FRÉQUENCE VIH :
RWANDA : HRW s’insurge contre un projet de dépistage obligatoire du sida - FRANCE : Sarkozy décore Jean-Claude Chermann, l’un des trois codécouvreurs du virus du sida - ÉTUDE : L’épidémie côté gay : troublantes coïncidences - FRANCE : Lancement des dépistages rapides du VIH à Paris - SUIVI MÉDICAL : Éducation thérapeutique et VIH : quels patients sont demandeurs ? - INTERDICTION : VIH : Voyager aux États-Unis ? - FRANCE : Act Up–Paris : 20 ans de combat, Nicolas Sarkozy : 2 ans de silence - ÉTATS-UNIS : Sida : un Américain infecté « toutes les neufs minutes », selon Obama - PRÉVENTION : La prophylaxie pré-exposition : quelle efficacité pour quel coût ? - OUGANDA : Des diabétiques qui préféreraient avoir le sida - FRANCE : "Zone Nok" : prochain rendez-vous - FRANCE : Attention aux IST ! - CHINE : Pékin veut "frapper fort" contre la prostitution - CHINE : Les femmes de gays sortent du placard - FRANCE : Cocasse : Christine Boutin : Plus près de toi, mon Dieu - ÉTUDE : Le sexe quotidien améliore la qualité du sperme
RWANDA : HRW s’insurge contre un projet de dépistage obligatoire du sida
(©AFP / 01 juillet 2009 15h23)
NAIROBI - L’organisation de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch (HRW), a exhorté mercredi le Rwanda à amender un projet de loi prévoyant l’obligation du test de dépistage du VIH/Sida pour certaines catégories de personnes et la stérilisation des handicapés mentaux.
"Le Parlement rwandais devrait retirer les dispositions contenues dans le projet de loi visant à rendre obligatoires les tests de dépistage du VIH et la stérilisation de personnes ayant des déficiences mentales", écrit cette organisation basée à New York. "Les tests de dépistage du VIH et la stérilisation obligatoires vont à l’encontre des objectifs d’amélioration de la santé reproductive fixés par le gouvernement rwandais", poursuit le texte qui trouve ces dispositions "dévalorisantes". "Même si le Rwanda a accompli des progrès considérables dans la lutte contre la réprobation sociale et l’épidémie du sida et, malgré son engagement à promouvoir les droits des personnes en situation de handicap, la stérilisation forcée et les tests obligatoires de dépistage du VIH vont à l’encontre de ces objectifs", affirme HRW. Selon le communiqué, le projet de loi en question prévoit notamment l’obligation pour les futurs époux de subir le test de dépistage du VIH/sida. Une autre disposition porte sur "l’obligation de faire subir des tests de dépistage du VIH/sida à un enfant ou à une personne handicapée, si un médecin le juge nécessaire, sans demander le consentement du parent, du tuteur", selon l’organisation. En outre, le projet de loi exhorte le gouvernement à prendre des "mesures de stérilisation" pour certaines catégories de personnes handicapées, selon HRW. HRW souligne à ce sujet que "la stérilisation systématique et forcée est considérée comme un crime contre l’humanité par le statut de Rome de la Cour pénale internationale" (CPI).
Source : http://www.romandie.com/
FRANCE : Sarkozy décore Jean-Claude Chermann, l’un des trois codécouvreurs du virus du Sida
Mardi, juin 30, 2009
Liste des brèves AFP
Nicolas Sarkozy a dénoncé "l’injustice" dont a été victime le professeur Jean-Claude Chermann, l’un des trois codécouvreurs du virus du Sida mais seul privé du prix Nobel de médecine en 2008, en lui remettant mardi, à l’Élysée, les insignes d’officier de la Légion d’honneur.
"En isolant en 1983 le virus du Sida, avec Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi, vous avez inscrit votre nom dans l’histoire de la médecine française", a assuré le chef de l’Etat au professeur Chermann. "Oublié du prix Nobel de médecine en 2008", dont ont été couronnés M. Montagnier et Mme Barré-Sinoussi, "vous avez été victime d’une injustice, et je n’aime pas les injustices", a insisté le président. "La règle - on se demande bien pourquoi - c’est deux personnes. Vous étiez le 3ème" mais "s’il y a trois génies, on doit reconnaître les trois génies et pas simplement deux (...) Ca ne se compte pas au poids. Vous en avez été meurtri. Puisse cette cérémonie d’aujourd’hui faire droit a vos mérites", a-t-il poursuivi. "Vous méritez la reconnaissance de la Nation. Il ne s’agit pas de réparer un oubli, il s’agit de vous rendre l’hommage qui vous est dû et que nous vous devons tous", a également affirmé M. Sarkozy. Interrogé à l’issue de la cérémonie par les agences de presse, le professeur Chermann a confié avoir trouvé le discours du président "très réconfortant". En 2008, "j’étais fier que la découverte soir restée française, que Françoise Barré-Sinoussi, mon élève, et Luc Montagnier soient des lauréats. Mais tout s’est passé dans mon labo, donc il y avait une sorte d’injustice", a-t-il expliqué. "Cette injustice a été ressentie par le président" et "en me donnant la reconnaissance de la Nation, il m’a redonné le moral", a-t-il également affirmé. Au début des années 1980, M. Chermann dirigeait le laboratoire, au sein de l’Institut Pasteur, dans lequel la découverte a été faite. Le prix Nobel de médecine 2008 a été décerné aux professeurs Barré-Sinoussi et Montagnier pour la découverte du virus du SIDA en 1983, oubliant le professeur Chermann.
