Actualités VIH

Texte publié le vendredi 3 juillet 2009.

FRÉQUENCE VIH :

OPINION : Sida en Afrique : La situation pourrait être différente - OUGANDA : Trouver une alimentation sûre pour les bébés - ÉPIDÉMIOLOGIE : En France, l’épidémie se stabilise chez les femmes - ONU : L’ONUSIDA salue la décriminalisation de l’homosexualité en Inde - INDE : Des agences matrimoniales pour séropositifs - RDCONGO : Bas-Congo : les civils, principaux violeurs, encouragés par l’impunité - OUGANDA : L’Ouganda va légiférer contre la mutilation génitale des femmes - CANADA : Le nouveau site Web de l’ACRV prend vie - FRANCE : Les patients CMU, indésirables pour un quart des médecins parisiens

OPINION : Sida en Afrique : La situation pourrait être différente

l’Essor n°16477 du - 2009-07-03

Michel SIDIBE

Directeur exécutif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA)

La demande forte pour les traitements contre la maladie doit fournir à l’Afrique l’opportunité de reformer ses pratiques pharmaceutiques. Le continent a besoin d’une Agence africaine des médicaments qui offrira de nombreux avantages.

Lorsque les dirigeants africains parlent de la croissance économique en Afrique au sommet de l’Union africaine qui se déroule depuis mercredi à Syrte en Libye, leurs options sont limitées par la progression de l’épidémie de sida et les progrès peu rapides en ce qui concerne l’accomplissement des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). On a vu par exemple, ces dernières années, la production agricole subir les conséquences de l’épidémie, avec des gens dans l’incapacité de labourer leurs champs ou contraints de vendre leurs terres pour prendre soin d’eux-mêmes ou de leur famille. Pourtant, la situation pourrait être différente. Au début de cette année, j’ai visité Khayelitsha, un township d’Afrique du Sud où j’ai rencontré Thobani, dont la tuberculose a été soignée et qui bénéficie d’un traitement contre le sida. Il est désormais capable de prendre soin de son fils et d’apporter une contribution à sa communauté. Il existe près de 4 millions de personnes qui, comme Thobani, contribuent à la croissance économique en Afrique et ailleurs dans le monde, grâce à des organisations comme le Fonds mondial ou le Plan d’urgence de lutte contre le sida du président des États-Unis (PEPFAR), qui permettent chaque jour à 3 000 personnes de démarrer un traitement contre le sida. En Afrique, 22 millions de personnes vivent avec le VIH. Pour deux personnes démarrant un traitement antirétroviral, cinq autres sont infectées par le virus. Cela signifie que le nombre de personnes nécessitant un traitement ne cessera jamais d’augmenter. Par conséquent, nous devons rompre la trajectoire suivie par l’épidémie en empêchant les nouvelles infections par le VIH, ce qui implique que nous concentrions nos efforts sur la prévention. Nous devons également rendre les traitements plus abordables et assurer un accès durable à des médicaments de qualité en Afrique… (suite de l’article)

Source : http://www.essor.gov.ml/

OUGANDA : Trouver une alimentation sûre pour les bébés

GULU, 2 juillet 2009 (PlusNews) - L’augmentation du prix des vivres dans le nord de l’Ouganda contraint les nouvelles mères séropositives à se tourner vers des solutions alternatives et à négliger les recommandations des professionnels de la santé en faveur de la consommation de substituts de lait maternel ou de l’allaitement.

