la crise financière mondiale. L’objectif du pays est de faire passer le nombre de personnes recevant un traitement antirétroviral à 50 000 en 2009.

Source : http://www.unaids.org/fr/

CANADA : QUÉBEC : Vaccin contre le sida : Laval convoite une usine de 88 millions $

Publié le 30 octobre 2009

Pierre-André Normandin

Le Soleil

(Québec) Le tout premier vaccin contre le VIH-sida pourrait bien être produit à Québec. Dans le plus grand des secrets, l’Université Laval tente depuis des mois d’attirer dans la capitale un important projet pilote de 88 millions $ pour la construction de ce qui pourrait devenir la toute première usine de vaccins contre l’infection mortelle.

Lors d’une visite à Ottawa en février 2007, le milliardaire Bill Gates annonçait un investissement commun avec le gouvernement canadien de 139 millions $ pour la recherche sur le VIH-sida. « La mise au point d’un vaccin pourrait bien prendre encore 10 ans, avait alors souligné le président de Microsoft, mais nous pourrions être chanceux et y arriver en moins de temps [...] Plus nous allons y investir des efforts, plus nous pourrons réduire le temps requis. » Et voilà, l’Université Western Ontario annonçait en novembre 2008 la découverte d’un tel vaccin. L’équipe du Dr Chil-Yong Kang doit d’ailleurs mener des essais cliniques sur des cobayes en 2009, question de voir si sa trouvaille est davantage efficace que les trois premiers vaccins mis au point dans le monde. Avec cette annonce, s’engageait alors une course entre quatre villes canadiennes (voir l’autre texte) pour attirer l’usine de 88 millions $ incluse dans l’entente entre Bill Gates et le gouvernement canadien. Le Canada paiera la part du lion, 60 millions $, tandis que la fondation du milliardaire offrira pas moins de 28 millions $. Ces fonds serviront à la « conception, construction et mise en marché d’une usine pilote de vaccins contre le VIH-sida destinés aux études cliniques Canada », apprend-on dans un document de l’Université Laval soumis à la Ville de Québec et obtenu jeudi par Le Soleil… (suite de l’article)

Source : http://www.cyberpresse.ca/

INNOVATION : Le téléphone au service de la santé

Par Agnès Durmort, Crips (France) 29/10/09

L’ITU Telecom world 2009 qui s’est tenu à Genève au début du mois d’octobre 2009 a été l’occasion d’évoquer le rôle des technologies de la communication pour le développement. Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida, a mis l’accent sur les perspectives d’exploitation de la diffusion rapide des téléphones portables dans les pays du sud pour l’accès des populations à l’information et au soin.

Le téléphone, nouvelle arme contre le sida ? Si on en croit les projets suivants, c’est une possibilité. L’ONG Text To Change (TTC), créée en 2006 et basée aux Pays-bas, a lancé en février 2008 en Ouganda, en partenariat avec l’Aids Information Center, un programme pionnier d’information par messages SMS pour encourager au dépistage. Le succès du programme a conduit à son renouvellement à trois reprises avec différents partenaires au cours de l’année 2009. L’un de ces programmes proposait un quizz interactif par SMS. En 2008, en Afrique du sud, le réseau international Pop !Tech, sollicité par Zinhle “Zinny” Thabethe, militante séropositive, lançait le projet Masiluleke, dans le cadre de son programme PopTech Accelerator, consistant à mobiliser les compétences de partenaires internationaux d’horizons très divers et les nouvelles technologies pour monter des projets de développement dans tous les domaines. Il s’agissait ici d’une part d’envoyer chaque jour à 1 million d’abonnés un message les encourageant à appeler les services d’information sur le sida, et d’autre part de rappeler aux patients sous traitement les dates de rendez-vous à la clinique. Un troisième volet consistant à accompagner par téléphone l’usage d’auto-tests de dépistage est en projet… (suite de l’article)

Source : http://www.vih.org/

CAMEROUN : Entrevue : Dr Micheline N. Nguefang-Njiké « L’hépatite est aussi dangereuse que le sida »

Le Quotidien Mutations

Propos Recueillis Par R.a.t

28 Octobre 2009

Hépato-gatro entérologue exerçant en France, elle vient de prendre part aux journées de gatro-entérologie de Yaoundé et en tire les leçons.