Source : http://www.france24.com/
ÉTUDE : L’épidémie côté gay : troublantes coïncidences
mardi 30 juin 2009
Une baisse des diagnostics VIH entre 1996 et 2000, suivie d’une hausse de 3 % par an entre 2000 et 2005 : telle est la tendance dégagée par une analyse comparative menée sur les hommes gays de 8 pays industrialisés, dont la France (cf. Annals of epidemiology de juin 2009).
Pour les 6 pays disposant de données pour la période 1996-2000, le nombre de nouveaux diagnostics VIH annuels a diminué d’environ 5, 2 % par an sur cette période. Mais pour les 8 pays capables de fournir des données valides sur l’intervalle 2000-2005, les diagnostics annuels ont ensuite augmenté de 3, 3 % par an. Les hausses annuelles les plus importantes ont été constatées dans quatre pays d’Europe : Allemagne 12 %, France 11, 3 %, Royaume-Uni 9, 6 %, Pays-Bas 9, 3 %. Dans la même recherche, les données collectées sur la syphilis entre 2000 et 2005 ont montré une forte augmentation du nombre de cas dans 5 pays, ce qui suggère une augmentation des pratiques à risque. Le nombre limité de données sur le recours au dépistage ne permet pas de constater une augmentation du recours au test. Concluant sur la réémergence du VIH parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes en Amérique du Nord, en Australie et en Europe occidentale, les auteurs de l’étude en appellent au développement d’actions de prévention ciblées et largement accessibles dans les pays concernés. Plus d’infos sur Aidsmap (en anglais)
Source : http://www.sida-info-service.org/
FRANCE : Lancement des dépistages rapides du VIH à Paris
01/07/2009 G.L. - Actualités Gay
Aides et l’ANRS lancent dans la capitale ce mercredi leur offre de dépistage communautaire du VIH à résultat rapide auprès des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres Hommes...
Alors que le Conseil National du Sida a rendu en avril dernier un avis important faisant du traitement un moyen de prévention complémentaire au préservatif mais limité et complexe, le même CNS soulignait que cela ne pouvait se faire que par un dépistage accru des personnes concernées alors même que 30000 personnes en France ignoreraient leur séropositivité. SI la ministre de la Santé ne cesse de se prévaloir d’une première implication associative dans la recherche communautaire, elle devra ce soir, lors de l’inauguration de la permanence de dépistage communautaire, expliquer comment les pouvoirs publics entendent accroitre significativement, et non symboliquement, le nombre de dépistage. La même Roselyne Bachelot pourra répondre aux griefs formulés par Act Up quant à l’absence de campagne de prévention de l’INPES ciblant la communauté gay depuis plus de deux ans comme l’absence de campagnes sur le recours aux Traitements Post Exposition (TPE) ou sur les primo-infections, coïnfections, surinfections... Présenté en novembre dernier, le projet COM’TEST vise à expérimenter, avant sa généralisation éventuelle, l’usage de tests de dépistage rapide (TDR) du Sida qui permettront, en trente minutes après un simple prélèvement de sang au niveau du doigt, de connaître le statut sérologique des personnes ainsi dépistées. Contrairement aux tests salivaires, cet outil de dépistage, via un recueil d’une goute de sang à l’extrémité d’un doigt, a une fiabilité équivalente aux tests classiques. Il doit être effectué, pour être certain, après un délai de trois mois après une éventuelle exposition au VIH. L’originalité et la spécificité de l’expérimentation présentée réside davantage encore dans le lieu de dépistage et le personnel assurant ces actes : des bénévoles de Aides, spécialement formés, qui opéreront dans les locaux de l’association.
L’expérimentation se déroule sur 18 mois, 1000 personnes devraient être testées par TDR. En cas de résultat positif, les personnes testées seront orientées pour faire un test traditionnel et assurer le suivi médicalisé. D’autres études sont menées en parallèle, notamment sur l’utilisation de TDR dans les services d’urgence ou sur l’usage, avéré ou non, chez les gays d’autotests qui ne sont pas fiables. CitéGAY a participé à cette étude via une cohorte issue de son lectorat, les données sont en cours de traitement. Les TDR sont déjà utilisés en Amérique du Nord, Suisse, Grande-Bretagne, ou encore en Espagne. Concernant la permanence parisienne, les personnes désireuses d’avoir recours à ce mode de dépistage, anonyme, gratuit et rapide peuvent se rendre dans le local dédié de Aides les mercredis de 18h00 à 21h00 et les samedis de 11h00 à 14h00. (AIDES, 26 rue du Chateau Landon - Paris. M° Chateau Landon ou Louis Blanc. Tél : 01 43 72 75 94).
EN SAVOIR PLUS
Le site dédié de Aides : depistage.aides.org.
Le site de l’ANRS : www.anrs.fr.
Le site de Aides : www.aides.org.
Source : http://www.citegay.fr/
SUIVI MÉDICAL : Éducation thérapeutique et VIH : quels patients sont demandeurs ?