Malgré l’insécurité causée par deux décennies de guerre dans le nord du pays, les programmes de prévention de la transmission du virus de la mère à l’enfant (PTME) remportent un franc succès. L’Association des volontaires pour le service international (AVSI), une ONG italienne, a indiqué que dans le cadre de ses programmes menés dans les districts de Kitgum et Pader, les services de conseils et de dépistage du VIH enregistraient un taux d’acceptation supérieur à 90 pour cent. En outre, les mères sont plus nombreuses à se rendre dans des centres de santé afin d’accoucher. Néanmoins, les travailleurs sanitaires et les ONG locales qui tentent d’offrir un soutien postnatal rencontrent de plus en plus de difficultés à s’assurer que les femmes continuent d’adopter des méthodes alimentaires sûres. Health Alert-Uganda, une ONG locale qui alloue des fonds aux mères séropositives afin qu’elles achètent du lait, se bat pour satisfaire à la demande. En effet, l’ONG verse généralement suffisamment d’argent aux femmes pour que celles-ci puissent disposer de lait pendant un mois. Toutefois, le prix du lait ayant dernièrement augmenté de plus de 50 pour cent, l’ONG a dû faire des coupes dans son programme. Le lait en poudre, bien que disponible dans les épiceries locales, est inabordable pour la majorité des mères du pays… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]

ÉPIDÉMIOLOGIE : En France, l’épidémie se stabilise chez les femmes

jeudi 2 juillet 2009

Si la proportion de femmes atteintes du sida en France a doublé en l’espace de vingt ans, passant de 14 % en 1987 à 31 % en 2006, le nombre annuel de nouveaux cas de sida chez les femmes en France diminue depuis 2002. L’incidence globale du sida chez les femmes en France est de 1, 2 pour 100.000 (2, 9 chez les hommes).

Une tendance à la baisse cependant moins marquée chez les femmes de nationalité étrangère, dont le dépistage est encore souvent tardif malgré une amélioration. Plus d’un cas de sida sur deux est aujourd’hui diagnostiqué chez une femme étrangère. Parmi celles-ci, les trois quarts ont la nationalité d’un pays d’Afrique subsaharienne. Les découvertes de séropositivité sont également à la baisse depuis 2003 chez les femmes, dans tous les groupes. En 2006, 36 % des nouveaux diagnostics VIH concernent des femmes, dont la moitié sont originaires d’un pays d’Afrique subsaharienne. Pour les femmes de nationalité française, 47 % des nouveaux diagnostics ont été établis dans un DFA (Département Français d’Amérique : Guadeloupe, Guyane et Martinique). L’âge moyen au moment du diagnostic (souvent lors de la grossesse) est de 35 ans (39 pour les hommes). La transmission est très majoritairement sexuelle. La prévalence des coinfections VIH + hépatite chronique est d’environ 17 % pour la C et 4 % pour la B. Cette stabilisation de la féminisation de l’épidémie s’observe également dans d’autres pays occidentaux. Au 30 juin 2007, 6000 femmes étaient mortes du sida en France depuis le début de l’épidémie. Plus d’infos sur le site de la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) (pdf)

Source : http://www.sida-info-service.org/

ONU : L’ONUSIDA salue la décriminalisation de l’homosexualité en Inde

2 juillet 2009 – Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) a salué jeudi une décision de justice de la Haute Cour de Delhi (Inde) annulant une loi vieille de 150 ans criminalisant les « relations charnelles contre-nature », c’est-à-dire l’homosexualité, connue sous le nom de Section 377 du Code pénal indien.

« La Cour a déclaré que la Section 377 violait les articles 14,15, 19 et 21 de la Constitution indienne et que les actes sexuels privés entre adultes consentants ne devraient par faire l’objet de poursuites criminelles », indique un communiqué. « La Haute Cour de Delhi a restauré la dignité et les droits fondamentaux de millions d’hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes et des transsexuels en Inde », a déclaré le directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé. « Des lois répressives telles que la Section 377 poussent les gens à se cacher, ce qui rend beaucoup plus difficile la prévention, le traitement et les soins contre le VIH », a-t-il expliqué. L’ONUSIDA appelle à nouveau tous les gouvernements à respecter les droits fondamentaux des hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes, des lesbiennes et des transsexuels, à annuler les lois qui interdisent des actes sexuels privés entre adultes consentants et à promouvoir des campagnes contre l’homophobie.