Quel regard portez vous sur la réalité des maladies gastro-entérologiques au Cameroun ?

Au Cameroun tout comme en Afrique de manière générale, il y a encore beaucoup de choses à faire tant du point de vue de la prise en charge des patients que du traitement. Globalement, il manque des moyens pour poser des diagnostics, il y a des problèmes quant à la prise en charge clinique de la plupart des pathologies gastro-entérologiques dont le suivi est assez onéreux. Au Cameroun, il y a encore beaucoup de maladies gastro-entérologiques qui ne sont pas diagnostiqués. Par conséquent, beaucoup de malades ne sont pas traités faute d’avoir pu être diagnostiqué à temps.

Avez-vous une idée des statistiques de décès dûs aux pathologies gastro-entérologiques ?

Pour n’avoir pas travaillé dessus, je ne dispose pas de statistiques exactes. Ce qui est sûr, c’est qu’au Cameroun, toute comme dans beaucoup de pays en Afrique, beaucoup de cas échappent au diagnostic.

Quelles sont les maladies qui à votre avis passent à côté du diagnostic

Pratiquement la plupart de ces maladies sont difficiles à diagnostiquer, mais je vais insister sur les plus courantes. L’hépatite B par exemple qui, en ce moment est un grand fléau en Afrique et qui cause beaucoup de décès par cirrhose et cancer du foie. Beaucoup de patients en meurent sans pour autant qu’on ait pu poser le diagnostic… (suite de l’article)

Source : http://fr.allafrica.com/

BÉNIN : VIH /Sida et médecine traditionnelle au pays - Douze bonnes pratiques pour une meilleure prise en charge

Eléonore Djegui

28 Octobre 2009

L’Autre Quotidien

Elles sont trente cinq (35) personnes ressources, venues de l’organisation mondiale de la santé (Oms/Bénin), des directions centrales et programmes du ministère de la santé, des organisations non gouvernementales et d’associations, des départements du Bénin pour participer, hier, à l’atelier de validation du document récapitulatif des bonnes pratiques de prise en charge des Ist et du VIH/Sida en médecine traditionnelle.

La cérémonie d’ouverture de l’atelier a eu lieu dans la salle de conférence du Programme national de lutte contre le sida (Pnls). Le Dr Roch A. Houngnihin, coordonnateur national du programme national de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle (Pnpmt), a ouvert ledit atelier en présence du président national des praticiens de la médecine traditionnelle du Bénin (Anaprametrab), Calixte Adé. Les bonnes pratiques de diagnostic, de traitement et de prévention des Ist et des affections opportunistes du VIH/ Sida au Bénin selon le coordonnateur national du Pnpmt, Roch A. Houngnihin, sont recensées par le ministère de la santé avec l’appui des partenaires impliqués dans la lutte contre la maladie. Cela a été fait dans le cadre de la contribution de la médecine traditionnelle à la lutte contre le VIH/Sida. La démarche vise à documenter et à promouvoir les interventions porteuses d’espoir. Ces pratiques s’articulent autour des axes prioritaires tels que : le renforcement des capacités des acteurs, l’amélioration de la collaboration entre praticiens de la médecine traditionnelle et professionnels de la médecine moderne et le développement de la recherche… (suite de l’article)

Source : http://fr.allafrica.com/

[1] GNU Free Documentation License, Version 1.2 Prolineserver (talk) : Françoise Barré-Sinoussi, Nobel Prize Laureate for Physiology or Medicine 2008, at a press conference at the Karolinska in Solna, 6 December 2008



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