Rédigé le 1er juillet 2009
Une consultation d’éducation thérapeutique pluridisciplinaire (ETP) pour les personnes infectées par le VIH/sida s’est progressivement mise en place à l’Hôtel Dieu, depuis 2002. Quel est le profil des patients demandeurs de ces consultations ?
Le vieillissement de la population et l’augmentation du nombre de patients atteints d’infection à VIH/sida imposent une révision du système de soin hérité de la prise en charge de maladie aiguë. Là où s’établissait une relation unilatérale malade médecin, la prévention et le traitement du VIH/sida feront de plus en plus appel à une équipe pluridisciplinaire associant médecin, infirmières, pharmaciens et diététicienne. L’éducation thérapeutique est un ensemble de pratiques visant à l’autonomie et la responsabilité du malade pour gérer sa maladie. Elle doit lui permettre également d’acquérir des compétences pour s’impliquer activement dans la prise en charge de sa maladie et le suivi au long cours de son traitement en partenariat avec les soignants. Elle ne se réduit donc pas à l’observance, et doit être considérée comme faisant partie d’une éducation à la santé. Elle peut permettre de diminuer les risques de complications propres à la maladie et aux traitements prescrits, et éviter les hospitalisations coûteuses. Le malade apprend à réagir précocement, à améliorer le dialogue avec son médecin, à lire ses résultats d’analyse et à adhérer aux diverses modalités du traitement et de la surveillance (prise de médicaments, suivi de régime, auto-surveillance de paramètres biologiques, examens, etc.).
L’analyse rétrospective des dossiers informatisés des 111 patients venus en consultation d’éducation thérapeutique à l’Hôtel Dieu du 01/01 au 31/12/2008 a montré que :
56.8 % étaient des hommes âgés de 18 à 84 ans ;
l’âge moyen était de 37,8 ans ;
58,6 % étaient au stade A (asymptomatique) de l’infection ;
le nombre moyen de consultations par patient était de 2,6
le délai entre le diagnostic de l’infection et la première consultation variait de quelques jours à 21 ans pour le plus ancien ;
60,4 % des femmes bénéficiaient de 2 à 5 séances dont 22,9 % dans le cadre d’un suivi de grossesse ;
50,8 % des hommes ne consultaient qu’une seule fois ;
54,1 % des patients étaient d’origine non occidentale : 83,3 % des femmes versus 31,7 % des hommes ;
59,5 % étaient célibataires ;
59,5 % travaillaient ;
95.5 % étaient francophones.
Une importante proportion de femmes non occidentales motivées par la grossesse ont bénéficié de ce véritable programme éducatif. Les anciens patients, fragilisés par les complications sur le long terme, sont aussi demandeurs de ces consultations. Mais le profil type reste l’homme au stade A de l’infection, actif, trentenaire, vivant seul, francophone, d’origine occidentale, nouvellement diagnostiqué.
Dans la presse scientifique :
" Patients porteurs du VIH/SIDA suivis en éducation thérapeutique à l’Hôtel Dieu : quel profil ?" ; F. Veysset, C. Feutrier, C. Crouail, B. Marmonier, M. Bret, I. Schlienger, C. Trepo ; Médecine et Maladies Infectieuses, Volume 39, Supplement 1, June 2009, Page S78
A lire :
"La consultation d’aide à l’observance des traitements de l’infection à VIH : l’approche MOTHIV : accompagnement et éducation thérapeutique " ; Catherine Tourette-Turgis, Éditions Comment dire, 2007, 141 pages.
"Education thérapeutique en maladie infectieuse : l’exemple de l’infection à VIH" ; Barthassat, Vincent ; Calmy, Alexandra ; Amati, Francesca ; Vincent-Suter, Sonja ; Schwarz, Valérie ; Hirschel, Bernard ; Golay, Alain ; Revue médicale suisse, 2009, Vol. 5, n° 202, p. 1027-1031
Source : http://femmesida.veille.inist.fr/
INTERDICTION : VIH : Voyager aux États-Unis
01 juillet 2009
L’administration Obama est en train de travailler à la modification de la loi sur l’immigration aux États-Unis. Jusqu’à présent, tout étranger testé positif au VIH y était interdit de séjour. Tous les étrangers sont soumis au test VIH et seulement dans certains cas, des dérogations (difficiles à obtenir) sont accordées. Cette interdiction est née entre 1987 et 1993, par crainte de propagation de la maladie, soumettant ainsi chaque personne étrangère arrivant aux USA au test. L’amendement proposé est susceptible d’avoir un impact aussi bien sur les arrivées que sur les départs des États-Unis… (suite de l’article)
Source : http://seroposition.canalblog.com/
Note de Fréquence VIH : voir le texte officiel du gouvernement américaine Format PDF
FRANCE : Act Up–Paris : 20 ans de combat, Nicolas Sarkozy : 2 ans de silence
Mis en ligne mardi 30 juin 2009 par laprincesse
Source / auteur : http://www.actupparis.org
Tribune parue dans l’Humanité du 27 juin 2009
publié en ligne : 29 juin 2009
Près de six mois après les manifestations sans précédent qui ont secoué les Antilles françaises, Nicolas Sarkozy vient d’y passer pour témoigner du « calme après la tempête ». Seule conclusion à en tirer : dès qu’il s’agit de sujet d’importance, le Président de la République a pris habitude d’arriver sur le terrain après la bataille, notamment quand sa politique est soumise à la contestation publique.