Source : http://www.un.org/

INDE : Des agences matrimoniales pour séropositifs

Le 03 juillet 2009

Une agence matrimoniale s’est créée il y a quatre ans en Inde dans l’État du Gujarat (ouest du pays). Sa spécificité ? Elle est réservée aux personnes vivant avec le sida. En fait, cette agence n’est pas une entreprise commerciale, mais plutôt une association caritative qui s’occupe exclusivement de personnes séropositives. Comme l’explique, un reportage de l’AFP, en quatre ans, l’Agence a favorisé 300 unions dans le Gujarat et ce succès a inspiré d’autres activistes en Inde, la plupart séropositifs, qui ont fondé huit organisations identiques dans tout le pays. Lorsqu’on s’inscrit dans ces agences, on doit indiquer son bilan de santé, raconter son histoire familiale et préciser son statut social. "Tout doit être clair comme de l’eau de roche avant le mariage", explique un responsable de l’association du Gujarat. "Nous conseillons les couples pour être sûrs qu’ils sont assez mûrs pour vivre avec des problèmes de santé", poursuit-il. En 2008, l’agence a reçu 1 200 hommes séropositifs et 76 femmes. Comme le rappelle le reportage de l’AFP : "Les milieux associatifs et la presse dénoncent régulièrement les discriminations dont sont victimes les personnes atteintes par le VIH/sida : des familles qui ne veulent plus entendre parler d’un proche, aux médecins qui refusent de soigner, en passant par des écoles qui excluent des enfants contaminés." En 2007, on estimait à 5,7 millions le nombre d’Indiens vivant avec le VIH/sida. Du côté des autorités indiennes, on ramène ce chiffre à 2,5 millions de personnes.

Source : http://www.seronet.info/

RDCONGO : Bas-Congo : les civils, principaux violeurs, encouragés par l’impunité

02-07-2009

par Alphonse Nekwa Makwala

(Syfia Grands Lacs/RD Congo) Longtemps attribués aux seuls hommes en uniforme, les viols sont aujourd’hui, au Bas-Congo, le fait des civils, essentiellement des jeunes et des responsables. Corrompant facilement les juges, ils n’encourent que des sanctions dérisoires contrairement aux militaires.

Cette mère qui habite un quartier populeux de Matadi, à l’extrême ouest de la RD Congo, est inconsolable : sa fillette de 4 ans a été violée par un voisin, un homme de 37 ans. "Mon Dieu pourquoi moi ? Que deviendrais-je si elle est contaminée par le sida comme moi ?" pleurait-elle, à la mi-juin. Les membres de l’Union contre la stigmatisation et le rejet des personnes vivant avec le VIH (URSPVV), sont montés au créneau pour exiger la condamnation du violeur. "Il doit être puni conformément à la loi sur les violences sexuelles", demande Françoise Kapinga, présidente de l’URSPVV. Crime longtemps attribué aux hommes en uniforme, le viol est devenu ces dernières années, le fait des civils. Le récent rapport de la Synergie provinciale des violences sexuelles est éloquent : "Les 281 cas de violences sexuelles enregistrés entre janvier et mars ont tous été commis par des civils." Selon ce même rapport, le Bas-Congo est désormais en 4e position des provinces où les viols sont les plus nombreux, après les deux Kivus et la Province orientale. Pourtant, elle se plaçait l’année passée en 7e position. Ces violeurs ont entre 14 et 60 ans, 72 % ont plus de 24 ans, signale encore ce rapport qui explique,"l’oisiveté, la prise du chanvre et de boissons fortes par les jeunes, la pauvreté ainsi que la promiscuité sont à l’origine des viols". Malheureusement, les sanctions légères à l’encontre des violeurs et les libertés provisoires dont ils bénéficient ne font que contribuer à la montée de ce fléau… (suite de l’article)

Source : http://syfia-grands-lacs.info/

Note de Fréquence VIH : Que de chemin parcouru par Françoise Kapinga ! Reçois nos hommages et notre soutien pour la cause des femmes du Bas-Congo.

OUGANDA : L’Ouganda va légiférer contre la mutilation génitale des femmes

Il y a 18 minutes

© 2009 AFP

KAMPALA (AFP) — L’Ouganda va faire voter une loi interdisant les mutilations génitales chez les femmes, qui est très commune au sein des tribus pastorales de la région orientale du pays, a annoncé vendredi le Président Yoweri Museveni dans un communiqué.