Dans une lettre ouverte envoyée il y a un mois à l’Élysée, nous avions donné rendez-vous à son locataire, ce vendredi 26 juin à 10h, pour les 20 ans d’Act Up-Paris. FortEs de notre expertise de personnes vivant avec le VIH/sida, nous voulions soulever avec lui les problèmes urgents qui se posent à nous et qui relèvent pour beaucoup de la politique de son gouvernement. Nous voulions lui rappeler qu’en France, une personne séropositive sur deux vit sous le seuil de pauvreté, que 22% n’ont pas accès à un logement individuel et que la réforme du système de soins (loi HPST et franchises médicales, entre autres) ne répond pas aux besoins des personnes séropositives et renforce leur précarité. Que dans ce contexte, les annonces tendant à vouloir transférer la gestion des maladies chroniques au secteur privé sont inacceptables : les personnes gravement malades ne doivent-elles plus bénéficier de la solidarité nationale ? Nous entendions donc obtenir de lui des garanties sur le maintien de la prise en charge à 100 % par la Sécurité Sociale pour les affections de longue durée. Nous souhaitions l’interpeller sur l’urgence de la mise en place de salles de consommations adaptées pour les usagerEs de drogues et sur l’absurdité des politiques de "guerre à la drogue", qui ne sert à rien sinon à aggraver les problèmes de santé. Dans ce domaine, la France est en retard, comme elle a l’a été dans les années 90 en matière d’échange de seringues. Nous aurions aimé savoir si Nicolas Sarkozy avait le courage politique de renoncer à l’idéologie du tout répressif pour promouvoir, de façon très pragmatique, un projet qui a fait ses preuves à l’étranger. Enfin, nous entendions bien lui demander des comptes sur la contribution insuffisante de la France au Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme : le Président s’était engagé pour l’accès universel aux traitements pour 2010. D’ores et déjà, nous savons que cette promesse ne sera pas tenue : rien que pour prolonger les programmes déjà existants, qui touchent 30 % des séropos dans le monde seulement, il manque 5 milliards de dollars ! Or depuis son arrivée à l’Élysée, Nicolas Sarkozy a gelé le financement français au Fonds, alors même qu’il offrait, dès 2007, 14 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches… (suite de l’article)
Source : http://www.hns-info.net/
ÉTATS-UNIS : Sida : un Américain infecté « toutes les neufs minutes », selon Obama
Posté le 30. juin, 2009
L’épidémie de sida connaît un nouvel élan parmi certains groupes aux Etats-Unis. BarackObama révèle qu’un Américain est infecté « toutes les neufs minutes et demie » et 230.000 personnes ignorent qu’elles sont porteuse du virus du Sida aux États-Unis.
Il y aurait 1,15 millions de personnes séropositives aux États-Unis. Cette situation préoccupe la Maison Blanche au point où le président américain, Barack Obama est sorti de sa réserve pour demander à ses compatriotes de passer le test de dépistage du VIH/Sida. A l’occasion de la 14e Journée nationale du test VIH aux États-Unis, Barack Obama a demandé aux Américains de « prendre le contrôle de leur santé, et à protéger ceux qu’ils aiment, en faisant un test VIH » afin de limiter les contaminations dans le pays. Barack Obama a dévoilé au mois de mai un plan de lutte contre les maladies, dont le sida et la grippe porcine, d’un montant global de 63 milliards de dollars pour six ans. Contrairement à George Bush, le nouveau président américain voit plus large, à l’échelle mondiale, et tente de trouver des solutions pour tout le monde. « En ce 21e siècle, la maladie se propage librement à travers les frontières et les océans et, ces temps derniers, le virus H1N1 de 2009 nous a rappelé avec force la nécessité urgente d’agir », déclare-t-il. « Il n’est plus possible de nous cloîtrer du reste du monde et d’espérer pour le mieux, pas plus que nous ne pouvons rester indifférents aux problèmes de santé qui se posent au-delà de nos frontières », explique Barack Obama… (suite de l’article)
Source : http://topactu.net/
PRÉVENTION : La prophylaxie pré-exposition : quelle efficacité pour quel coût ?
Par Armelle Pasquet, Centre Hospitalier de Tourcoing (France) 30/06/09
De nouvelles stratégies sont actuellement à l’étude en termes de prévention du VIH. L’une d’entre elle, la « prophylaxie pré-exposition » (PrEP), consiste à donner, dans des populations à haut risque, une association d’antirétroviraux pour les protéger de l’infection par le VIH en cas d’exposition.
Un article visant à évaluer l’intérêt d’une telle stratégie a récemment été publié dans le CID par David Paltiel et ses collaborateurs de l’université de Yale(1). Les auteurs ont utilisés pour ce faire une modélisation informatique(2) afin d’évaluer l’efficacité d’une PrEP par Tenofovir et Emtricitabine (TRUVADA®) à réduire le taux d’infection par le VIH au sein d’une population cible à haut risque.
Un modèle intéressant
Pour cette simulation, les auteurs ont ciblés une population d’hommes aux États-Unis, ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) âgés en moyenne de 34 ans et à haut risque d’infection (incidence moyenne annuelle de 1,6%). Ce modèle est intéressant car il tient compte de l’histoire naturelle de l’infection par le VIH et ses différentes stratégies en cas d’échec de la PrEP, du risque de survenue de résistance au traitement en cas d’infection sous PrEP (estimé à 5% par les auteurs), d’une modification et d’une désinhibition éventuelle des comportement (modélisée par un échec de la PrEP) et du cout des différents scénario. L’efficacité présumée de la PrEP dans cette étude à été fixée à 50% par les auteurs qui se sont basés sur deux précédentes études. Une première étude expérimentale en 2008 sur des singes macaques et qui concluait à une efficacité d’une PrEP de 3 jours par Tenofovir-Emtricitabine de 50 %3 et un essai multicentrique très controversé conduit en Afrique de l’Ouest entre 2004 et 2006, chez des femmes à haut risque, concluant à une efficacité de 65% d’une PrEP par Tenofovir seul, mais chez un petit nombre de femmes et donc non significatif(4).
Quel impact pour la PrEP
Dans cette étude, David Paltiel cherche à évaluer l’impact d’une PrEP par Tenofovir-Emtricitabine en terme d’augmentation d’espérance de vie dans cette population à haut risque, de réduction du taux d’infection par l VIH tout au long de leur vie mais aussi en terme de cout-efficacité. Le cout d’une PrEP par Tenofovir-Emtricitabine a été évalué par les auteurs à 724 US$ par mois soit 520 Euros. L’efficacité a été définie par le calcul de QALYs gagnés (Quality Adjusted Life Year ou année de vie ajustée par sa qualité). Un QALY est une mesure de l’utilité perçue par les patients d’une action médicale qui correspond à une année de vie gagnée. Une année en bonne santé correspond à un QALY de 1. Un seuil de 59.000 US$ par QALY gagné (rapport cout-efficacité d’une dialyse) est habituellement choisi pour déterminer si une action médicale est « coût-efficace » ou non.
Un rapport coût-efficacité élevé
Dans cette population d’hommes à haut risque d’infection par le VIH, la PrEP réduit le risque d’infection par le VIH au cours de leur vie de 44 à 25% pour un gain d’espérance de vie moyen de moins d’1 an (de 39,9 à 40,7 ans). Toutefois cette stratégie dépasse la plupart des normes de coût-efficacité des interventions sanitaires. En effet, en cas de PrEP le cout annuel est de 232 700 US $ contre 81 000 sans, soit un rapport cout-efficacité de 298 000 U $ par QALY gagné. Si à l’avenir il s’avérait que son efficacité était de 90%, la PrEP pourrait être une solution rentable en termes de prévention (risque d’infection par le VIH au réduit de 44 à 6%), et de même si son cout était réduit de moitié. De plus, une PrEP par Tenofovir-Emtricitabine pourrait être coût-efficace et intéressante dans une population plus jeune (20 ans en moyenne) ou avec une plus grande incidence d’infection par le VIH (2,4%).
Une solution peu attractive en l’état actuel
En conclusion, cette étude suggère qu’une PrEP par Tenofovir-Emtricitabine pourrait réduire sensiblement l’incidence de la transmission du VIH dans les populations à haut risque d’infection par le VIH aux États-Unis. Les auteurs concluent que bien qu’en l’état actuel des connaissances, cette stratégie se relève être peu attractive, une réduction de son prix et/ou l’augmentation de son efficacité pourrait faire de la PrEP une option rentable dans des populations plus jeunes ou les populations à risque plus élevé d’infection.
La désinhibition des conduites sexuelles en question
Bien que les auteurs aient modélisés une possible désinhibition des conduites sexuelles liées à l’utilisation d’une PrEP (comme diminuant son efficacité), qu’en sera-t-il de l’impact d’une telle désinhibition sur l’incidence des autres maladies sexuellement transmissible dans cette population cible (Syphilis, Chlamydia..) ? Une étude similaire avait précédemment modélisée l’impact d’une PrEP dans une population hétérosexuelle d’Afrique sub-saharienne(5) et rapporte des résultats similaires en termes de réduction du risque de transmission pour une efficacité de la PrEP supposée de 90%. Mais compte tenu du risque de désinhibition des comportements et du risque d’émergence de virus résistant (les sous types viraux, l’accès au traitement n’étant pas les mêmes que dans les pays du nord), ce bénéfice disparait pour une efficacité de la PrEP inférieure ou égale à 50%. Par ailleurs, ces 2 études ne tiennent pas compte d’un possible impact d’une prophylaxie par Tenofovir-Emtricitabine chez d’éventuels patients co-infectés par le VIH et l’hépatite B. David Paltiel propose donc la réalisation d’une sérologie hépatite B chez toute personne éligible à une PrEP.