"Selon ce qu’a fait Dieu, il n’y a pas de partie du corps humain qui soit sans utilité", a déclaré le président Yoweri Museveni lors d’un rassemblement dans le district oriental du Karamoja, affirme le texte. "Vous interférez avec l’œuvre divine. Certains disent que cela fait partie de la culture. Oui, je soutiens la culture, mais elle doit être utile et basée sur une information scientifique", a-t-il ajouté. L’an passé, les Nations unies ont voté une résolution qui désignait les mutilations génitales féminines comme une violation des droits des femmes et indiquait qu’elles constituaient une "maltraitance irréparable et irréversible". La résolution a aussi souligné que cette pratique augmente le risque de transmission du SIDA, ainsi que la mortalité maternelle et infantile. L’ONU estime qu’entre 100 et 140 millions de personnes à travers le monde ont subi cette pratique.

Source : http://www.google.com/

CANADA : Le nouveau site Web de l’ACRV prend vie

2009-07-02

L’Association canadienne de recherche sur le VIH est extrêmement fière de vous présenter son nouveau site Web. Lancé le 2 juillet 2009, ce site a pour but de créer des ponts entre les chercheurs canadiens de tous les horizons (sciences fondamentales, sciences cliniques, sciences sociales et épidémiologie) qui se consacrent au VIH au Canada, de même qu’avec les stagiaires de recherche, les leaders de la communauté touchée par le VIH, les agences gouvernementales, l’industrie pharmaceutique et le grand public.

Le nouveau site, www.cahr-acrv.ca, vous propose des nouvelles fraîches sur les programmes et les activités de l’Association, une information détaillée sur son Congrès annuel, un sondage interactif, un accès en ligne à ses publications, un répertoire en ligne de la recherche canadienne sur le VIH et bien plus encore ! Nous sommes particulièrement heureux à l’idée de pouvoir offrir plusieurs nouvelles rubriques qui soulignent le succès remporté par le plus récent Congrès de l’ACRV. Cela comprend des webdiffusions, une liste détaillée des lauréats des prix 2009 de l’ACRV et une galerie de photographies qui immortalisent les faits saillants du congrès. Nous espérons que ces rubriques sauront vous plaire. N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires : vous contribuerez ainsi, par vos idées et vos suggestions, à faire de ce site une référence qui gardera toute sa pertinence. Vous n’avez qu’à noter vos idées et suggestions dans la boîte de commentaires, à la fin des nouveaux articles. De plus, si vous souhaitez être avisé par courriel dès que nous affichons un nouvel article sur le site Web, vous n’avez qu’à cliquer sur la touche « RSS » à la droite de la barre d’adresse (tout au haut de la page) pour vous inscrire… (suite de l’article)

Source : http://www.cahr-acrv.ca/fr/

FRANCE : Les patients CMU, indésirables pour un quart des médecins parisiens

Hier, 16h14 (2 juillet)

Maxisciences

Paris, France - La Couverture maladie universelle (CMU) a bien du mal à se faire accepter dans la capitale. Un quart des médecins et dentistes parisiens refuseraient en effet les patients les plus démunis pour lesquels elle a été créée.

Les principaux arguments invoqués par les médecins sont l’obligation d’appliquer les tarifs de l’assurance maladie, sans dépassement d’honoraires possibles et les problèmes de retards et d’erreurs de paiement de la part de l’assurance maladie, qui règle elle-même les soins des patients CMU grâce au tiers payant intégral. Selon l’AFP, ces derniers ne sont donc pas les bienvenus chez 25 % des médecins interrogés en moyenne, avec des pics proches de 32 % pour les gynécologues et les dentistes, et un minimum de 5,2 % pour les radiologues. Ces résultats ne seraient apparemment pas représentatifs à l’échelle du territoire car la capitale comprend plus de deux fois plus de médecins et spécialistes de secteur 2, seuls autorisés à fixer un dépassement d’honoraires et donc, davantage concernés par le "cas" CMU.

Source : http://fr.news.yahoo.com/



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