Une véritable attente
Une étude récente conduite à Boston auprès de 227 HSH non infectés par le VIH(6), révèle de 74% d’entre eux ont déjà eu l’intention d’utiliser une PrEP sans en connaître les modes d’actions et les effets secondaires. La plupart des études concernant la PrEP sont basées sur des modélisations de son impact et la faisabilité d’une telle stratégie. Jusqu’à présent, les seuls essais réalisés concluent à une efficacité d’une PrEP par Tenofovir plus proche de 50 que de 90%(7-8) et des essais complémentaires chez l’homme sont nécessaires avant de pouvoir recommander l’utilisation de PrEP à large échelle. Cette décision devra tenir compte des arguments pharmaco-économiques de cette étude notamment (comme le ratio cout-efficacité d’une telle stratégie) mais aussi considérer le bénéfice individuel d’une telle stratégie si elle s’avérait efficace.
1. 1. Paltiel AD, Freedberg KA, Scott CA, Schackman BR, Losina E, Wang B, et al. HIV preexposure prophylaxis in the United States : impact on lifetime infection risk, clinical outcomes, and cost-effectiveness. Clin Infect Dis. 2009 Mar 15 ;48(6):806-15.
2. 2. modélisation de Monte-Carlo consistant à répéter un grand nombre de fois une expérience, de façon indépendante, pour obtenir une approximation de plus en plus fiable du phénomène observé
3. 3. Garcia-Lerma JG, Otten RA, Qari SH, Jackson E, Cong ME, Masciotra S, et al. Prevention of rectal SHIV transmission in macaques by daily or intermittent prophylaxis with emtricitabine and tenofovir. PLoS Med. 2008 Feb ;5(2):e28.
4. 4. Peterson L, Taylor D, Roddy R, Belai G, Phillips P, Nanda K, et al. Tenofovir disoproxil fumarate for prevention of HIV infection in women : a phase 2, double-blind, randomized, placebo-controlled trial. PLoS Clin Trials. 2007 ;2(5):e27.
5. 5. Abbas UL, Anderson RM, Mellors JW. Potential impact of antiretroviral chemoprophylaxis on HIV-1 transmission in resource-limited settings. PLoS One. 2007 ;2(9):e875.
6. 6. Mimiaga MJ, Case P, Johnson CV, Safren SA, Mayer KH. Preexposure antiretroviral prophylaxis attitudes in high-risk Boston area men who report having sex with men : limited knowledge and experience but potential for increased utilization after education. J Acquir Immune Defic Syndr. 2009 Jan 1 ;50(1):77-83.
7. 7. Garcia-Lerma JG, Otten RA, Qari SH, Jackson E, Cong ME, Masciotra S, et al. Prevention of rectal SHIV transmission in macaques by daily or intermittent prophylaxis with emtricitabine and tenofovir. PLoS Med. 2008 Feb ;5(2):e28.
8. 8. Peterson L, Taylor D, Roddy R, Belai G, Phillips P, Nanda K, et al. Tenofovir disoproxil fumarate for prevention of HIV infection in women : a phase 2, double-blind, randomized, placebo-controlled trial. PLoS Clin Trials. 2007 ;2(5):e27.
Source : http://www.vih.org/
OUGANDA : Des diabétiques qui préféreraient avoir le sida
En Ouganda, l’installation de fast-foods progresse davantage que l’octroi de fonds pour la lutte contre le diabète. Au point que certains malades préféreraient avoir le sida pour bénéficier de soins gratuits. The Boston Globe a rencontré un médecin désemparé à Mbarara.
01.07.2009 | Derrick Z. Jackson
Le Dr Bitekyerezo Medaro ouvre grands les bras. "Ça, c’est les ressources octroyées contre le VIH et le sida", explique-t-il. Puis il rapproche deux doigts à un centimètre l’un de l’autre : "Et ça, c’est contre le diabète."
Les fonds pour la lutte contre le diabète sont plus que minimes à Mbarara, une ville de 100 000 habitants en pleine expansion, à six heures au sud-ouest de Kampala, la capitale de l’Ouganda. A tel point que le Dr Medaro, qui dirige la clinique pour diabétiques de l’hôpital universitaire de Mbarara, assure que certains patients en viennent à penser l’intolérable. "Une patiente m’a dit qu’elle aimerait être atteinte du VIH : au moins, les traitements contre le VIH sont gratuits, alors qu’elle doit payer pour son insuline (1,77 euro la dose), raconte le médecin. J’ai aussi un patient qui a d’abord été dirigé vers les services pour malades du VIH parce qu’il perdait du poids ; il y recevait des soins gratuitement, avait des préservatifs gratuits. Mais, à la visite suivante, nous nous sommes rendu compte qu’il souffrait en réalité de diabète. Lorsqu’il a appris qu’il devait payer pour son traitement antidiabétique, il est venu me voir : ‘Qu’est-ce que c’est que ça ? Je paie pour le diabète, mais pas pour le VIH. Je préférerais avoir le sida.’ Quand j’entends ça, j’ai l’impression que nous sauvons des patients pour mieux les laisser mourir."
L’Organisation mondiale de la santé met en garde contre le diabète, l’obésité, l’hypertension et d’autres maladies "du développement" en passe de s’installer durablement partout dans le monde. Pourtant, ces maladies sont méconnues en Afrique, en raison du fléau du sida et de la lutte interminable contre le paludisme. Ainsi, la clinique VIH-sida de Mbarara, financée par des initiatives du gouvernement Bush et d’autres dons étrangers, possède des laboratoires immaculés, bien éclairés, dotés de matériel d’analyses sanguines et d’équipement informatique dignes d’un hôpital aux États-Unis. Dans sa clinique pour diabétiques, Bitekyerezo Medaro est assis sur un banc dans une "salle d’attente" en plein air pour laquelle il a dû quémander 3 500 dollars auprès d’une banque locale. "Dans ma clinique, les patients dorment à même le sol, voire dehors, dans l’herbe, constate le médecin. Nous avons perdu 16 patients par manque de médicaments. Quand je vois les traitements offerts pour le VIH, je suis plein d’enthousiasme sur notre potentiel. Mais, quand je vois ce que nous avons pour le diabète, je me sens vaincu d’avance."… (suite de l’article)
Source : http://www.courrierinternational.com/
FRANCE : "Zone Nok" : prochain rendez-vous
Le 30 juin 2009
C’est jeudi 2 juillet que se tient à Paris la prochaine réunion de l’atelier de santé et de sexualité BBK "Zone Nok". Il s’agit d’un temps d’échange, de partage d’expériences sur les pratiques sexuelles, la sexualité Nokpote, la séroadaptation, la visibilité des BBK… Bref, un temps unique en son genre où l’on peut parler vraiment librement de ses pratiques, de ses interrogations, de ses envies et de ses besoins, sans avoir à se sentir coupable ou honteux. "Zone Nok" à partir de 19 h dans les locaux de AIDES 75 (52, rue du Faubourg Poissonnière 75010 Paris).
Source : http://www.seronet.info/
mardi 30 juin 2009
L’INPES * lance une campagne d’été sur le thème des infections sexuellement transmissibles (IST).
Syphilis, herpès, chlamydiose, hépatite B... Certaines IST n’ont pas de signes visibles et peuvent avoir des conséquences graves pour la santé. Vous vous posez des questions sur une IST ? Vous avez un doute ? Vous vous demandez comment faire un dépistage ? Appelez SIS au 0 800 840 800 ! La campagne de l’INPES, débutée le 24 juin se poursuivra jusqu’au 2 septembre 2009. Le site Info-ist.fr
*Institut national de prévention et d’Éducation pour la Santé
Source : http://www.sida-info-service.org/
CHINE : Pékin veut "frapper fort" contre la prostitution
LE MONDE | 30.06.09
PÉKIN CORRESPONDANT
Bruno Philip
"Frapper fort" contre la prostitution. La campagne que viennent de lancer les autorités chinoises contre bordels, salons de massage, hôtels, karaokés louches et autres bars où se réunissent des prostituées rappelle le mot d’ordre de 2008, quand il s’agissait de faire le ménage avant les Jeux de Pékin.
Cette fois-ci, l’échéance est le 1er octobre, date du 60e anniversaire de la création de la République populaire de Chine, qui donnera lieu à une commémoration exceptionnelle. L’événement est l’occasion pour le régime de tenter de gommer les aspects les plus dégradants de la "libre entreprise", dans un pays où la prostitution est une véritable économie parallèle. Chaque année, quelque 250 000 prostitués, hommes ou femmes, sont arrêtés… (suite de l’article)
Source : http://www.lemonde.fr/
CHINE : En Chine, les femmes de gays sortent du placard
Par Hélène Duvigneau mercredi 01 juillet 2009
REPORTAGE. On les appelle les « tongqi » ou « homowives ». Elles seraient plusieurs millions en Chine. Des femmes qui découvrent que leur mari est gay, marié uniquement pour se conformer à la tradition. Après le blues et le silence, elles ont décidé de s’organiser.
De Pékin
Les femmes hétéros mariées à des homosexuels -les tongqi en chinois- commencent à faire parler d’elles. Sur les 20 (voire 30) millions de gays que compterait le pays, 80% auraient choisi de se conformer à la tradition confucéenne, c’est-à-dire de prendre femme pour assurer une descendance à sa famille. Les tongqi seraient donc au minimum 16 millions à vivre dans la frustration d’un mariage mal assorti. Sur son blog, la sociologue et sexologue Li Yinhe, auteur de nombreuses recherches sur les homosexuels chinois, attire particulièrement l’attention sur leur situation, après avoir participé à un atelier de réflexion. « Comme je défends le droit des gays et que je lutte contre la discrimination, une femme m’a interpellée dans la salle et m’a rappelé que je ne devais pas non plus les oublier », explique-t-elle.
Manquement au devoir
Certaines femmes ont même éclaté en sanglots. « Elles sont très malheureuses, parfois déprimées, poursuit Li Yinhe. Beaucoup ne connaissaient pas la sexualité de leur mari avant de se marier. » Selon elle, il y a deux cas de figure. Dans un cas, les femmes ont le sentiment d’avoir été trompées par leur mari, elles sont blessées et exigent le divorce. Dans l’autre, elles connaissaient les penchants de leur mari mais l’aimaient et ont souhaité préserver leur mariage pour épargner leurs enfants. En Chine, la notion de piété filiale influe énormément sur les choix de vie personnels. Ne pas offrir de descendance à ses parents apparaît comme un manquement au devoir. Certes, les choses évoluent petit à petit. Dans les grandes villes comme Pékin, Shanghai ou Canton, les jeunes s’affranchissent peu à peu du carcan des obligations familiales. Doven, 31 ans, vit en célibataire à Pékin. Il soutient totalement le combat des tongqi même s’il est conscient que les choses changent très lentement en Chine. « Je préfère me marier avec un homme, souligne-t-il, mais la plupart des gens estiment que le mariage gay n’a aucune valeur et j’aimerais leur ouvrir l’esprit ». Pour Li Yinhe, les mariages hétéros des homos sont un phénomène très chinois… (suite de l’article)
Source : http://www.tetu.com/
FRANCE : Cocasse : Christine Boutin : Plus près de toi, mon Dieu
29/06/2009 G.L. - Actualités Gay
L’ancienne ministre pourrait être nommée ambassadrice de France auprès du Vatican...
Rome semble regorger de placards politiques pour les ministres exclus du gouvernement. Alors que Christine Albanel aurait sèchement refusé de prendre la place de son successeur au sein de la Villa Médicis, c’est Christine Boutin qui pourrait loger dans une des plus belles annexes de la République française en Italie. Interrogée sur Europe 1, la ministre sortante de la Ville, Christine Boutin, a avancé qu’elle pourrait être nommée ambassadrice de France auprès du Vatican et occuper la magnifique Villa Bonaparte à Rome alors que le poste avait été récemment pourvu par Stanislas Lefebvre de Laboulaye.
Christine Boutin a qualifié de « jetage » son éviction du nouveau gouvernement : « je l’ai appris à 20h sur TF1 avec tout mon cabinet » déclare-t-elle ajoutant avoir été « très choquée de voir que le Premier ministre n’a même pas pris le temps de (lui) passer un coup de fil ». Sortie du gouvernement alors qu’elle espérait conserver un marocain en s’occupant des prisons, Christiane Boutin se retrouverait marginalisée davantage et exclue de la vie politique nationale si cette annonce venait à être confirmée et trouver ainsi une retraite dorée et une retraite spirituelle à ses cordes. Alors qu’elle assure la présidence par intérim, après la condamnation de Pierre Bédier, du Conseil Général des Yvelines, elle a abandonné le projet de le présider totalement alors que la seule voix qui lui était acquise était la sienne. Après avoir rebaptisé sa formation en Parti chrétien-démocrate, Christine Boutin pourrait ainsi occuper une fonction à sa mesure. Elle a été nommée en 1995 consulteur au Conseil pontifical pour la famille créé par Jean Paul II et revendique ses positions conservatrices et catholiques. En outre, Christine Boutin pourrait facilement être confirmée par le Vatican et ne pas se voir opposer un véto comme ce fut le cas pour des candidats français, homosexuel pour l’un, et divorcé pour l’autre.
Boutin : "J’ai appris mon jetage au 20 heures"
Envoyé par Europe1fr – L’info internationale vidéo.
En cas de désignation de Christine Boutin à ce poste, se posera toutefois la question de l’indépendance de l’ambassadeur face au Saint-Siège… (suite de l’article)
Source : http://citegay.fr/
ÉTUDE : Fertilité masculine : le sexe quotidien améliore la qualité du sperme
Il y a 1 jour
© 2009 AFP
PARIS (AFP) — Faire l’amour ou éjaculer chaque jour pourrait améliorer la qualité du sperme, et donc les chances de conception, selon une étude australienne présentée mardi à Amsterdam.
L’étude réalisée par le Docteur David Greening, gynécologiste obstétricien au centre de traitement de l’infertilité Sydney (Wollongong, Australie), porte sur 118 hommes, dont le sperme était de qualité inférieure à la moyenne. Il leur a demandé d’éjaculer tous les jours pendant une semaine, sans autre changement dans leur style de vie. Au terme de l’étude, la plupart de ces hommes (81%) avait un sperme de meilleure qualité. Parmi eux, beaucoup étaient passés d’une qualité "mauvaise" ou "moyenne" à une "bonne" qualité. Mais chez 19% des participants, la qualité du sperme avait diminué. L’étude a été présentée devant le congrès annuel de la Société Européenne de Reproduction et d’Embryologie Humaines. La qualité du sperme a été évaluée par l’indice de fragmentation de l’ADN (indice DFI), qui mesure la dégradation de l’ADN des spermatozoïdes. Alors que l’indice DFI moyen du groupe était de 34% (ce qui correspond à une mauvaise qualité) après trois jours d’abstinence, il tombait à 26% (qualité moyenne) après une semaine d’éjaculations quotidiennes. La mobilité des spermatozoïdes était aussi améliorée par cette éjaculation fréquente, même si le volume de sperme et sa concentration en spermatozoïdes étaient réduits. Pour David Greening, si l’éjaculation améliore la qualité des spermatozoïdes, c’est parce qu’elle diminue leur séjour dans les canaux des testicules, où ils sont exposés à l’effet nocif de molécules oxydantes. "D’autres recherches permettront d’établir si cette meilleure qualité des spermatozoïdes se traduit par un taux de grossesses plus élevé", estime David Greening. Mais ce lien a déjà été suggéré par de précédentes études. Les couples qui veulent augmenter leur chance de grossesse devraient donc faire l’amour chaque jour pendant une semaine avant la date de l’ovulation. Un traitement simple qui pourrait aussi être adopté dans le cadre de la procréation médicalement assistée, selon David Greening.
Source : http://www.google.com/


